Le soixante et unième festival d'Avignon s'achève demain pour le In, samedi pour le Off. Le tandem de directeurs se félicite d'une fréquentation record : 100 000 entrées sur une jauge totale de 107 000, soit 93% de remplissage des salles, du jamais vu. Côté Off, quelque 700 000 entrées ont été enregistrées. Les manifestations gratuites ont aussi fait le plein : 40 000 personnes pour les expos et rencontres diverses et variées. Sur le plan artistique, voilà qui pourrait ravir les gardiens du temple, l'édition 2007 a vu le dialogue des générations d'anciens, d'Ariane Mnouchkine à Jean-Pierre Vincent et de la nouvelle garde. Si les propositions étaient inégales en matière de texte et de mise en scène, cette édition a consacré les acteurs, et quels acteurs : de Laurent Poitrenaux en Richard III à Nicolas Bouchaud en Lear, en passant par la troupe de Valère Novarina ou celle de Kryzstof Warlikovski dont l'adaptation d'Angels in America (illus.) a constitué la déflagration de ce festival. Pas grand-chose à dire de Frédéric Fisbach qui a brillé par sa réserve (contrairement à Thomas Ostermeier ou au controversé Jan Fabre dont l'empreinte avait fortement marqué les années 2004 et 2005). Vincent Baudriller et Hortense Archambault ont bouclé là le dernier festival de leur premier mandat et repartent pour quatre ans avec une formule sensiblement modifiée mais qui conservera le principe de l'artiste associé. Pour 2008, ce n'est pas un, mais deux créateurs qui épauleront la direction artistique : l'interprète Valérie Dreville et le metteur en scène Romeo Castellucci. On peut tout en attendre...