Un cabaret follement gai Le cabaret des hommes perdus, on sait quand on y rentre, mais pas quand –et surtout comment- on en sortira… Les protagonistes vous mettent en garde, sur l’air du " surtout ne restez pas vous ne savez pas où vous mettez les pieds " (mais c’est beaucoup mieux écrit et chanté)… Pourtant vous restez, et ne le regretterez pas. Sur scène, Lullaby, Bandolina, Marpessa, Debbie et le Destin, alias Dédé, nous content l’ascension et la chute fulgurantes de Dickie Teyer, petit gars richement doté par la nature humaine et propulsé presque malgré lui star du porno gay. Aux textes, Christian Siméon, à la mise en scène Jean-Luc Revol, au piano Patrick Laviosa. Et sur scène, quatre créatures purement hallucinantes (on avoue un faible tout particulier pour Denis d’Arcangelo, incroyable maître de cérémonie et le virtuose Sinan Bertrand) qui se travestissent à l’envi et campent mille et un personnages pour une épopée joyeusement déjantée. De décors interlopes en costumes tous strass et plumes dehors, de chansons délirantes en saynètes improbables, de rires éclatants en passages plus obscurs – la mort n’est jamais très loin -, un voyage follement gai. Et un nouveau triomphe au Théâtre Pépinière-Opéra après le Rond-Point en septembre dernier. Le cabaret des hommes perdus de Christian Siméon mis en scène par Jean-Luc Revol avec Alexandre Bonstein, Jérôme Pradon, Sinan Bertrand, Denis d'Arcangelo, Jérôme Pradon au Théâtre Pépinière-Opéra jusqu’à fin janvier. Réservations au 01 42 61 44 16. [photo : Philippe Lacombe] Commentaires
De Gonzo, posté le 14.12.06 à 15:31
![]() J'ai vu la première et je dois dire que j'ai adoré. Je vous le conseille vraiment! Inoubliable... Ajouter un commentaire |
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