Archives > Décembre 2005Stade en fêtes, Jules Verne en berne ?Posté par fluctuat.net le 19.12.05 à 18:48 | tags : comédie musicale
Proposé à la publication sur le blog Aeiou, le cri d'un spectateur-consommateur en colère trouvait plus naturellement à être posté sur Saisons. En cause, la comédie musicale Voyage au centre de la terre, d'après Jules Verne, que le Stade de France donnait ce week-end pour les fêtes. Un témoignage énervé par Bastien Van Cuyn : " J'ai assisté au spectacle Voyage au centre de la Terre ce samedi 17 au Stade de France. Quelle tristesse, un vrai crève-coeur ! Un spectacle déprimant, conçu et interprété par des déprimés. Quel sinistre hommage à Jules Verne ! Très efficace pour dégoûter les jeunes et moins jeunes de toute envie de découvrir son oeuvre ! Quel mépris du public et pour l'expression artistique. Extravaganza, histoires du cirque américain Noël est également la période des "beaux livres" et parmi ceux-ci, une somme, consacrée au cirque, rédigée par l'un des spécialistes français de l'histoire du genre : Pascal Jacob, accompagné pour l'heure du photographe Christophe Reynaud De Lage. L'éditeur, Jean-Pierre Engelbach, a eu le génie d'imposer sa vision des choses : "L'histoire ne m'intéresse que si elle nous parle du présent", aussi les illustrations de cette saga du cirque américain ne sont-elles pas (seulement) des documents d'archive (dont regorge par ailleurs la collection de Pascal Jacob) mais bien des photos contemporaines, prises un peu partout aux Etats-Unis par le photographe français.Au final, Extravaganza, histoires du cirque américain (réédition, paru aux Editions Théâtrales en 2002) est un mélange parfaitement réussi d'érudition et de témoignage, parfois assez critique, de la persistance des grands traits caractéristiques des States, jusque dans la création circassienne : démesure, tape à l'œil, etc. Rien n'a changé, pourrait-on croire, depuis les origines, il y a environ deux siècles. "So french" : les Américains qualifient ainsi cette vision croisée qui ne fait pas la part belle à la brosse à reluire, même si un amour profond affleure à chaque ligne. Une belle façon de s'instruire mais aussi de comprendre, peut-être un peu mieux, le monde du spectacle aujourd'hui. Noël : sous les sapins, le cirque ! A Paris, Noël rime traditionnellement avec cirque. Depuis quelques années, en effet, la pelouse de Reuilly se couvre de chapiteaux, accueillant plusieurs enseignes, Gruss sort sa dernière création et le Cirque d'hiver se prépare pour le Festival mondial du cirque de demain, autour de l'Ephiphanie.Cette année encore, la toute jeune coopérative 2rue2cirque (voir post précédent) ne déroge pas à la règle, puisque c'est la compagnie Rasposo qui occupe la Pelouse avec deux spectacles : Cirque en fil, du 24 au 31 décembre, et Parfums d'Est, du 2 au 14 janvier. Le parquet de bal des 26 000 couverts abrite, quant à lui, Le Grand bal, du 22 décembre au 1er janvier avec, ce jour-là, à 13h, un Cabaret philosophique consacré à l'ennui : tout un programme pour l'année qui s'en vient. Chez Alexis Gruss, on pourra voir jusqu'au 19 février, le tout nouveau Impressions sur la sciure, et au Grand palais, nouvellement réouvert à l'accueil public Jours de fêtes, mêlant grandes roues et numéros présentés notamment par les élèves de l' Ecole de cirque de Rosny, du 15 décembre au 2 janvier. Le Manteau - La Jacquerie déshabille Gogol
Une telle construction ne facilite pas l'adapation du texte à la scène : le spectateur est habitué à voir le spectacle finir quand la boucle est bouclée. Mais la difficulté majeure vient certainement du peu d’action que comporte l’histoire - Akaki est justement un être solitaire… La compagnie La Jacquerie n’évite pas la présence, parfois un peu lourde, d’une narratrice, présentatrice omniprésente qui va jusqu’à commenter pendant leur déroulement les scènes qu’elle introduit. Mais en adoptant la forme du cabaret, Alain Mollot permet à sa troupe de s’adonner à toute sorte de fantaisies ravissantes : chants, danses, jeux masqué, jeux d’ombres, manipulation de marionnettes… La grande star de ce spectacle, c’est bien sûr la marionnette, qui prouve encore une fois toute sa force et tout son potentiel tragique. A voir en attendant de s'offrir un nouveau manteau pour l'hiver, non ? Le Manteau, d'après Gogol, adaptation et mise en scène Alain Mollot - compagnie La Jacquerie. cabaret musical pour comédiens, masques et marionnettes |
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