Richard III, oui, pas celui de Shakespeare, mais de Peter Verhelst. En 2005, Ludovic Lagarde -compagnon au long cours de l'auteur Olivier Cadiot - découvre le texte de l'auteur belge. Libre variation à partir du héros historique, cette pièce contemporaine basée sur le schéma de celle de Shakespeare est la première de Verhelst traduite et jouée en France. Le texte explore en profondeur les états d'âme des femmes : la duchesse, Margaret ou la mère de Richard rongée par la culpabilité et comparant le cordon ombilical à un serpent. Le cloître des Carmes est un écrin et des arcades au tissu rouge sang s'affichent devant celles d'origine. La partition est rock n'roll et il y a là une grande beauté formelle, de rouge et de noir mêlée, aux éclairages léchés, aux costumes chatoyants. La mise en scène très cinématographique de Lagarde rappelle les films de genre américains. La tragédie vire à la farce. Chez ce Richard-là, pas de bosse ou de jambe traînante, la difformité est toute intérieure. Il se balade sapé comme un crooner de supermarché, costume satin turquoise, chaussures blanches, cheveux gominés. « Le but est : beauté, justice, pureté, perfectionnement », clame-t-il. L'excellent Laurent Poitrenaux est un dandy kitsch, électrique et assoiffé de pouvoir, habité. Mais ça ne suffit pas à combler la vacuité d'un texte qui s'étire sans fin.
Richard III par la compagnie Ludovic Lagarde, Festival In d'Avignon, Cloître des Carmes, 22 heures jusqu'au 26 juillet.
De pauline, posté le 06.12.07 à 22:22 
Je suis en 1ere litteraire,et je suis allée voir cette pièce.personelement,j'ai vraiment detesté.Certains gestes sont obscenes,trop poussé.Tout est trop en faite.Trop d'effets,trop de gestes,trop de tout..