Short de laine à carreaux, foulard et chaussettes rouges, chaussures bicolores et cheveux hirsutes, forcément hirsutes, de part et d'autre d'une sacrée trogne. En voyant arriver ce drôle de clown-mime, on l'imagine grand frère ou cousin lointain de Julien Cottereau, qui présentait son spectacle dans ce même théâtre l'an dernier et recevait, voilà quelques mois, le Molière de la révélation théâtrale. Mais il y a là moins de poésie, moins de part belle faite à l'imaginaire. Housch-ma-Housch (alias Semen Shuster) est un clown russe. Espiègle, il s'essaie à la magie, claquette, fait participer le public à grand renfort de rouleaux de scotch, fausses guitares et mains baladeuses. Il casse tout ce qu'il touche, d'où les « kaput » qu'il lance à répétition. Il joue la carte du cartoon efficace, petits et grands se gondolent. Sympathique, pourtant rien de neuf sous le soleil du cirque.
Kaput par Housch-ma-Housch à la Luna, Festival Off d'Avignon jusqu'au 28 juillet.