Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

Archives > Juin 2005

Magie des fondamentaux

Posté par fluctuat.net le 28.06.05 à 16:08 | tags : arts de la rue
Parade de feu en off de Viva CitéUne « Parade de feu » … Classique, peut-on se dire au premier abord. La rue en a vu tant et tant, qui sait plus que la salle, accueillir les quatre éléments dans leur dimension spectaculaire. Et pourtant, après s’être extirpé de la parade colorée et carnavalesque des Oiseaux de feu de la compagnie allemande Titanick, c’est à un vrai moment de magie que l’on assiste, en suivant le déambulatoire de La Salamandre.
« Magie », encore un terme galvaudé. Là, cependant, il est plutôt approprié car beaucoup d’éléments de ce spectacle y font écho : maquillages ethniques, costumes dont les sobres broderies rappellent d’autres continents, musiques apaisantes (le montage fait parfois bizarrement se succéder tangos et gongs, liturgie et danse de salon). Pas de prétention pourtant dans cette invite à la promenade intérieure ; un simple moment passé ensemble, le chemin éclairé par des langues de feu et des acteurs, en pleine possession de leur (pyro-)technique et de leur gestuelle. Leur calme est communicatif, leur concentration gagne le public et crée les conditions idéales pour que le sens du spectacle, beau de simplicité et d’inventivité, ait les meilleures chances de se déployer.
On a peu vu La Salamandre en France, ces dernières années. Ce week-end, c’est en Off qu’ils passaient à Sotteville-les-Rouen, au festival VivaCité. En Off également, ils seront à Chalon-Sur-Saône, pour le festival Chalon dans la rue. C’est souvent là le sort de ces « petites formes » de spectacles de rue, grandes par leurs qualités professionnelles et par le travail de préparation et de création qu’elles nécessitent.
On peut aussi retrouver La Salamandre, ses productions et son calendrier de tournée sur leur site web.

La Salamandre au festival VivaCité, Sotteville-les-Rouen, les 24, 25, 26 juin. Et prochainement à Chalon dans la rue entre le 21 et le 24 juillet.



Ateliers d'écriture critique : introducing...

Posté par fluctuat.net le 27.06.05 à 11:50

Fairy Queen, Olivier Cadiot mis en scène par Ludovic Lagarde  En complément de ses invitations à faire partager l'expérience des scènes contemporaines en Théâtre, Danse, Cirque et Arts de la rue,  la rédaction Scènes de Fluctuat.net et les contributeurs du blog Saisons proposent depuis 2 ans maintenant des ateliers d'écriture critique.

Le premier du genre, créé en partenariat avec le théâtre de la Colline à Paris, avait porté sur La Scène de Valère Novarina, et permis une rencontre fructueuse avec l'auteur et metteur en scène.
D'autres ateliers, saisonniers ou annuels, avaient suivi en partenariat avec la MC93, le Théâtre de l'Odéon, la Villette et bien sûr la Colline. Le dernier en date a par exemple porté sur Fairy Queen mis en scène par Ludovic Lagarde au mois de juin (lire les critiques des participants). 
C'est essentiellement notre contributrice Floriane Gaber qui les anime aujourd'hui. N'hésitez pas à nous contacter (T. 01.44.90.03.08) pour plus d'information.    







Dernier week-end à Vitry pour l'Illusion comique

Posté par Anne le 25.06.05 à 13:58 | tags : théâtre
Fred Nauzyciel dans l'Illusion ComiqueVous aviez peut-être raté la très intéressante mise en scène de Frédéric Fisbach de L'Illusion comique qui ouvrait la saison 2004 du théâtre de l'Odéon : la tournée du spectacle, qui a sillonné toute la France, se termine ce week-end au Studio-théâtre de Vitry avec trois représentations (aujourd'hui à 14h et 18h30, demain à 15h). Une dernière occasion donc de profiter de ce chef-d'oeuvre baroque de Corneille, véritable célébration du "théâtre dans le théâtre", dont la troupe s'est visiblement délectée. On appréciera tout particulièrement la truculente Laurence Mayor qui campe un Matador réjouissant tout droit sorti de la Commedia dell'Arte ainsi que Benoit Résillot, en parfait Pridamant comédien-spectateur médusé des aventures de son fils et de l'efficacité de l'illusion théâtrale dont nous sommes tous témoins.

L'Illusion comique, c'est au Studio-théâtre de Vitry jusqu'à demain.



Revue Colline n° 4 : Toni Negri

Posté par fluctuat.net le 24.06.05 à 17:20 | tags : colline, revue, web
Toni Negri on screen La question qui nous taraude : La jeune Revue Colline.fr sera-t-elle présente au Salon de l'édition théâtrale ce week-end (cf. post précédent), elle qui fête en juin son quatrième numéro, entièrement consacré à Toni Negri ?  La réponse n'importe pas tant, puisqu'il n'est pas forcément nécessaire de passer par un stand ou de devoir trouver une librairie spécialisée pour se la procurer. Originale et très design (cf. la présentation sur aeiou), cette initiative multimédia (sons, textes, vidéo) de la Colline est exclusivement accessible sur la toile.  



Le Théâtre tient salon

Posté par fluctuat.net le 24.06.05 à 17:18
Des éditeurs et des tomes Organisé pour la troisième année consécutive dans le cadre de la très sympathique Foire Saint-Germain à Paris, le salon du théâtre et de l'édition théâtrale a lieu ce week-end (les 27 et 28 mai 2005). l'occasion de croiser l'Arche éditeur ou la jeune Revue du Rond-Point, comme l'équipe de la MC93 au  grand complet et une pléiade d'auteurs contemporains. En une seule page de présentation, le site n'est certes pas bien folichon mais tout se passe comme en scène : ambiance propre à la grande famille (et aux mille familles) du théâtre, improvisations joyeuses et éditeurs avenants. Soit un ultime rendez-vous estival à Paris avant le clap de fin de saison, et zou, cap sur le festival d'Avignon.  Télécharger le programme complet en PDF.          



Transports scèniques à Sibiu

Posté par Floriane le 20.06.05 à 11:35 | tags : arts de la rue, festival, international
Un Tramway conduit par Gavriil PinteAh ! Sibiu, la Roumanie : sa campagne, son festival égaré dans les villages, dans les églises en réaffection ou au sommet des collines ! Plus que jamais, c’est là que la rue se réinvente, reprend tout son sens, dans ce qu’elle vient surprendre le quotidien. Quand, en plus, la proposition artistique est d’une qualité expressive qui va bien au-delà de l’animatoire, on ne peut que remercier ceux qui, depuis des lustres, continuent d’y croire et de faire confiance aux équipes, sans cesse renouvelées, qui choisissent l’espace public pour se produire. Cristian Popescu, poète roumain mort jeune, a su inspirer, au travers de son œuvre et de sa vie, son ami metteur en scène Gavriil Pinte. Popescu, en effet, rêvait d’acquérir un tram, n°26, et de lui voir traverser les rues de Bucarest, en diffusant ses rêves et sa poésie.
C’est aujourd’hui chose faite puisqu’une équipe de comédiens s’est emparée de ses textes pleins d’humour et d’émotion, de son univers familial, de ses fantasmes d’amour-fascination pour la femme-mort-Apocalypse, le tout en un parcours ludique et généreux. Solides, les acteurs qui ont à défendre leurs personnages, à deux doigts des passagers, tout prêts à se laisser distraire par l’activité au dehors du tram ou à se laisser séduire par la beauté des paysages traversés !
Inventive, la mise en scène qui sait exploiter, sans que se sente la contrainte, l’espace oblong du tramway ! Et le tout plonge les spectateurs dans une heure de plaisir simple de la découverte et de la rencontre, des émotions partagées, des souvenirs égrénés, presque offerts. Un aller-retour vers soi-même, somme toute, dans ce Tramway nommé Popescu.

Mes Gavriil Pinte. Vu au Festival de Sibiu, 12ème édition, juin 2005



Rien ne va plus à la MC93

Posté par Catherine le 10.06.05 à 13:58 | tags : cabaret musical, mc93, théâtre
Faites vous jeux...Pas le temps de vous déplacer jusqu'à Las Vegas ? Point trop d'argent à perdre ? Et pourtant envie de goûter à l'ambiance casino ? Un bon Ersatz : la petite salle de la MC93. Pour les yeux, le vert des tapis de la Roulette, le rouge d'un énorme lustre, les couleurs vives des néons clignotants, les costards blancs, les robes à paillettes. Pour les oreilles, les jingles, le vrai fond sonore de salle de jeu sur bande, la musique d'ambiance jouée en direct par un orchestre. Certains s'y trompent et croient pouvoir commander au barman un whisky quand celui-ci ne propose que Kro ou Heineken.

Plusieurs éléments se répondent dans ce décor : des textes d'auteurs (pour une étude plus approfondie du sujet, il est cependant recommandé de relire tranquillement chez soi Le Joueur de Dostoïevski ou Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Zweig), un film-maison, des plays-back, des pas de danse. Les moments les plus fabuleux restent les riffs effrénés de la guitare électrique dans les morceaux (eux aussi maison et en direct) qui évoquent la folie du jeu.

Rien ne va plus, par les Sentimental Bourreau, c'est jusqu'au 26 juin 2005 à Bobigny.




Festival d'Avignon 2005

Posté par fluctuat.net le 06.06.05 à 12:49 | tags : festival
Suivez le fil...  Le programme du Festival d'Avignon 2005 est en ligne. Avec une organisation remaniée et une direction artistique associée depuis 2004 (Thomas Ostermeier l'an dernier), le festival d'Avignon est en passe de réussir en profondeur sa mutation après le bilan catastrophique de l'été 2003. Avant Joseph Nadj en 2006 et Frédéric Fisbach en 2007, c'est donc Jan Fabre qui cette année a été chargé de composer en partie les cartes de ces nouveaux territoires de la création contemporaine. Et avec quels horizons ! Cap sur la création flamande (et aussi néerlandaise) donc, avec cinq spectacles du metteur en scène d'Anvers, mais aussi : Wim Vandekeybus, Jan Lauwers, Arne Sierens, Marina Abramovic et Michael Laub. Côté Français, et valeurs sûres de la création contemporaine, citons les créations de Christian Rizzo, d'Olivier Py, Jean-Michel Bruyère, Jean-François Peyret, Jean Lambert-wild et Josef Nadj.
MAJ félicitations au nouveau site internet de la manifestation, dont l'accessibilité et l'ergonomie ne peuvent qu'inciter les internautes à faire un crochet par Avignon cet été (demandez le programme en ligne et via PDF ; réservation par tél et via fnac.com). Quant au programme d' Avignon Off, c'est par ici.   

MAJ : Voir aussi l'actualité du festival d'Avignon 2006 




Biennale de la Marionnette 2005

Posté par Catherine le 06.06.05 à 12:37 | tags : festival, marionnettes, parc de la villette
Sensualités fragiles, sensualités d'argile, par La Compagnie s'appelle Reviens  La BIAM troisième du nom, c'est en ce moment. Côté nouveautés, elle s'étend sur plusieurs sites (la Villette toujours, mais aussi Pantin, Aubervilliers, Noisy-le-sec et Cergy-Pontoise), comme ça il n'y a pas que Paris qui en profite. Une petite déception : à la Villette, l'ambiance y est beaucoup moins festive que lors des précédentes éditions. D'abord, la programmation y est plus réduite, les spectacles sont éclatés aux quatre coins du parc et, surtout, il n'y a plus de ces petits spectacles gratuits en extérieur pour aguicher le chaland. Les marionnettes sont bien cachées, il faut les chercher.
Par exemple, derrière le Cabaret Sauvage, en longeant le canal, après le pont, à la Halle aux Cuirs. Là, La Compagnie s'appelle Reviens présente encore ce soir et demain soir un spectacle étrange et très sensuel Etats de femmes : plusieurs femmes d'argile, de bois, de sable, de sucre, quatre hommes de chair, des échanges, des sensations, de la poésie. Joli.

BIAM 2005 (demandez le programme). Du 12 mai au 5 juin 2005.





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