The Shipment à GennevilliersPosté par JdF le 05.11.09 à 16:59
L’auteur et metteuse en scène américaine d’origine coréenne, Young Jean Lee a convoqué les clichés et les mythes associés à la population africaine américaine pour proposer un spectacle où se succèdent des sketches mêlant le souvenir des minstrel shows (dans lesquels des blancs barbouillés de cirage imitaient ce qu’ils pensaient être l’histrionisme noir) au rap et aux one man show contemporains. Dans une seconde partie, les mêmes acteurs jouent une pièce plus réaliste (quoique…) parodiant l’univers des séries télévisées où les salons meublés sont avec goût, les personnages ont belle allure et des névroses à gogo. Le tout laisse une impression curieuse. Young Jean Lee est très consciente que ces formes furent élaborées pour répondre aux désirs (supposé ?) de publics bien déterminés : les Blancs nord-américains du XIXe siècle (les minstrels show), les jeunes Noirs en Occident de la fin du XXe siècle (le rap), la bourgeoisie blanche urbaine qui aime à se voir parodiée dans Friends. L’usage parodique de ces formes fait douter du bien-fondé de telles catégorisations et créé un effet de décalage subtil, mais dont on ne sait pas toujours à quelle conclusion il est censé nous mener.The Shipment, texte et mise en scène Young Jean Lee, avec Jordan Barbour, Mikeah Ernest Jennings, Douglas Scott Streater, Prentice Onayemi, Amelia Workman. Jusqu’au 8 novembre au théâtre de Gennevilliers (www) Illust. © AJ Zanyk Lev Dodine, 25 ans de répertoire à BobignyPosté par Nedjma le 04.11.09 à 17:57
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Sonnez tambours, résonnez trompettes, la MC 93 de Bobigny déroule le tapis rouge à Lev Dodine, fondateur du prestigieux Théâtre Maly de Saint-Pétersbourg. Un mois de programmation pour voir ou revoir la plupart des spectacles phare de la troupe, entre grands classiques et œuvres romanesques, pièces contemporaines et vastes épopées. Des vies, des destins. Une plongée dans l’histoire d’un peuple, qui évoquera la Révolution, le bolchevisme, la guerre, s’appuyant sur une distribution solide, fidèle, à l’énergie féroce et intacte. Ne pas manquer les pièces de Tchekhov (Oncle Vania et Platonov, la pièce sans nom), Les démons dans le ciel de Galine et Vie et destin, grand œuvre de Vassili Grossman, déjà présenté et acclamé à Bobigny en ouverture du festival « Le standard idéal », en 2007. Illus dr Rétrospective Lev Dodine, MC 93 www.mc93.com, du 7 novembre au 6 décembre 2009. Golgotha de Steven Cohen au Centre Pompidou : sur le fil Steven Cohen est un funambule de la performance, un artiste total exhibant son corps comme matière et œuvre. Artiste plasticien, puis performeur depuis une dizaine d'années, Cohen situe son œuvre à la limite entre art et danse. Golgotha, performance impossible, est à l'affiche cette semaine du Festival d'Automne et du Nouveau Festival du Centre Pompidou. Perché sur ce qu'il nomme des skulletoes (talons aiguilles montés sur de véritables crânes humains), et habillé en golden boy de Wall Street, Steven Cohen y évoque le suicide de son frère, broyé, selon lui, par la machine économique. Il s'agissait, dit-il, de « trouver une danse dans l'intervalle laissé vacant entre l'amoralité du commerce — chaque chose est à vendre — et les rituels de lamentation — tout s'achève dans la mort ». L'artiste se remet en danger cette année, après avoir réalisé la performance début octobre aux Subsistances de Lyon. Une expérience sur le fil, à ne pas rater. Découvrez le portrait de Steven Cohen sur Flu, avec des images et des vidéos de l'artiste. Steven Cohen, Golgotha, du 4 au 7 novembre 2009 au Centre Pompidou, Paris, dans le cadre du Festival d'Automne et du Nouveau Festival du Centre Pompidou Béatrice Facquer en interviewPosté par Catherine le 02.11.09 à 18:55 | tags : one man show
Béatrice Facquer en interview, Béatrice Facquer en interview, mais euh, c'est qui, Béatrice Facquer ? Si vous n'avez pas encore entendu parler de l'humoriste Béatrice Facquer, sachez que son nom sera partout d'ici peu et qu'il serait donc totalement anormal que nos fidèles lecteurs n'aient pas été prévenus. Encore mieux qu'avoir entendu parler de Béatrice Facquer sur votre blog préféré et grapillé quelques bribes de son spectacle sur Youtube, sachez qu'il est possible d'aller voir Béatrice Facquer sur scène, au Bout, à Pigalle - sans compter qu'aller voir une super nana se mettre à nu sur scène dans une petite salle de Pigalle, en soi, c'est déjà marrant, n'est-ce pas ? Car oui, bien sûr, Béatrice Facquer se met à nu. Enfin, elle met à nu les petits travers de sept personnages féminins hauts en couleur et l'effet que ça fait, croyez-moi, c'est quasi le bonheur parfait. Une chouette galerie de portraits très léchés, généreusement incarnés, qui vous feront bien marrer. Le super show de Béatrice Facquer : pourquoi s'en priver ? En dehors des clous, spectacle seule-en-scène de et par Béatrice Facquer Mise en scène Marie Halopeau Le jeudi à 20h30 jusqu'au 31 janvier 2010 Au Bout, 62 rue Pigalle, Réservation : 01 42 85 11 88 Réalisation vidéo : Fred Dufey Nouveau tour de piste avec le cirque Romanès![]()
Comme toujours, les Romanès invitent à un réveillon festif en leur compagnie, le 31 décembre prochain. Au milieu des bulles de champagne, fanfare, danse, et chants... Illus Cirque Romanès. Paradis tzigane, Cirque Romanès, jusqu'au 31 janvier, 42-44 Bd de Reims, Paris 17e. La BNF célèbre le siècle de Ionesco
Côté expo, sept thèmes, comme autant d’obsessions de l’auteur de l’absurde organisent un parcours qui se décline autour de documents audiovisuels, photos, ou tableaux. Le langage, l'engagement, la critique, l'accumulation –voir une collection démente de rhinocéros-, la mort, Dieu, encore l'illumination. Richissime. Illus dr. Exposition Ionesco, Bibliothèque nationale de France. La cantatrice chauve, mis en scène par Jean-Luc Lagarce, Théâtre de l'Athénée du 5 au 18 novembre.
Pierre Doris est mort
« On me surnommait le Frankenstein du rire, voire le pape de l’humour noir (…) mais moi je suis un tendre » avait dit en 1978, celui dont beaucoup considèrent qu’il a préfiguré l’humour de Pierre Desproges. « Entre le premier cri et le dernier râle, il n’y a qu’une suite de mots sans importance », avait-il aussi clamé. Il aura montré le contraire. Au paradis des caustiques, il devrait bien se fendre la poire avec Raymond Devos… Illus dr
Scènes de ménage, entre rires et larmes
Le mari, la femme, l(es) amant(s), éternel trio de théâtre, décliné sur l'air du on s’aime, on se trompe, on se quitte. Le thème est une source inépuisable d'inspiration pour la scène... qui accueille des scènes de ménage en cascade. Exemple, entre rires et larmes, avec deux pièces à l'affiche en ce moment: "Partage de midi", mis en scène par Yves Beaunesne, créé pour la Comédie-Française et en tournée actuellement après une escale au Théâtre Marigny, et "Sentiments provisoires", à l'affiche du Théâtre Marigny. Elle et ils. Dans "Partage de midi", Marina Hands est Ysé, créature fatale, longue chevelure blonde, robe rouge sang, lunettes de soleil, face à De Ciz, mari taiseux, Amalric, ex et futur amant, et surtout Mesa, amoureux déchiré (Eric Ruf, habité, incandescent). Dans "Sentiments provisoires", Sylvie Testud est une discrète Hélène qui quitte Marc (truculent Pierre Arditi), auteur à succès pour son meilleur ami, Felix (François Berléand), prof un peu terne. La phrase qui tue. « En amour, il ne faut pas comprendre, il faut perdre connaissance », lance Ysé, la femme interdite à Mesa, qui se consume de l’intérieur. « Il fait bien l’amour au moins? – Comme toi », réponse d’Hélène à Marc, elle éméchée, lui stupéfait, au moment de l’annonce de la rupture. Tragédie et comédie. Deux pièces, deux tons, aux antipodes. D'un côté, la mort au bout de l’amour, après une envolée mystique : on est chez Claudel, c’est sa propre histoire qu’il raconte, et ça ne rigole pas. De l'autre, c’est le badinage, art dans lequel Arditi excelle, comme toujours. Dans un cas, on souffre et ça se voit, dans l’autre on fait bonne figure. Tragédie contre comédie douce amère. Les deux valent le détour, pour des raisons, et des envies différentes. Illus Brigitte Enguerrand et dr. Partage de midi en tournée, les 5 et 6 novembre à Nîmes, le 9 à Tarbes, les 17 et 18 à la Rochelle. Sentiments provisoires au Théâtre Edouard VII, Paris 9e.Une déferlante d’arts en Normandie![]() Avant « Darshan » en son temple d’Aubervilliers, Bartabas a livré son dernier spectacle, « Liturgie équestre », inspiré par le grand-orgue Cavaillé-Coll, monument phare de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen. Philip Glass est à l’honneur au fil de plusieurs rendez-vous ("Dracula", un récital avec son ensemble). Côté théâtre, Joël Jouanneau présente, après Avignon son « Œil d’Œdipe », Arthur Nauzyciel son « Julius César », Jacques Vincey sa « Nuit des rois ». Danse à foison, enfin, avec les invitations de Fatou Traouré ou Mathilde Monnier et la pièce pour « seniors », "Kontakthof", de Pina Bausch (illus dr), autour de laquelle a été bâti un panorama de la danse allemande et de son évolution récente. Festival Automne en Normandie, jusqu'au 26 novembre. Programme complet ici. Le jeune public, c’est chic !
Le premier, directeur du Théâtre de la Ville ouvre précisément, et pour la première fois, le site à des œuvres jeune public, « tout public » préfère-t-il dire. C'est le cas en ce moment avec « Wanted Petula ». Le troisième volet des aventures de Bouli Miro, signé de l’auteur Fabrice Melquiot et mis en scène avec talent et malice par le maître des lieux. Bienvenue dans un monde de rires et de larmes, de désillusions et de rêves, où un petit Prince fait à Taïwan côtoie une puce géante férue de littérature… De son côté, Pascal Rambert, nouveau directeur du Théâtre de Gennevilliers écrit et met en scène « Mon fantôme ». Il confie : « L’idée m’est venue en observant mon fils, lorsque je le mettais au lit, il préférait les histoires que j’inventais à celles que je lui lisais (…) Avec Mon fantôme, je veux offrir aux enfants la possibilité de travailler sur leur imaginaire. Sous une tente. Sous des couvertures. En chaussettes et les yeux grands ouverts dans le noir. En somme, en petit, pour les petits, ce que nous faisons, ici au théâtre, en grand, pour les grands. » Pas un langage différent, pas du théâtre gagatisant non, des images, des mots, des notes parfois de belle tenue, qui forgent de belle manière le goût du « vieux » public de demain… Wanted Petula, Théâtre de la Ville. www.theatredelaville.com. Jusqu’au 27 octobre. A partir de 7 ans. Illus dr L'atelier du peintre du Cirque Plume. Plim. Ploum. Paf.
Le spectacle est très lisse et on a parfois l'impression étrange d'assister à un grand show de "nouveau cirque à papa", mais on ne doute pas une seconde que cet atelier peinturluré ravira un public familial en cet hiver qui commence sérieusement à se rapprocher de Noël...
L'Atelier du peintre, par le Cirque Plume
Le père Tralalère ne manque pas d'air
Le Père Tralalère, création collective, mise en scène Sylvain Creuzevault, Théâtre de la Colline. Paris 20e, jusqu’au 31 octobre. Hamlet aux Laboratoires d'Auvervilliers - noir c'est noir
Le théâtre permanent de Gwenaël Morin se porte bien, merci. Après Lorenzaccio, après Tartuffe, Bérénice et tout récemment, un Antigone qui déchirait sa race dans la cour des laboratoires d'Aubervilliers, retour à l'intérieur avec Hamlet. Fidèle à sa recherche effrénée de théâââtre, la troupe du Théâtre Permanent s'essaie cette fois aux rideaux de velours (même si ceux-ci ne s'ouvrent que sur des fantômes), et au frapper des trois coups (avec chaussure en guise de brigadier). Et puisqu'il faut bien tenter tout pour voir ce que ça peut donner sur un plateau, une télé est allumée dans un coin, qui diffuse une version d'Hamlet en noir et blanc et costumes d'époques.Théâtre en rond version anguleuse, le dispositif permet aux spectateurs d'échanger des regards sous la lumière blanche des néons qui éclairent toute la salle. La reine tire la gueule, le roi (Gwenaël Morin himself) jubile, Hamlet suffoque dans ses habits de deuil : pantalon noir, chaussures noires, chemise noire, pull noir, cheveux noir. Noir, c'est très noir. Ce qu'on aime avec le théâtre permanent, c'est l'occasion si rare de suivre une troupe dans ses évolutions et circonvolutions : Renaud Béchet, qu'on avait découvert un peu hésitant dans Tartuffe, est aujourd'hui parfaitement convaincant en fils jaloux et, peut-être fou. Aux antipodes du Créon autoritaire qu'elle était il y a peu dans Antigone, Virginie Colemyn est maintenant la blanche Ophélie, tellement naïve qu'on l'adore d'emblée. Julian Eggericks l'enflammé aime toujours autant montrer son torse, et le petit boxer bleu moulant qu'il dévoile dans Hamlet répond au collant rouge de son évêque dans Lorenzaccio. n.b. Pour en savoir plus sur le Théâtre Permanent, n'hésitez pas à relire notre papier de mai dernier : www Illus ©Julie Pagnier Le cirque facile et sans risque
Que ceux qui ne se sont pas encore précipités admirer le fabuleux Cirque des Gueux au Village de Cirque le fassent (mais vite, il ne reste plus que deux jours !), et que tout le monde se prépare à aller applaudir bientôt la Compagnie Galapiat et son Risque Zéro qui fait très peur. Petite mise en bouche avec cette descente de mât chinois par le petit clown rouge de la compagnie, Moïse Bernier, offerte à la soirée d'ouverture du Village. Le Cirque des Gueux par le Cirque Baroque, jusqu'au 18 octobre Risque Zéro par la Compagnie Galapiat, du 21 octobre au 1er novembre Au Village de Cirque, pelouse de Reuilly
Le Guillon flingueur de retour sur scène Avec ses allures de cocker triste et son air de pas y toucher, Le Stéphane Guillon, animal comique en voie de disparition, ne trompe plus personne. L'homme dezingue et flingue à tout va, avec un humour noir et brillant malgré des saillies inégales. C'est sur France Inter que ça se passe, chaque matin, du lundi au mercredi à 7h53, ça dure à peu près 5 minutes et ça marche du feu de Dieu. Les auditeurs adorent ou abhorrent, et le font savoir (courriers et mails). Quant aux personnalités invitées, elles subissent mais le plus souvent découvrent le forfait, après-coup. C'est le cas de Nicolas Hulot, qui, qualifié d'éco-tartuffe, a publié une réponse cinglante dans le Journal du dimanche de la semaine dernière, de Dominique Strauss-Kahn, traité à mots (dé)couverts de baiseur fou, ou de Martine Aubry, considérée comme un pot à tabac. Eric Besson, Nicolas Sarkozy -proie de prédilection de Guillon-, Jean Sarkozy, ou, plus douteux les victimes du crash aérien du vol France-Bréil... ont aussi fait les frais de la plume au vitriol de Guillon -revue et corrigée quand besoin par sa compagne...-. Quoi qu'il en soit, les cibles de Guillon sont aussi ceux qui lui font la meilleure pub, l'humoriste en convient et s'en sert même pour faire la promotion de son dernier spectacle. Oui le microphage revient à la scène, à partir de janvier prochain, au Théâtre Dejazet. Stéphane Guillon, Théâtre Dejazet, Paris, à partir du 12 janvier 2010. Quand le cirque flirte avec la science Dans la pénombre, des formes s’agitent. Tête en bas, suspendues en haut de la structure d’acier que l’on devine à peine, elles s’extraient péniblement d’un magma de membres. En haut des bras, quelques traces de plumage. Malheur ! L’expérience du Professeur, cloneur fou désireux de croiser l’homme et la bête, a une fois de plus raté. La « bête de cirque », aux capacités plus qu’humaines, n’est pas encore sortie de ses éprouvettes.Basé sur le scénario écrit par Guy Carrara en 1997 et publié ce printemps chez L’Entretemps, In Vitro 09 est une version totalement revisitée du spectacle créé il y a dix ans. Montée en partenariat avec l’Ecole nationale de cirque de Rio, cette production fait la part belle à l’insertion professionnelle de jeunes artistes brésiliens et européens. Soutenu par le programme Culture de la Commission européenne, le projet a vu le jour grâce à la collaboration de nombreux opérateurs et écoles européens et brésiliens, rassemblés autour de la compagnie française Archaos. Après les bêtes à plumes, ce sont des bêtes à toison qui naissent dans le laboratoire. Dolly, la brebis, avait fait les gros titres dans les années 90. Les deux artistes qui s’affrontent au mât chinois en sont les lointains descendants. Une fois de plus, le Professeur trépigne, arpentant la scène à la vitesse de ses rollers. Les laborantins équilibristes n’ont qu’à poursuivre les travaux. Ce petit monde s’agite de plus belle jusqu’à qu’enfin, une créature, de rouge vêtue, apparaisse, inerte sur un double fil. Pas de plumes, pas de toison, mais que peut-elle bien faire de plus qu’une simple humaine dont elle a toutes les apparences ? En s’éveillant, maladroitement d’abord, elle se risque sur les cordes, poussée par le Professeur à se mettre debout, puis à progresser sur cette assise fragile. Et là, miracle ! La « créature », prenant de l’assurance, acquiert les postures et les attitudes de la féminité la plus délicate, la plus tentatrice, la plus dangereuse. Le Professeur n’est pas le seul à tomber sous le charme. Il adviendra ensuite ce qui arrive toujours dans ces cas-là : un des laborantins, ayant chassé le Professeur jongleur d’embryons, finit par conquérir le cœur de la belle. Finies les expériences ; le spectacle se termine par un duo d’équilibre sur mains et sur cannes d’une sensualité très délicate. Créé le 8 septembre dernier à Rio, In Vitro 09 débute sa tournée et est présenté, en première européenne, ce soir au Cirque Théâtre d’Elbeuf. La scénographie inventive (une sorte de « diamant » tournant, un prototype de structure autoportée signé Archaos) permet de le jouer en configuration frontale ou en cercle. Après Elbeuf, le Professeur et ses créatures s’envoleront pour le festival della Scienza à Gênes (Italie), puis ils iront au Havre (fin novembre), à Doua (mi décembre), Montpellier (fin décembre), avant Bruxelles (fin janvier), Londres (avril) et enfin La Villette, fin 2010. |
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