Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

Archives > Octobre 2005

Reprises jubilatoires de Jean-François Sivadier à Nanterre

Posté par Anne le 19.10.05 à 10:21 | tags : jean-françois sivadier, nanterre-amandiers, théâtre
La Mort de Danton : Les comédiens de Sivadier bien vivants !En pleine tourmente du festival d'Avignon 2005, Julie de Faramond nous avait dit ici le plus grand bien de la pièce de Georg Büchner La Mort de Danton mise en scène par Jean-François Sivadier. Un spectacle débordant d'énergie servi par d'excellents comédiens (dont le fameux Nicolas Bouchaud !). Fluctuat avait également été enthousiasmé par la Vie de Galilée, montée d'abord au Théâtre de Gennevilliers en février 2003, et en avait profité pour interviewer JF Sivadier et Nicolas Bouchaud.

Quand on aime, on ne compte pas ! On vous signale donc à lire dès aujourd'hui "l'ogre doux", un tendre portrait du metteur en scène dans le Libé du jour. Et l'initiative bien sûr du Théâtre des Amandiers à Nanterre qui reprend ces deux pièces cette saison, après le succès l'an dernier d'Italienne, scène et orchestre. On peut voir La Mort de Danton tous les jours (sauf lundi) jusqu'au 23 octobre, il reste encore quelques places. Pour réserver, c'est par ici ! Le défi est d'une autre envergure pour la Vie de Galilée puisqu'il ne reste qu'une date, le 22 octobre à 16h, déjà complète ! Les plus motivés tenteront quand même leur chance au théâtre de Nanterre ! Et en cas d'échec, pourquoi ne pas aller faire un tour au Triage ?



Au pied du Mont Ararat, le théâtre des mondes

Posté par Floriane le 17.10.05 à 17:56 | tags : international, théâtre
Les touristes qui sillonnent les routes ensoleillées d’Arménie, entassés dans des minibus habiles, sont bien arméniens, mais ils n’habitent pas leur pays. Ils sont nés en Iran, en Turquie, à Erevan ou ailleurs, mais ils vivent en Amérique, en Espagne, en Allemagne … Et pourtant, ils consacrent leurs vacances à revenir contempler les paysages arides ou incroyablement verts, les églises aux toits en parapluie … de leur pays d’origine. Au même moment, la capitale Erevan accueille des artistes du monde entier, dans le cadre du festival annuel Highfest. Les uns s’en viennent, d’autres repartent : l’Arménie ancestrale est une terre de passage et d’hospitalité qui sait ne pas faire mentir son nom.
Parmi une bonne trentaine de troupes locales et internationales invitées, dur est le choix, tant les propositions sont variées et souvent de qualité. Alors, autant y aller au coup de cœur. Un premier avec Sheranik du Yerevan State Pantomime Theatre, spectacle contemporain inspiré des miniatures qui illustrent si délicatement les manuscrits nationaux. Le théâtre en Arménie, et la pantomime en particulier, remontent en effet à la nuit des temps (illustrations et recherches à l’appui) et les silhouettes revivifiées donnent un régal de couleurs et d’images au spectateur contemporain. Plus étonnant encore, mais tout aussi plastique, The Moths par le Theatre of Plastic Drama Chelovek (photo), de Omsk en Russie, une fable d’amour et de mort tirant aisément vers une esthétique orientale. Les images parlent d’elles-mêmes, d’une modernité assumée malgré les évidents emprunts aux estampes traditionnelles. L’expression, aux confins de la pantomime, de la danse et de l’acrobatie, est un mélange agréablement subtil de toutes les ressources posturales et gestuelles qui peuvent véhiculer les sentiments universels. L’Est, plus que jamais, sait faire appel à ses racines pour s’inventer un présent fructueux, calmement ancré dans des siècles d’histoire face à une mondialisation affolée, aux racines volatiles.







Scènes à l'écran (3) : Ubuweb

Posté par fluctuat.net le 17.10.05 à 12:31 | tags : audio, videos en scènes, web

Ubu web Fondation


Notre série sur les ressources web & multimédia, entamée cet été avec les présentations de Nadine et de ImpulseTanz, se poursuit aujourd'hui. Focus sur le phénix Ubuweb, serveur plusieurs fois donné pour crashé et récemment ressuscité.

Ubuweb est mort, vive Ubuweb ! Annoncé comme mort en juin dernier (le site avait officiellement fermé), c'est un plaisir énorme que de retrouver le serveur Ubuweb à nouveau disponible depuis septembre 2005. Pour ceux d'entre vous qui ne connaissaient pas cette mine de ressources undergound, il suffit de lire les différents posts que Aeiou était allé y glaner : Phone art ici, où Ubu remettait au goût du jour (et en audio) la première création médiatique par téléphone(s) interposé(s) : c'était dans le cadre d'une exposition .. en 1969, bien avant l'invention du GSM. Ou ici, quand Ubu fêtait encore l'ouverture de son "département" films, avec cette mise en ligne de 4'33 de John Cage, interprété par le Philharmonique de la BBC en 2004.
Qu'est-ce que Ubuweb ? Une caverne d'Ali-Baba des cultures modernes et contemporaines (poésie concrète, musique expérimentale, arts de la scène, littérature mais aussi histoire, philosophie, anthropologie), une mine d'or de ressources audio, mp3 et vidéo, et le nec plus ultra de la diffusion alternative depuis que le web est web. Ou comment combiner, via ftp, à la fois les talents d'éditeur indépendant, d'archiviste, de commissaire d'expo et de programmateur musical. Vous voulez essayer ?

Samuel Beckett © Ubuweb Foundation / DR]



PONI à Nantes : deux titres en écoute

Posté par fluctuat.net le 14.10.05 à 16:26 | tags : audio, entretien, performance

Entretien avec Franck Pay sur fluctuat

A écouter en lisant cet entretien, deux titres du collectif de danseurs, musiciens et performers PONI.
On soupçonne un brin de malice dans le nommage des morceaux qui donnent pourtant un parfait aperçu de leur Bacterial Tour : ne vous fiez pourtant pas à l'enrobage des titres, c'est dans le moins ragoûtant des deux que se l'on trouve la plus belle perle...
PONI sera en concert multi-performances à Nantes au Lieu Unique le 19 octobre prochain.

Bacteria

Butterfly

(merci à Franck Pay et PONI pour leur aimable autorisation)




Festival Danse en vol : Décollage !

Posté par Julien le 13.10.05 à 21:32 | tags : danse, international
Dasne en vol : jump !La 5ième édition du festival Danse en vol se poursuit jusqu’au 29/10 dans plusieurs lieux de Bruxelles. Porté par le Théâtre de l’L, cet événement en biennale est aujourd’hui un des plus pertinents en Europe pour le repérage de l’émergence chorégraphique. Excepté Tiago Guedes (Matériaux Divers), on y croise pas de noms connus et reconnus : Danse en Vol évite l’analogie, la programmation automatique, le copier-coller. Dans leur majorité, les productions sont des commandes, la prise de risque est donc réelle, les résultats non garantis. Pour autant, le théâtre de l’L ne joue pas à la roulette avec les projets choisis, qui ont été suivis depuis plusieurs mois, et continuent à l’être à l’issue du festival au moyen de résidences ou d’autres commandes.

Seule prime la curiosité pour aborder une telle programmation, dense et répartie sur plus de trois semaines. A mi-parcours, plusieurs propositions se sont montrées vraiment convaincantes : Delay versus duo de Franck Beaubois et Patricia Kuypers (Transition), une interaction danse-vidéo jouant avec la persistance des images et des mouvements sur un écran, La cacahouète de Mélanie Munt et Charley Case, ou Plis de Barbara Mavro Thalassitis. On se délecte aussi d’une foule d’interludes ludiques et saugrenues : La Tentative n.6899 de Gwendoline Robin pour faire décoller une chaise avec elle dessus (verdict : ça ne marche pas), la conférence « multimédoigt experimenthol » d’Antoine Defoort, ou l’atelier chorale « nous sommes les robots » qui démontre que Philippe Glass et Kraftwerk passent aussi très bien a cappella.

Vu au Théâtre de L', 5e édition de Danse en vol, actuellement à Bruxelles 
du 1er au 29 octobre 2005



Cirque Plume : Plic Ploc coule de source

Posté par Catherine le 07.10.05 à 17:31 | tags : cirque, cirque plume, parc de la villette

photo17.jpgUne piste de cirque, c’est rond, non ? Enfin, traditionnellement. Bien sûr, le nouveau cirque nous a parfois habitués à toute une fantaisie de dispositifs, en face-à-face, en l’air, sans piste définie… Le Cirque Plume, lui, fait du cirque en frontal, comme au théâtre (ce qui n’est pas bête d’ailleurs : il peut ainsi tourner son spectacle dans… les théâtres de France !). Malgré cela, alors que d’autres, sur leur piste ronde, essaient autant que possible de raconter une histoire comme au théâtre, le Cirque Plume préfère - comme au cirque - présenter une succession de numéros. Avec un orchestre qui accompagne les contorsionnistes, acrobates, jongleurs, clowns…
Pourtant, les numéros du Cirque Plume sont comme nulle part ailleurs. Ce sont des mondes qui s’ouvrent et des images pour toujours : une prairie de métronomes parsemée de coquelicots, une envolée en parapluie rouge, un immense cœur né du reflet de l’eau, un soubassophone qui accouche d’une jeune fille, c’est « quand j’étais jeune » énoncé avec l’accent franc-comtois. C’est splendide, c’est apaisant, c’est magique.   
L’arrêt brutal et récurrent pour cause de « plic ploc, il pleut sur la piste, halte là, que se passe-t-il », le fil rouge du spectacle, n’en est donc que plus violent. Heureusement, ces (faux) accidents sont source (oui, source) de nouveaux plaisirs visuels autour de l’eau. De parfaits moments de cirque plume.
Avec Plic ploc, vous avez donc deux spectacles en un : le spectacle plic, et le spectacle ploc. Alors bien sûr, ça dure deux fois plus longtemps (deux bonnes heures). Mais au final, vous y gagnez cette bien agréable impression de ne pas avoir été floué, d’en avoir pour vos sous ! Vous verrez : ça fait un bien fou !

Plic Ploc - le nouveau spectacle du Cirque Plume au Parc de la Villette, Espace Chapiteaux
du 22 septembre au 27 novembre 2005, Réservations : 01 40 03 75 75




Cabaret Levin - Que d'Espoir ! à la Tempête

Posté par Catherine le 07.10.05 à 17:23 | tags : tempête / cartoucherie, théâtre

Cabaret Levin. Photo DREn parallèle et en écho à la pièce Meurtre (lire la chronique), Laurence Sendrowicz présente Que d’Espoir ! un cabaret satirique conçu à partir de textes courts et de chansons que Hanokh Levin a écrit tout au long de sa vie pour le cabaret. Un petit régal, révolutionnaire à souhait.

Que d’Espoir ! Cabaret de Hanokh Levin, texte français et mise en scène Laurence Sendrowicz, création musicale Benoît Urbain
Au théâtre de la Tempête (www), du 24 septembre au 23 octobre 2005 (relâche les 13 et 14 octobre), du mercredi au samedi à 19 heures, le dimanche à 15 heures. Réservation 01 43 28 36 36

+ lire la chronique de Meurtre de Hanokh Levin (Tempête) sur Fluctuat.net 






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