Un spectacle qui ne porte pas bonheur Encore un spectacle alléchant à première vue. Déjà le titre : Je porte malheur aux femmes, mais je ne porte pas bonheur aux chiens : prometteur... Et d'ailleurs l'affaire ne commence pas trop mal. Disons que la première scène est belle : derrière un tulle, un homme nu et alitée, objet passif aux mains de l'infirmière qui le soigne, fumant cigarettes sur cigerettes. Cet homme, c'est l'écrivain, Joe Bousquet, qui est revenu paralysé du front, en 1918. Depuis il écrit. Le spectacle de Bruno Geslin tente de donner corps à son œuvre. Eh bien, à part ces premières minutes, c'est raté. Pourtant Denis Lavant est, comme chacun sait, un grand acteur et il fait tout ce qu'il peut pour sauver le spectacle. Mais comment lutter contre une déco qui se veut reconstitutive, mais pas trop : une lampe années 30, par ci, un fauteuil club par là... Comment lutter surtout contre la complaisance dont metteur en scène fait preuve en faisant sautiller sur le plateau des donzellles affriolantes, dont l'une se voit pourchassée par un grand méchant loup, ou plutôt un acteur qui en porte le masque (lupi personna)... Ah, non, pitié ! Je refuse de me souvenir de ce spectacle plus longtemps, la prochaine fois, je vous parle de l'OULIPO, cela changera. Je porte malheur aux femmes, mais je ne porte pas bonheur aux chiens, de Bruno Geslin, d'après Joe Bousquet, avec Denis Lavant, jusqu'au 1er décembre au Théâtre de la Bastille. Commentaires
De inconnu, posté le 05.11.06 à 19:43
![]() Vous n'avez pas l'air contente... De Catherine, posté le 06.11.06 à 14:07 ![]() Décidément, Denis Lavant a l'art de se compromettre dans des spectacles qui n'en valent pas la peine. De Marion, posté le 31.03.08 à 22:40 ![]() Je me présente, je suis élève en terminal L option facultative théâtre. J'ai vu ce spectacle et je trouve sur ce site une critique purement méchante sans justifications réel. Je sors également avec un assez mauvais souvenir de la pièce, mais pas au point de balancer des méchancetés à tout va sur une mise en scène,magniphique par sa variètè et par les images qu'elle évoquait. Je n'ai pas compris du haut de mes 18 ans le rapport de la mise en scène au texte cependant c'est uniquement de ma faute car je n'ai pu a aucun moment me renseigner sur le thème de cette pièce avant de la voir. C'est pourquoi je n'ai pas pu profité de la pièce qui je pense, moi, était prometteuse. Ajouter un commentaire |
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