Novarina dans la cour d'honneurPosté par JdF le 13.07.07 à 19:16 | tags : festival d'avignon
Eh bien, deux bonnes heures et demie sous le mistral plus tard (il ne fallait pas se fier au programme, qui indiquait 2H12 - il faut dire que ce 12 avait l'air d'un canular), je me disais que Novarina avait quand même réussi son coup : il a investi ce lieu non seulement d'une parole qui lui est propre, mais aussi de sons. Les accordéons, je sais qu'ils apparaissent souvent dans ses spectacles, mais, en l'occurrence, il trouvaient leur place, on pouvait même regretter qu'ils ne soient pas plus présents, surtout qu'à un moment 22 accordéonistes arrivent, jouent une ritournelle et repartent pour ne revenir qu'au salut, c'est pas du gâchis, ça ? Mais je reprends : de sons, et puis surtout d'images qui demeurent rtrès fortes une fois le spectacle terminé. Ainsi Novarina utilise le mur du Palais en plaçant ses personnages au fenêtre et sur le toît. C'est très beau, et on peut regretter qu'il ne l'utilise pas plus. Là encore, je sais bien qu'il n'est pas le premier, que ces fenêtres servent sans doute depuis le permier festival, mais en ce qui concerne L'Acte inconnu, cela s'intègre dans cette grande cosmogonie de l'humanité, parlante, souffrante et riante aussi : le spectacle a cela de bienvenu qu'il se situe du côté de l'autodérision (c'est du moins comme ça que je l'ai perçu) et que tous ces acteurs semblent heureux d'être là. Qu'ils jouent des animaux, des hommes/femmes politiques, qu'ils chantent, se lamentent, ils jouent à "hommer". Crédit photo : © Christophe Raynaud de Lage Commentaires
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