Une ferme retirée du Sussex. Dans un intérieur british et tapissé de livres du sol au plafond, Adrian Ludlow, ex-romancier à succès, vit retiré avec sa femme, Eleonor. Il a délaissé la littérature pour écrire des anthologies. Son « plus ancien » (et ex-meilleur) ami, Sam Sharp, lui, joue les scénaristes adulés. Un texte au vitriol de la journaliste Fanny Tarrant paru dans le canard dominical va faire basculer l'équilibre fragile du trio. Dans cette pièce à tiroirs, l'auteur anglais David Lodge aborde nombre de thèmes, intimes ou plus vastes : les affres de la création et les conséquences du succès et de l'échec, la peopolisation de la presse, la pouvoir de la critique. Un texte bien ficelé et un quatuor d'acteurs efficace (avec notamment Claire Nebout, parfaite en implacable hyène de la presse).
La vérité toute nue de David Lodge mis en scène par Christophe Correia. Jusqu'au 31 mars, Théâtre Marigny (www). 01 53 96 70 20.