Atteintes à sa vie - Martin Crimp à la Cité InternationalePosté par Catherine le 21.11.06 à 17:23 | tags : cité internationale
Atteintes à sa vie. Sous-titre : 17 scénarios pour le théâtre. 17 scènes où il est question d’une certaine Anne, Anya, Annie, Annushka, probablement la même femme, 17 tentatives de cerner un personnage, de l’inventer peut-être, 17 façons de poser la même grande question : dans quel monde vivons-nous ?Joël Jouanneau profite avec bonheur de la grande liberté formelle qu’offre le texte-puzzle de Martin Crimp : il ose balancer certaines strophes poétiques sur la musique d’un rock douteux, il n’hésite pas à dépasser le texte en lui faisant rejoindre une actualité plus proche (le texte a été écrit en 1997), par exemple quand il transpose une simple scène de question-réponse en interrogatoire façon Guantanamo, et surtout, il joue avec finesse de la vidéo et des questionnements supplémentaires qu’implique la projection d’images en tant réel.
Un belle occasion de découvrir cet auteur britannique essentiel.
Atteintes à sa vie, de Martin Crimp, mise en scène Joël Jouanneau
du 13 novembre au 2 décembre à 20h30, dimanches 19 et 26 novembre et dimanche 3 décembre à 15 heures.
Au théâtre de la Cité Internationale
Ce soir, mardi 21 novembre, rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation. Commentaires
De alouette, posté le 01.12.06 à 23:45
![]() Me suis sentie bien seule à la fin pendant les applaudissements enthousiastes des spectateurs. J'ai trouvé ce spectacle insupportablement bavard, les traductions en langues imaginaires et l'utilisation de la troisième personne m'ont totalement barré l'accès au sens. Il n'y en a pas? A ce compte-là je préfère Beckett. Avec l'identité d'Anne, c'est le spectacle qui se dissout dans des effets de mise en scène plus ou moins heureux. Anne disloquée, spectatrice assommée. C'est normal docteur? De Catherine, posté le 05.12.06 à 19:24 ![]() Sans vouloir me poser en "docteur", je répondrais que votre réaction ne me paraît assez normale. Atteintes à sa vie est loin d'être un texte facile et l'utilisation de la troisième personne du début à la fin - que je trouve très gonflée - est forcément déroutante. Nos habitudes de spectateurs en sont bousculées,d'autant que les nombreuses questions posées par cette pièce découlent justement en grande partie des différents procédés narratifs utilisés. De alouette, posté le 06.12.06 à 19:56 ![]() Merci Catherine d'avoir répondu. Je suis un peu vexée d'être aussi facilement bousculable... D'un autre côté, en ce qui me concerne, ce procédé a trouvé sa limite car j'ai été tellement exaspérée que j'ai décroché très vite et ne me suis posé aucune question. J'ai juste ressenti puissance 10 (17?) la frustation et l'irritation que je connais bien-celles provoquées par ce que les hommes parlent à ma place (ou à la place d'autres femmes-empathie), et je n'ai pas besoin de Martin Crimp pour me poser cette question( d'ailleurs,prend-il réellement position à ce sujet, se contente-t-il de constater, et s'il était au contraire complaisant?-gênant pour moi). Je sais, il y avait tout le reste, toutes les autres questions ...que je n'ai pas voulu entendre car pour moi il n'y avait pas de voix, justement. Merci en tout cas de ne m'avoir pas ignorée, et bravo pour ce blog. De Catherine, posté le 06.12.06 à 23:55 ![]() On ne va quand même pas ignorer les lecteurs qui nous font le PLAISIR d'échanger sur leurs aventures théâtrales ! Et loin de moi était l'idée de vous vexer bien sûr. De alouette, posté le 07.12.06 à 12:36 ![]() C'est bien de la domination masculine que je parlais moi aussi. Mais contrairement à vous (je ne fais que poursuivre le plaisir de l'échange), je n'ai pas trouvé cela subtil. Pour essayer de préciser ma pensée, je dirais que j'aurais trouvé plus de plaisir en tant que spectatrice à quelque chose de subversif, par exemple plusieurs femmes qui parlent à la place d'un homme. Ca aurait été plus fort pour moi. Voila. Je continue à vous suivre. A bientot et merci. De loranzzo, posté le 18.01.07 à 01:42 ![]() C'est un spectacle d'une beauté inouie, profondement philosphique il a meme trouvé le vrai sens de la pièce: le rôle et le devenir de la femme dans la société actuelle et notamment occidentale, c'est une remise en cause sur la situation de la femme, je trouve que le metteur en scène a reussi là où plusiers critiques ont echoué bravo. De kidu, posté le 25.03.08 à 23:39 ![]() Une autre atteinte à sa vie se deroule actuellement au theatre du rocher à La garde (83) et je voulais juste dire qu'il était magnifique...et sensiblement loin de celui de la cité internationale...Si jamais vous avez l'occasion allez y...
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