Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

Munich-Athènes de Lars Norén : amour à la suédoise

Posté par Catherine le 14.02.07 à 11:19 | tags : spectacle à paris, espace kiron

Décidément, l'humeur est aux auteurs Suédois : Strindberg à la Madeleine, Strindberg revisité à l'Atalante, Magnus Dahlström au Rond-Point, Henning Mankell à Théâtre Ouvert, à l'Espace Kiron... Et il semble bien que ces trois derniers (tous contemporains) aient hérité de leur célèbre aïeul sa vision sombre et brutale des rapports humains. A moins que tout le théâtre actuel ne soit désespéré, à moins que le monde actuel ne court effectivement à sa perte...

Toujours est-il que Sarah et David s'aiment mais se déchirent. Ils auront toute la durée d'une traversée de l'Europe en train pour questionner leur relation. Le texte alterne conversations quotidiennes et réflexions philosophiques, faisant basculer du même coup les personnages de l'échange naturel au duel tragique. La mise en scène est assez minimale, avec notamment de la vidéo tantôt fort à propos (comme le quai de la gare projeté en fond pour faire décor), tantôt mal maîtrisée (comme la scène de nu intégral projetée en musique...). Les comédiens pénètrent l'univers de Norén avec beaucoup de générosité mais ce n'est évident ni pour eux ni pour les spectateurs tant le texte est dense et lent à progresser et tant la violence ne se décide jamais à éclater vraiment. On pense à la Danse de mort bien sûr. N'est pas Strindberg qui veut.

 

Munich-Athènes, de Lars Noren, par la Compagnie du Belvédère
Mise en scène Charlène Lyczba

A l'Espace Kiron, 10 rue de la Vacquerie, Paris 11ème Jusqu'au 24 mars 2007, du mardi au samedi à 20h30. Réservation 01 44 64 11 50 (Photo Depagne/Palazon)

Commentaires

De grain de sel, posté le 17.02.08 à 20:15 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

automne hiver chez l'arche

Une réunion de famille : les deux filles, Ann et Ewa, + leurs parents, Henrick et Margareta.
Ann, actuellement seveuse dans un bar homo, allume les étincelles, et insensiblement l’incendie embrase tous les étages.

Dans la lignée d’Eugène O Neill et d' August Stridberg, Lars Noren fait le procès de la famille : dialogues percutants, faux fuyants, tension progressive, la sainte famille libère de mauvaises odeurs.

http://grain-de-sel.cultureforum.net/scenes-et-treteaux-f14/lars-noren-t3217.htm#72764

 

 



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