La pièce d'Ariel Dorfman, écrite en 1991 a été jouée dans plus de 30 pays et fait l'objet d'une adaptation réussie de Roman Polanski, au cinéma. Retour sur les planches au Théâtre 14, dans une mise en scène de Didier Long. Un pays d'Amérique latine retrouve la démocratie après une longue période de dictature militaire. Dans une maison isolée du bord de mer, chez Paolina et Gerardo Escobar, le docteur Miranda joue les invités-surprise. Paolina est certaine de reconnaître en lui son ancien tortionnaire, dont les sévices étaient rythmés par le quatuor à cordes de Schubert La jeune fille et la mort. C'est le début d'un face-à-face étouffant, d'un huis-clos où la victime devient bourreau. Comment tous deux peuvent-ils cohabiter ? Jusqu'où peut-on aller en quête de vérité ? Comment préserver la mémoire et à quel prix ? Autant de thèmes abordés dans cette pièce à la mise en scène conventionnelle qui vaut surtout par son trio d'acteurs. Jean-Michel Noirey, ambigu à souhait, Sophie de la Rochefoucault, toujours sur le fil, et Frédéric Van Den Driesche, en arbitre dévoré par le doute. Secouant.
La jeune fille et la mort, mise en scène Didier Long, Théâtre 14. 01 45 45 49 77. Jusqu'au 5 mai.
De Siva, posté le 25.04.08 à 12:15

J'aii vu cette pièce de théâtre et jpeux vOus jurer que c'était trop magnifique