Pourquoi ce titre ? C'est que Friedrich Dürrenmat a pris, un jour, un petit chef d'œuvre d' August Strindberg, La Danse de mort, et en a fait une farce. La pièce originale, comme celle de Dürrenmat, voit s'affronter un couple le jour de ses noces d'argent. On comprend vite que cet affrontement a lieu quotidiennement depuis les vingt-cinq ans que dure leur mariage. La pièce originale posait le chassé-croisé infernal entre les époux comme le fondement irréductible du rapport entre les sexes et partant de la condition humaine. Durrenmat, à travers la figure du cousin qui se révèle être un escroc d'envergure, fait de ce sadisme conjugal, le modèle sur lequel se déclinent les relations sociales. Vision politique qui interroge la métaphysique strindbergienne.
Une telle pièce est un régal pour les acteurs : Agathe Alexis et Philippe Hottier se déchirent à plaisir. Quand au cousin Kurt, joué par Philippe Morand, son personnage - d'abord en retrait, assez fade par rapport au sadisme truculent et hystérique dans lequel se complaisent les deux époux - se révèle dans les derniers moments du spectacle.
Play Strindberg, de Friedriche Dürrenmat, mise en scène d'Alain ALexis Barsacq, avec Agathe Alexis, Philippe Hottier, Philippe Morand et Jaime Azulay. (Photo : Xavier Voirol)
Jusqu'au 25 février 2007, à l'Atalante, 10 place Charles Dullin, 01 46 06 11 90.
De iznogoud, posté le 01.02.07 à 13:04
ça donne super envie d'aller voir la pièce ! Je vais essayer d'y aller !
De in-the-cap, posté le 02.02.07 à 11:39 
Ca a l'air acide !