Médisance, vantardise, jalousie, bêtise : sans tous ces petits défauts, les humoristes n’auraient plus de thèmes pour leurs sketches ”
Bobine singulière, timbre aigu, coiffure rouge pétard impossible, Anne Roumanoff s’est imposée dans l’humour au féminin depuis près de 20 ans.
Née d’origines métissées (grand-mère marocaine, grand-père russe), la petite Anne a seulement 12 ans quand un ami de ses parents imite Louis Jouvet. Dans la foulée, elle se lance dans une imitation de Sylvie Joly… Une vocation est née, qui balance entre humour et parcours plus sérieux. Des études au Cours Simon, un cursus de Sciences politiques, et un passage à la Classe de FR3. Elle confie que les changements d’univers étaient étranges ! C’est le rire qui lui convient le mieux…
A l’âge de 20 ans, elle teste ses sketches au Club Med… et ça marche. Après la télé, elle se produit au Théâtre des Blancs Manteaux, à Paris. Les spectacles se succèdent, Bernadette, calme-toi, puis Je bosse comme une folle, je n’ai pas une minute à moi c’est du délire ! Anne Roumanoff rôde aussi son écriture et son style dans l’émission de
Laurent Ruquier, Rien à cirer, dès 1991 avec son célèbre micro-trottoir.
En près de 20 ans de carrière, elle a fait une dizaine de one-woman show, au rythme de quelque 150 représentations chaque année, à Paris et en tournée aux quatre coins de France.
Au rang de ses personnages qu’elle affectionne particulièrement, la cuisinière aigrie et une gourou charmeuse et un peu déjantée. Ses sources d’inspiration ? Les régimes, Internet, les stewarts ou encore ce qu’elle appelle « La blonde attitioude » !
En février 2006, elle écrit « Le couple, petits délices de la vie à deux ».
Anne Roumanoff avoue aussi, sur son site Internet, quelques chouchous dans le paysage actuel de l’humour hexagonal : Toi Zé Moi, Fabien Kachou ou encore Philippe Urbain.