Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

Des mots qui content au Grand Parquet

Posté par Lucie le 01.05.08 à 10:00 | tags : jeune public

Profitons de ce week end de 1er mai pour se rendre au Grand Parquet, chaleureux chapiteau de foire dans le 18ème arrondissement et découvrir des spectacles contés tout public. Entre autres, Sorties d’usine ! Récits du monde ouvrier, Temps de chien ou Ma mère l’Algérie.

Voir la programmation complète sur le site du Grand Parquet.

Festival Des mots qui content au Grand Parquet.


Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

Posté par Catherine le 30.04.08 à 13:01 | tags : théâtre

Nina Cela commence gentiment avec cette belle fille à la robe rouge qui raconte avec beaucoup d'humour son enfance au Liban dans les années 70. Noun a la chance d'avoir eu un père progressiste, un papa sympa et complice, avec qui elle pouvait échanger librement. A travers son histoire, Noun nous fait vivre la guerre. Les bombardements bien sûr, mais aussi et surtout, la perte de repères. Sexe, drogue et roulette russe. Elle règle aussi ses comptes avec ce père qui a eu le malheur de lui inculquer le virus de la liberté dans un pays où une telle vision de la vie conduit à l'internement ou à l'exil. Très proche dans le sujet et dans son traitement du Persepolis de Marjane Satrapi, le jour où Nina Simone a cessé de chanter est un spectacle poignant et finalement plutôt violent, porté avec force et courage par Darina Al Joundi, également auteur du texte.

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, de Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi, mise en scène Alain Timar
A la Maison des Métallos du 28 au 30 avril, du 6 au 9 mai et du 13 au 17 mai 2008 à 20h30
Réservation 01 47 00 25 20


Le théâtre public privé de molières: Merdre!!!

Posté par Lucie le 29.04.08 à 11:20 | tags : théâtre

Comme il était à prévoir et malgré un certain équilibre dans les nominations, le théâtre public s’est fait coiffer au poteau par son homologue entertainment plus riche, 12 contre 5…
Reconnaissons que nos paris sont gagnés pour Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce mis en scène par Michel Raskine salué meilleur spectacle du public et La Petite Catherine de Heilbronn mis en scène par André Engel pour la compagnie… Saluons Gilles Privat pour sa prestation dans l’Hôtel du Libre Echange qui reçoit le Molière du meilleur second rôle et L'hiver 4 chiens mordent mes pieds et mes mains de Philippe Dorin, mis en scène par Sylviane Fortuny dans la catégorie Jeune Public.
La mise en scène revient à John Malkovich pour Good canary, spectacle à l’énorme budget, et le Molière du meilleur comédien à Michel Galabru, l’acteur à l’énorme ventre, qui a surement mérité son Molière, même si et j’ose le répéter, Jérôme Kircher est un excellent acteur... et Luc Bondy un brillant metteur en scène ... Merdre !!!

(Illustr Juste la fin du Monde mis en scène par Michel Raskine )


Quelques paris sur les Molières

Posté par Lucie le 28.04.08 à 11:54 | tags : théâtre
Ce soir, c’est la 22ème cérémonie des Molières, les bustes dorés à l'effigie de Jean-Baptiste Poquelin vont être décernés aux Folies Bergères.
Bien sûr, cette cérémonie propose des nominations restrictives et met de côté beaucoup de créations d’une qualité certaine. Bien sûr notre idée de la discipline théâtrale n’est pas pour valoriser cet esprit de compétition select… Bien sûr notre connaissance en théâtre privé (inexistante à vrai dire) ne va pas nous permettre de suivre la cérémonie comme il se devrait...
Mais nous nous livrons tout de même avec un certain plaisir à quelques paris. Paris qui s’appuient tant sur un avis de spectateur que sur l’écho médiatique qu’a eu le spectacle (très important dans ce genre de cérémonie bien sûr) et sur une idée très personnelle de ce qu’est la « tonalité » de cette cérémonie et des risques qu’elle est capable de prendre… frileuse cérémonie... (Il est à noter que les favoris des nominations sont des spectacles du théâtre privé que nos paris ne peuvent donc pas trop prendre en compte, merci d'avance pour votre indulgence face à nos erreurs)

Nous vous engageons à faire de même, avec légèreté, en consultant la liste complète des nominations ici.

 

- Théâtre public : Juste la fin du monde mis en scène par Michel Raskine (de par ses très bons échos médiatiques et dans le petit monde du théâtre, et qui plus est, entrée triomphale de l’auteur contemporain Jean-Luc Lagarce au répertoire de la Comédie Française)

- Compagnie : « Je tremble » de Joël Pommerat (souhait très personnel) (voir l'article de flu), mais aussi La petite Catherine de Heilbronn dont on a apprécié sur nos pages L’équipe qui gagne.

- Metteur en scène : Luc Bondy pour La Seconde Surprise de l’amour (voir l'article de flu) (souhait très personnel, bien que le succès médiatique et public d’Alain Françon et de son Hôtel du Libre échange (voir l'article de flu) laisse présager que le prix lui reviendra…)

- Comédien : il est fort à parier que Clovis Cornillac va l’emporter… pour cette même raison citée précédemment et bien que Jérôme Kircher soit un excellent acteur…

- Seul en scène: Laurent Poitrenaux dans Ebauche d'un portrait mis en scène par François Berreur, ce ne serait que justice...(voir l'article de flu)

- Comédienne dans un second rôle : on le souhaite à Norah Krief qu’on a pu apprécier en bouffon électrique dans Le Roi Lear de Jean-François Sivadier (voir l'article de flu)

A demain donc pour un bilan...


Quelques extraits du troublant Sous Sol de Peeping Tom

Posté par Lucie le 23.04.08 à 11:15 | tags : danse

 

Peeping Tom, le collectif belge qui n’a pas froid aux yeux poursuit la tournée française de son Sous Sol. Il se produira au Centre Chorégraphique National d’Aix en Provence du vendredi 25 au dimanche 27 avril. Quelques extraits (déconseillés à ceux qui auront la chance de les voir en live, ce serait dommage):

 

Sous Sol par Peeping Tom au Centre Chorégraphique National d'Aix en Provence (www) du vendredi 25 au dimanche 27 avril.


Petit portrait de Sidi Larbi Cherkaoui

Posté par Lucie le 21.04.08 à 10:47 | tags : danse, théâtre de la ville
A partir du 22 avril certains chanceux (le spectacle est complet depuis longtemps) pourront aller voir la dernière création de Sidi Larbi Cherkaoui, Origine. Ici le danseur a comme point de départ l’énergie féminine.
Le 3 novembre 2007, Métropolis (Arté) dressait un petit portrait du chorégraphe. Alors faute de pouvoir voir le spectacle…




Desproges même pas mort - Mon cadavre sera piégé au Splendid

Posté par Catherine le 19.04.08 à 10:40 | tags : one man show, théâtre

Desproges
Une scène de théâtre, des rideaux rouges. Au centre, une cabine en verre. A l'intérieur de la cabine, un jeune homme, assis sur un haut tabouret. Il parle. Sa voie nous arrive amplifiée par la cabine. Il réfléchit, se tient le menton, se tourne et se retourne sur son tabouret. Pensées retorses, réflexions compliquées, à la logique abrupte. Sporadiquement, dans la salle, de gros éclats de rire fusent...
Le public est venu écouter des textes de Pierre Desproges. Il est venu rire aux textes de Pierre Desproges. Il s'est déplacé au théâtre du Splendid, temple  du rire par définition, et a bien l'intention de passer une bonne soirée en jouissant du plaisir ressuscité de s'entendre balancer les drôles d'abominations qu'osaient Pierre Desproges. Le bougre nous a quitté voilà 20 ans.
Personne ne se risquerait à reprendre les textes de Desproges avec le même ton pince-sans-rire que son auteur. Emmanuel Matte tente une approche de biais et traite le "verbe Desprogien" en matériau théâtral. Le jeune comédien a tiré de ce matériau si dense une suite de pensées et en propose une interprétation habitée. C'est pourtant lorsqu'il cesse de vouloir vivre de l'intérieur ces réflexions si grammaticalement complexes et qu'il ose sortir de sa cabine pour s'adresser directement au public, que le spectacle fonctionne le mieux.

Mon cadavre sera piégé, au théâtre du Splendid, textes de Pierre Desproges, mise en scène Julia Vidit
Lire notre entretien avec Emmanuel Matte et Julia Vidit, et voir notre dossier spécial Desproges www


Grand prix de littérature dramatique: 1er tour

Posté par Lucie le 16.04.08 à 12:39 | tags : théâtre

Découvrez sur le site d’Aneth (www), la liste des 24 pièces sélectionnées pour le deuxième tour de la quatrième édition du Grand prix de littérature dramatique, dont le jury est  présidé cette année par Olivier Py.

Le prix avait été décerné l'an passé à Joël Pommerat, pour sa pièce Les Marchands


Concordan(s)e au Colombier de Bagnolet

Posté par Lucie le 14.04.08 à 17:10 | tags : danse
Le festival Concordan(s)es propose des rencontres singulières. Un chorégraphe est invité à proposer un parcours dansé autour de l’œuvre d’un auteur.

Les 15 et 16 avril, le chorégraphe/acrobate Guillaume Bertrand et l'auteur Anne Luthaud exploreront le langage à travers "Comment dire…". Ces mêmes jours, Marion Lévy proposera "En somme", avec trois danseurs, deux comédiens et un vidéaste autour du sommeil et de l’œuvre de Fabrice Melquiot. Les 18 et 19 avril Christian Ubl et François Tessier s’associeront autour de "Klap Klap" et interrogeront l’acte d’applaudir. En clôture, Le chorégraphe Thierry Thieu Niang et Marie Despleschin, avec la collaboration artistique de Patrice Chéreau présenteront " Au bois dormant… où… à écrire le corps ".

Illustr Klap Klap par Christian Ubl et François Tessier

Concordan(s)es, jusqu’au 19 avril, au Colombier de Bagnolet.

Voir le site de Concordan(s)es.


Gutmann, Lowry: Mexico mexiiiiiiico !

Posté par Lucie le 09.04.08 à 12:23 | tags : théâtre, cdn montreuil

 

Laurent Gutmann a choisi d’adapter pour la scène le livre de Malcolm Lowry Under the volcano, Au-dessous du volcan (livre que John Huston adapta au cinéma en 1984) sous le titre Je suis tombé. La mise en scène se tient et qui plus est ce travail donne réellement envie de lire le livre (et de partir au Mexique...).

 

Un ancien consul alcoolique et philosophe vit sa dernière journée mexicaine. Mexique qui est très bien rendu sur la scène. On peut voir un guitariste dans un coin qui gratouille quelques notes sans notion de durée sous une vierge entourée de guirlandes de Noël qui clignotent. Une vieille femme surmaquillée qui minaude comme une starlette en servant l’alcool local, montrant plus tard avec ce même sourire la photo de son fils mort dans son petit berceau.

Du côté occidental, les personnages sont dessinés avec tout autant de finesse, le frère cow-boy énergique et un peu niais, l’ami maladroit un rien comique aux sentiments ambigus et la femme du consul, starlette émotive d’un certain âge. Ils ont tous quelque chose de ridicule, et ce ridicule les rend touchant. On regrette parfois que Gutman semble mieux gérer les moments de tensions silencieuses que les moments d’éclats des sentiments. On notera également une certaine faute de goût quant à la scénographie, immense éponge grisâtre qui contraste par son aspect carton pâte avec le jeu réaliste et presque cinématographique des acteurs.


Mais globalement, Gutman parvient à créer une certaine tension, une atmosphère électrique et dangereuse sur fond de fête des morts. Le va et vient lancinant des sentiments et des désirs est rythmé par des réminiscences du passé qui creusent une épaisseur triste dans les attitudes anodines. L'humour n'est pas exclu. Et ce petit monde fonctionne et dépayse vraiment, la salle est contaminé par la chaleur mexicaine, envoutante et morbide. Le pari était ambitieux, il est plutôt bien tenu.

 

Je suis tombé, d'après Malcolm Lowry, mise en scène de Laurent Gutmann, au CDN de Montreuil (www), jusqu'au 18 avril.


Festival Les Européennes à Lyon

Posté par Lucie le 07.04.08 à 16:18 | tags : lecture, festival

Aujourd’hui commence la huitième édition du festival Les Européennes à Lyon qui comme chaque année promet son lot de bonnes surprises. Ce rendez-vous est consacré à la mise en lecture de textes inédits européens.

 

"Allô ? Allô ? Il y a quelqu’un ? Ici le vaisseau
spatial soviétique Harmonie 114. Ici le
docteur Casimir."

 

Cette année, l’écossais très drôle et très joué (au Royaume-Uni) David Greig présente « Le dernier message du cosmonaute à la femme qu’il aima un jour dans l’ex-Union Soviétique » (mardi 8 à 19h). L’histoire de deux cosmonautes soviétiques coincés en orbite depuis tant d’années qu’ils ne sont même plus soviétiques mais russes et qu’il l’ignorent. En parallèle de ce drame social plus loufoque que tragique, une ribambelle de petits destins s’entrecroisent sur la terre : deux danseuses de charmes, un fonctionnaire de la Banque Mondiale, une orthophoniste, un ingénieur du projet Ariane, une jeune policière enceinte… Liste non exhaustive qui laisse espérer le meilleur…

Voir le programme complet sur le site du théâtre des Ateliers (www)

Les Européennes, mise en lecture de textes inédits, du 7 au 10 avril, au théâtre des Ateliers de Lyon.


Lecture de lettres de soutien aux sans papiers à la Cartoucherie

Posté par Lucie le 07.04.08 à 15:13 | tags : lecture

Ce soir à la cartoucherie de Vincennes, Ariane Mnouchkine et les comédiens du Théâtre du Soleil proposent une mise en voix de lettres de soutien aux sans papier. Ces textes ont été envoyés à Noël au ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux. Plus qu’une simple lecture, ces témoignages seront mis en scène, Ariane Mnouchkine tend à leur donner une véritable densité en les situant dans des « petits coins de France » et en dirigeant ses acteurs dans des tonalités différentes.

Le rendez-vous est à l’initiative de RESF, Réseaux Education Sans Frontière. L’ONG proposera également une lecture du « Manifeste des innombrables », un appel à la désobéissance civile qui a circulé sur le net dernièrement, à l’issue de la représentation. Un « banquet civique » sera également de la partie.

Il s’appelle LiangLiang, il vit, il respire à la Cartoucherie de Vincennes à 19 h 30.
Voir l’article/entretien avec Ariane Mnouchkine sur Libération (www).

Le retour des Romanès

Posté par Floriane le 06.04.08 à 09:23 | tags : cirque
Du 11 avril au 4 mai, le cirque Romanès pose à nouveau son chapiteau à Paris, boulevard de Reims. Le spectacle s’appelle, cette fois, « Rien dans les poches » ; joli titre pour des marcheurs de grand chemin. On se souvient de l’éclosion de ces spectacles pas ordinaires, il y a quelques années, vers Clichy. Une odeur d’authenticité, une envie de partager un moment avec ces gens du voyage. Bon an mal an, l’expérience se poursuit, et revoilà les Romanès à Paris, inchangés, fidèles à eux-mêmes. Le 30 avril, une nuit tzigane permettra, annonce-t-on, de danser jusqu’au but de la nuit. Cet été, Alexandre Romanès, à qui l’on doit déjà Paroles perdues, publié chez Gallimard, se lancera dans le cinéma, avec la complicité de Robert Guédiguian. Son projet de spectacle imaginé avec Jean Genet n’avait pas abouti. Espérons que cette fois, il pourra aller jusqu’au bout.

Duetto : un spectacle duelle

Posté par JdF le 04.04.08 à 15:06 | tags : théâtre

 

Duelle parce qu'il sagit de deux femmes qui s'affrontent, mais aussi se lamentent et se soutiennent. Le projet de Nelly Kaplan, qui peut se résumer dans la phrase énigmatique, "Toute ma vie, j'ai été une femme", est de questionner "les personnages attribués aux femmes" et trouver les moyens de s'en défaire. C'est du moins ce que dit la brochure. Mais cela ne se lit pas vraiment dans le spectacle qui joue plutôt sur le paroxisme donné à des poncifs liés au féminin : narcissisme et son pendant, autodévalorisation, la fascination pour les objets de consommation proposés aux femmes... Malheureusement, le spectacle conçu par Élise Vigier et Frédérique Loliée qui en sont aussi les protagonistes, ne sort pas du poncif qu'il entend dénoncer. L'affaire tourne un peu à vide, même si les comédiennes s'en donnent à œur joie.

 

Le spectacle s'inscrit dans le cadre du Festival Jeune Création proposé par la Maison de la Poésie. Le programme est alléchant. Les auteurs qui seront joués sont Guy Debord, Valère Novarina, ou encore Thierry Trani, auteur de magnifiques textes sur son existence quotidienne rongée par le SIDA dont il décéda en 2003. À suivre donc....

 

Crédit photographique©Bruno Geslin

Duetto, Toute ma vie j'ai été une femme, de Nelly Kaplan, avec Élise Vigier et Frédérique Loliée, jusqu'au 13 avril. Festival Jeune Création, jusqu'au 22 juin à la Maison de la Poésie (www)


Trois questions à Galin Stoev, metteur en scène

Posté par Catherine le 04.04.08 à 12:39 | tags : comédie française, théâtre

Galin StoevVous présentez actuellement Douce vengeance et autres sketches d'Hanokh Levin au Studio-Théâtre. Vous aviez déjà travaillé avec l'équipe de la Comédie Française sur La Festa de Spiro Scimone , présentée au Théâtre du Vieux-Colombier la saison dernière et vous allez mettre en scène l'Illusion Comique dans la salle Richelieu la saison prochaine. Une vraie histoire d'amour avec la Comédie Française ?
Le Studio-Théâtre de la Comédie Française est un endroit où l'on peut se permettre de chercher, c'est une sorte de laboratoire. Cela m'intéressait de confronter les comédiens de la troupe du Français avec des sketches, car il y a beaucoup d'enjeu dans ces formes très courtes, qui doivent frapper très vite.

Vous êtes bulgare et on dit que vous avez découvert les textes de l'israélien Levin en Russie...
C'est un peu vrai. Pour être précis, j'ai découvert Hanokh Levin à travers des traductions de ses textes en russe que j'avais découvertes sur internet. Ensuite je suis allé chercher des traductions en bulgare. Elles sont nombreuses. En France, ce sont surtout ses sketches politiques qui ont été traduits, mais ce qui m'intéresse le plus chez cet auteur, ce sont ses sketches sur le quotidien, car ils ont une portée universelle.

Le quotidien que décrit Levin est toujours un peu étrange...
Oui, et c'est ce qui fait toute la force de son oeuvre. Hanokh Levin parvient à rapprocher deux extrêmités irréconciliables : d'un côté la banalité du quotidien et de l'autre, l'horreur métaphysique. En supprimant la distance entre le banal et le philosophique, Levin manipule la perception du spectateur et emporte le public dans une sorte de vertige absolument hallucinant.

Douce vengeance et autres sketches, de Hanokh Levin. Voir notre billet du 19 mars : wwww
Traduit de l'hébreu par Laurence Sandrowicz. Mise en scène Galin Stoev.
jusqu'au 20 avril au Studio Théâtre de la Comédie Française

Photo © Marlène Gélineau Payette


Phèdre rock n' roll

Posté par Catherine le 04.04.08 à 09:00 | tags : nanterre-amandiers, théâtre

PhedreThésée a tué le Minotaure. Le Minotaure était le fruit des amours de Pasiphaé, fille du soleil, avec un taureau sauvage. Thésée est maintenant marié à Phèdre, fille de Pasiphaé et de Minos. Thésée est parti avec son amant enlever la femme du dieu des Enfers. Hyppolythe est le fils qu'a eu Thésée avec une Amazone. Phèdre désire Hyppolyte...
Truffée d'invocation aux dieux et de références aux origines des protagonistes, la tragédie de Phèdre écrite par Sénèque nécessite, si l'on veut en profiter pleinement, une petite révision des généalogies et du contexte. Mais moyennant cet effort préalable, la pièce, ici dans un traduction de Florence Dupont, est un véritable petit bijou de poésie simple et directe. La mise en scène qu'en propose Julie Recoing aux Amandiers, sobre, élégante et parfaitement lisible, laisse le champ totalement libre à l'expression des passions. L'enchantement naît surtout de ce choeur accompagné à la guitare électrique, interprété au micro avec beaucoup de grâce par Alexandra Castellon.

Phèdre de Sénèque, mise en scène Julie Recoing
jusqu'au 17 avril 2008 au Théâtre Nanterre-Amandiers




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