
Hier au
théâtre de la Bastille, second opus de Gisele Vienne : le feuilleton continue !
Eh bien,
I apologize n'a pas le côté S.M. chic, l'esthétique de papier glacé qui édulcorait, à mon sens, le propos d'
Une belle enfant blonde. Autant ce dernier était blanc, rose et lisse, autant
I apologize est noir, sang et sale. Les textes de Dennis Copper donnent le ton : bruts, incisifs, ils évoquent sa (?) vie de prostituée, sa dépendance à la drogue, sa détresse affective. Autobiographie ou fiction, peu importe. Le malaise qui en exsude empoisse le spectacle. Il est parfois difficile de ne pas détourner le regard quand les acteurs et danseurs se vautrent dans l'hémoglobine ou se roulent de longs baisers. C'est justement l'inconfort dans lequel se trouve le spectateur qui fait la force de
I apologize. Malgré quelques passages à vide, le spectacle touche son but : le mal-être est contagieux.