Du music hall au CDN Montreuil
La pièce est de John Osborne, elle se passe dans un lieu clos, avec quelques intermèdes où le père (le principal "entertainer"), son fils puis, finalement, toute la famille montrent leurs numéros de music hall. Français Chattot, en artiste miteux et Don Juan vieillissant est comme d'habitude extraordinaire dans son mélange de nonchalance et d'intensité, Martine Schambacher, qui campe une mère à l'affectivité débordante et maladroite, le vieux père (Roland Stassi) et les enfants (Dan Artus et Sophie-Aude Picon) forment une famille dont chacun des membres portent des aspirations contradictoires. Le décor, entre onirisme et réalisme, évoque à la fois l'Angleterre middle class et le clinquant d'une loge d'un théâtre de music hall, précisément. La construction classique de la pièce, le réalisme de l'action et des dialogues sont contrebalancés par l'intrusion brutale de numéros assez pauvres au demeurant (il s'agit d'artistes en pleine déconfiture, rappelons-le). A noter, l'usage de projections filmiques qui ouvrent la scène sur l'ailleurs ; en l'occurrence, sur la confrontation armée entre Nasser et les deux puissances coloniales, France et Angleterre. Elles aussi en déréliction. Music hall 56 de John Osborne, mis en scène, Irène Bonnaud, avec Dan Artus, François Chattot, Sophie-Aude Picon,
Commentaires
De monyque, posté le 13.04.07 à 23:14
![]() ça n'est pas sans me rappeler une vidéo de Gilles Toutevoix avec Mark Tompkins, Song and Dance extrait visible sur son site dedié au travail avec la danse contemporaine Ajouter un commentaire |
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