Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

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Rizzomatique

Posté par JdF le 31.03.06 à 13:42 | tags : cité internationale, théâtre
Étrange d'être confronté au spectacle de Christian Rizzo, Autant vouloir le bleu du ciel et s'en aller sur un âne. Le titre, déjà est tout un programme. Le spectacle ressemble beaucoup à une performance. Christian Rizzo est seul sur une scène divisée en deux espaces éclairés en rouge. Il se prête à des métamorphoses, s'enroule les membres dans des chiffons, qu’il couvre d'un bas pour le découper ensuite et en extraire du tissu qui ressemble alors à des oreilles de lapin. Il se met une perruque, se frotte le visage sur une surface couverte de paillettes et apparaît alors comme recouvert d'un masque scintillant. Tout cela se déroule lentement. Rizzo prend son temps, au point d'impatienter quelques spectateurs qui quittent les travées. Ils ont eu tort, à mon avis car tout à coup, le corps de Rizzo s'est mis en mouvement : sur une musique assez violente, il oscille, se cabre et  le spectacle capte alors intensément l'attention. Mais déjà tout s'éteint et Rizzo vient saluer, il nous laisse avec des interrogations sur ce qu'on a vu. Il s'est passé quelque chose.
 Le spectacle ne dure que jusqu'à mardi 4 avril et demain samedi 1er, à 17h, le Théâtre de la Cité Internationale propose une conférence sur la danse contemporaine et ses rapports aux autres arts. De quoi nourrir la réflexion que le spectacle nous aura inspirée.



Automne et hiver, miroir de toutes nos névroses

Posté par Anne le 31.03.06 à 13:14 | tags : arts visuels, bastille, théâtre

Alors que la compagnie des Lucioles nous régalait avec Eva Peron dans la grande salle du Théâtre de la Bastille (chronique par ici, interview de Martial di Fonzo Bo par là) ; elle nous présente maintenant une tout autre facette de son travail, toujours à la Bastille, la pièce de Lars Norén Automne et Hiver, mise en scène par Mélanie Leray et Pierre Maillet. Même compagnie donc, mais ambiance radicalement différente : ici point de travestissement, de carnaval grandiloquent, ni d’orchestre délirant ; tout ce qui fait habituellement la marque des Lucioles est absent. Les spectateurs prennent place alors que les comédiens sont déjà sur scène, confortablement installés autour de la grande table Ikea pour le sacro-saint dîner familial. La mère, formidable Catherine Riaux, toute de rose vêtue, virevolte autour de son mari et de ses deux grandes filles, ne cessant de sanctifier la réussite familiale. Evidemment, on sait déjà que cette apparence de bonheur ne va pas durer. Ann, la cadette, va faire exploser le consensus. Marginale, élevant seule son fils, elle vomit l’hypocrisie parentale, hurle à tout rompre sa douleur et cherche désespérément un coupable. Qui est responsable de sa souffrance, de son délabrement ? Le père trop aimant ? La mère perverse et hystérique ? Ann exige des explications. Malaise garanti tant cette famille concentre à elle seule toutes les névroses possibles et imaginables. Mais le plus intéressant dans la pièce de Norén est le refus d’identifier un coupable ou un crime. Tour à tour, chacun des personnages apparaît à la fois comme victime (de sa propre souffrance) et bourreau (de ce qu’il fait subir aux autres). Et l’on comprend alors que c’est la cellule familiale elle-même qui sécrète angoisse et frustration. Le parti pris réaliste ne fait que renforcer le mal-être, ici point de catharsis possible, point d'issue : la famille ne meurt jamais...
Automne et hiver, au théâtre de la Bastille, jusqu'au 8 avril (photo Christian Berthelot)






Théâtre à la sicilienne

Posté par JdF le 30.03.06 à 14:02 | tags : des planches et des livres, théâtre
Toujours vers le Sud (cela fait rêver en ces temps de grisaille), nous nous arrêterons aujourd'hui en Sicile : Cent ans de théâtre sicilien, c'est un livre qui vient de paraître aux éditions de l'Harmattan. L'auteure, Evelyne Donnarel passe en revue une soixantaine de pièces écrites au cours du XXe siècle, analyse les liens qui existent entre elles, leurs rapports à la réalité sicilienne, enclavement, poid de la la tradition, violence, et l'usage, par leurs auteurs, du langage dialectal.

Evelyne Donnarel, qui enseigne à l'université de Toulouse II, a aussi fondé une compagnie de théâtre étudiant qui joue les pièces de ces auteurs siciliens. L'occasion de découvrir une production théâtrale qui, à l'exception de l'œuvre de Pirandello, demeure encore mal connue.



Vers le Sud

Posté par JdF le 29.03.06 à 09:41 | tags : danse, festival, théâtre
Affiche de Mira
Continuant sur notre parcours qui nous a amené à Pau, puis à Avignon : c'est encore à Toulouse et, pour la première fois, à Bordeaux que le festival ¡Mira! revient pour donner à voir et à entendre les artistes les plus représentatifs et novateurs de la création théâtrale, chorégraphique et musicale contemporaine d’Espagne et du Portugal. Mira!, c'est une manifestation biennale, et il y a deux ans, on en avait beaucoup parlé dans ce magazine - souvenirs, souvenirs ... Et, donc, comme la dernière fois, « ¡Mira! » parie sur de nouveaux  auteurs, sur l’audace de formes nouvelles, sur la rencontre vivifiante entre des artistes à découvrir et un public qui ne demande qu’à être étonné.

Jusqu'au 1er avril au Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, jusqu'au'8 avril, au Théâtre national de Toulouse, ¡Mira! sera aussi un lieu d’échange, de confrontation d’idées entre professionnels, artistes et intellectuels de France, d’Espagne et du Portugal. Il proposera un vaste programme de tables rondes et de conférences, des stages de formation transnationaux (danse, théâtre musical, théâtre), des lectures, des traductions, des sur-titrages de pièces de théâtre contemporaines, des éditions, des co-productions de spectacles, des résidences d’artistes…





Antoine et Cléopâtre à la Tempête

Posté par Nedjma le 28.03.06 à 16:00 | tags : théâtre


C'est un spectacle singulier, mis en scène par Noël Casale. Le plateau, d’une profondeur immense, est presque vide de décor, seulement parsemé de bougies. Ambiance… contemplative. Cléopâtre et Antoine, tandem d’amants terribles, font leur entrée. On croit difficilement à leur histoire d’amour. La distribution et la partition des acteurs surprennent. Un César fluet, une Cléopâtre qui manque de charisme, un Lepide aux allures de dandy, un Enobarbus sautillant. On se demande un certain temps ce que c’est que cet otni (objet théâtral non identifié ?!) puis peu à peu le charme opère.
A la fin de la première partie d’abord, quand les triumvirs, leurs partisans et Pompée se retrouvent après avoir scellé leur accord, pour une scène de beuverie réjouissante. Et dans la seconde surtout, plus âpre et intime. Les squelettes d’arbres ont laissé place à des ballons de couleurs. Antoine (Yann Boudaud), dévasté par la perte de l’amour prend la pleine mesure de sa chute après son ascension fulgurante. Shakespeare, enfin. Antoine et Cléopâtre, jusqu’au 2 avril 2006 au Théâtre de la Tempête.




Avignon d'août à juin

Posté par JdF le 28.03.06 à 10:01 | tags : avignon off, festival d'avignon 2006
Bon, puisque je viens de m'éreinter à expliquer que mon propos n'était pas de moquer les efforts de ceux qui s'emploient à développer une vie culturelle dans les villes laissées pour compte de la décentralisation théâtrale, je m'attaque à l'autre versant du problème : Avignon et sa sur-offre culturelle (si vous me permettez le néologisme). Vous me direz, cela ne dure que trois semaines : en comptant le off, cela fait donc plusieurs dizaine de spectacles différents par jours. Le reste de l'année, néanmoins, le Théâtre municipal (illus.), le Théâtre du Chêne noir ou le Théâtre des Carmes programment des spectacles toute l'année. Bref, je voulais parler de la programmation du Festival 2006, mais voilà que je me suis laissée entraîner à parler de tout autre chose. Vous ne perdez rien pour attendre : j'y reviendrai.



Enfin le jour présente

Posté par JdF le 27.03.06 à 11:28 | tags : danse, théâtre, théâtre au cinéma
M'apercevant que, dans ce blog, nous parlons de manifestations parisiennes, bruxelloises, avignonaises, et de certaines bien plus exotiques, mais qu'il y a un grand vide : quid des régions de notre beau pays qui n'ont pas la chance d'accueillir, quelques semaines par an, un festival de renommée internationale ? Eh bien, j'y remédie aujourd'hui en évoquant la bonne ville de Pau. Pau, c'est joli, c'était une station thermale fort courue au XIX e siècle, George Sand en parle dans ses mémoires et un épisode des Faux-Monnayeurs (qui ne l'a pas lu pour préparer le bac français ?) s'y déroule. Bref, Pau, c'est un petite ville au pieds des Pyrennées où l'association "Enfin le jour" programme des spectacles, mais aussi des films et des conférences. La prochaine : "La plupart du temps la danse contemporaine m'ennuie" - Prometteur, non ? - aura lieu jeudi 30 à 18h30 et cela se passe dans l'amphithéâtre de l'ESAC, Villa Formose, 74 allée de Morlaàs. Pour ceux qui habitent à Pau ou dans la région ou qui auraient l'occasion d'y passer, le site propose un agenda recensant les manifestations des prochains mois : au programme, films de Marguerite Duras et un stage de Buto. Pourquoi ne pas envisager d'aller au mois d'août s'exercer à cet art et contempler les premières cimes des Pyrennées ?



L’imaginaire : encore et toujours !

Posté par Floriane le 24.03.06 à 12:43 | tags : international
Le Festival de l’Imaginaire concocté par la Maison des cultures du monde en partenariat avec différents théâtres parisiens, poursuit sa route jusqu’au 9 avril. Plus que quelques jours, donc, pour profiter de l’incroyable programmation  que Chérif Khaznadar et son équipe ont mise au point pour cette dixième édition. Spectacles et rituels du monde entier se sont succédés, jusqu’à présent, à un rythme étourdissant : danses de cour de Solo (Java), musique des Acholi d’Ouganda, rituel du Zâr (Iran), danses des bissu de Sulawesi, pleureuses de Colombie, Tchiloli de Sao Tome … La tête tourne rien qu’à lire cette richesse, cette variété, cette profonde connaissance, ce respect et cet amour de l’autre et de ses expressions qui président à ce travail de recherche, depuis des décennies, et dont le festival n’est que la quintessence, offerte aux spectateurs parisiens.
Reste à découvrir, ce week-end, les Danses et tracés sur le sable de Vanuatu; les Mille et une nuits contées par l’Egyptienne Chirine Al Ansari. La semaine suivante, les marionnettes sur eau du Vietnam feront leur retour à Paris. Un concert de musique abbasside et des chants et danses des Pwöpwöp de Nouvelle-Calédonie plus tard, et le festival 2006 fermera ses portes, déjà. Mais l’essentiel, à chaque édition qui se termine, est l’ouverture qu’elle a permis d’ancrer, on l’espère, dans l’âme et les yeux des spectateurs. Et ce n’est pas un luxe, dans nos sociétés de plus en plus frileuses.

A noter :
Le programme complet du festival se trouve  sur le site de la Maison des Cultures du monde, ou en téléphonant au 01 45 44 72 30.
Françoise Gründ vient de faire paraître Tchiloli, Charlemagne à Sao Tomé sur l'île du milieu du monde, aux éditions Magellan



Last Exit to Créteil

Posté par JdF le 23.03.06 à 12:51 | tags : mac/créteil

Toujours à la pointe des innovations artistiques, la Maison des Arts et de la culture de Créteil présente, à partir du vendredi 24 mars, EXIT, festival où l'on peut voir les arts vivants et numériques au mieux de leur forme. En plus, le site dédié au festival, sonore et animé, donne un avant-goût des réjouissances annoncées. Samedi 25 est organisée un journée de rencontre tout simplement appelée SUPER. Alors avec un tel titre, on aurait tort de ne pas aller y voir de plus près.



Mauvais rêve - Le Songe à la Cité Internationale

Posté par Catherine le 23.03.06 à 10:40 | tags : cité internationale, théâtre

Quelle déception ! Quand le "formidable champ d'expérimentation scénique" revendiqué par le metteur en scène s'avère n'être qu'une arrière-cour de lumières faiblardes, de rideaux de tulle qui gênent la vision, de brèves images projetées et de costumes sans audace, que reste‑t‑il ? Le texte bien sûr. Et quand celui-ci est plutôt (mal) récité, les limites de la réflexion existentielle de Strindberg se font vite sentir. Avec de tels habits de fête de patronage d'un autre âge, Le Songe apparaît comme une pièce bien datée. Pas indispensable.
Le Songe d'August Strindberg, mise en scène Jacques Osinski, au Théâtre de la Cité Internationale jusqu'au 2 avril.



Bambi l'exilée

Posté par JdF le 22.03.06 à 13:58 | tags : théâtre

Cette année, au TARMAC de la Vilette, quatre-vingts auteurs, acteurs, danseurs, poètes, vidéastes, musiciens, metteurs en scène, cinéastes nous proposent un tour du Monde francophone.
En ce moment Bambi est à l'affiche, le spectacle raconte l'histoire d'une Sénégalaise qui a quitté l’Afrique pour suivre Antoine et, de maladresses en malveillances, d’humiliations en déconvenues amoureuses, découvre, sous le regard de l’autre, la douleur de la solitude et de l’exil. Bambi comme Maïmouna Gueye, seule en scène, poursuivant l’intimité de sa quête afin de déjouer les pièges de l’intégration, se débarrasser de l’artifice et des faux semblants, parvenir à l’évidence, à la “ nudité toute simple”, celle qui permet de dire : “ Me voici aujourd’hui, simplement moi. Je suis.”




Saint Patrick à Dublin : à vos souhaits !

Posté par Floriane le 21.03.06 à 12:42 | tags : arts de la rue, festival, international
3° à tout casser ; le vent, la pluie et les rafales de pluie fondue et traîtresse n’auront pourtant pas raison des pageants ni des marching bands venus des quatre coins de l’Europe et des Etats-Unis. La Saint Patrick se fête dignement, que diable, à Dublin et ce n’est pas une péripétie météorologique qui pourra avoir raison de l’énergie et de la bonne volonté que des milliers de participants mettent dans l’aventure !
Une parade de Saint Patrick, ça se prépare pendant un an : on répète les chorégraphies, on invente les costumes, les décors mobiles, on les construit, bien souvent une formation musicale se joint au groupe. Et tout cela, ce sont des amateurs, des enfants des écoles, des adolescents, des associations de quartiers, bref, les " communautés " qui le pensent, le produisent et l’offrent au public. Bien sûr, des professionnels viennent en renfort, ici un chorégraphe, là un musicien, là un costumier ou un constructeur ; et les résultats sont toujours surprenants.
La parade présentée à Dublin, la semaine dernière, offrait une incroyable variété de propositions, preuve d’une vitalité et d’un intérêt sans cesse renouvelés pour le genre. Les vainqueurs de cette année, Inishowen Carnival, sont issus de Donegal, un no man’s land culturel absolu, où pourtant depuis douze ans, le groupe s’active, pour que la communauté reste vivante et inventive. Les jeunes groupies d’hier sont devenus les instructeurs et les collaborateurs d’aujourd’hui, et ont offert une aide précieuse à Mark Hill, l’artiste visionnaire qui a su s’emparer d’un thème comme " Vos vœux les plus chers " et composer un déambulatoire diapré, aux incroyables, très simples et très poétiques machines volantes. Qui a dit que les arts de la rue n’existaient pas en Irlande ?



Lisbeth est complètement pétée - completamente trabada

Posté par Catherine le 21.03.06 à 10:41 | tags : théâtre

Chez ma coiffeuse vendredi après-midi : "- Vous sortez ce soir ? - Oui, je vais au théâtre - Oh ! Vous allez voir quoi ? - Lisbeth est complètement pétée - Ah, ça doit être marrant !". Je n'ai pas osé détromper la charmante demoiselle et lui dire qu'avec Armando Llamas, je m'attendais à un certain humour, certes, mais pas franchement celui auquel elle pensait, celui que peut évoquer le titre effectivement, à savoir le bon vieil humour gaillard du café-théâtre.
Car quand Lisbeth est pétée, et elle l'est du début à la fin de la pièce, gare ! Féline, les cheveux en pétard, elle est avide d'odeurs intenses et prête à tout, même à "bouffer le c***" du jardinier pour se faire un peu de fric. Ses deux copines, comme elle étudiantes dans un college anglais, bien que d'apparence toute naïve pour l'une (Hermione) et totalement intello pour l'autre (Winifred), ne sont pas en reste côté jeux sexuels, entre elles ou avec l'homme qui tombe inanimé à leurs pieds, le même jardinier.

Sous ses faux airs de bluette tendance trash, la pièce d'Armando Llamas cache un certain ressort poétique que Régis Hebette a su exploiter à fond... en jouant la carte de la distanciation. Les personnages, coiffés de perruques caricaturales, récitent leur texte dans des poses totalement désincarnées tandis que le décor est suggéré, tel le jardin anglais où l'on se trouve, simplement dessiné au rouleau, avec de l'eau, sur le sol. La mise à distance est bénéfique quand les scènes deviennent un peu trop explicitement pornographiques, elle permet de suivre l'enchaînement souvent inattendu des idées et d'en apprécier autant la pertinence intellectuelle que le comique qui en résulte souvent. Et, ce qui est finalement le plus surprenant, cette distanciation totale n'empêche pas l'émotion de sourdre parfois. Etrange, inhabituel. Une expérience à tenter.
Lisbeth est complètement pétée d'Armando Llamas, mise en scène Régis Hebette,  jusqu'au 8 avril à l'Echangeur




Perec : un peu de lecture

Posté par JdF le 20.03.06 à 12:28 | tags : des planches et des livres, théâtre
Eh oui pour changer, je vous enjoins d'aller écouter Carlo Brandt (dit comme ça, c'est déjà prometteur) lire W ou le souvenir d'enfance de Georges Perec, au Musée D'art et d'histoire du Judaïsme. Ceux qui ne connaissent pas ce livre doivent d'urgence se le procurer : sa lecture procure un choc que je ne suis pas prête d'oublier. L'histoire extraordinaire d'un voyage dans un monde régi par d'étranges règles et mû par un idéal d'excellence alterne avec le récit d'épisodes de l'enfance de l'auteur que la déportation de ses parents avait rendu orphelin à six ans. Oscillant entre le bizarre et le poignant, W imbrique la mémoire de l'individu et du collectif à la réflexion sur les pouvoirs de l'imaginaire : en cela, ce livre concentre les multiples facettes de l'écrivain.



The Changeling

Posté par JdF le 18.03.06 à 12:15 | tags : théâtre
Jusqu'au 2 avril, le Théâtre des Gémeaux, à Sceaux, présente The Changeling, d'après Thomas Middletown et William Rowley, mis en scène par Declan Donellan. La pièce raconte une sombre histoire de désir et de mort : parce qu'elle en aime un autre, Béatrice charge Flores, son serviteur, d'assassiner celui que son père lui destine comme mari. En guise de récompense, Flores réclamera Béatrice elle-même.
Dirigeant ses acteurs selon la tradition anglo-saxonne, Declan Donellan a déjà présenté plusieurs spectacles qui furent tous remarqués pour la qualité de leur interprétation. Une occasion aussi de découvrir un drame elisabethain tout à fait inconnu en France.



Philippe Genty à Chaillot

Posté par Nedjma le 17.03.06 à 15:16 | tags : chaillot, danse, théâtre
Pendant que les duettistes Perez et Boussiron dynamitent la salle Gémier de Chaillot, Philippe Genty et Mary Underwood ont pris leurs quartiers salle Jean Vilar. Une fois encore, la compagnie construit son spectacle sur la part de rêve et d’inconscient qui sommeille en chacun de nous. Pas de fil narratif donc, mais un thème : un homme tente de retrouver une femme qui s’est perdue. Mails, courriers, fil brouillé par les rêves et cauchemars d’enfants : comment établir le contact ? Danse, jeu, les images se suivent et ne se ressemblent pas. Des hommes chapeautés et costumés à la Magritte s’élancent dans des lumières bleutées, des poupées colossales tentent de s’approcher, un insecte animé frétillant emprisonne une femme (une scène superbe), une mer de plastique recrache des créatures dérisoires, de petites maisons englouties par le sol évoquent le deuil de l’enfance. Sur la partition de Torgue et Houppin, on se laisse porter par le spectacle comme on feuillette un grand livre d’images. Interprètes aériens, belles images, éclairages au cordeau, tout ça est très bien léché… Il manque pourtant quelque chose pour émouvoir vraiment votre serviteur. Le supplément d’âme ? La Fin des terres, jusqu’au 8 avril, salle Jean Vilar de Chaillot.    
(illus. La Fin des terres, répétitions. (c) Cie Philippe Genty)



Josef Nadj, l’oiseau au regard halluciné

Posté par Floriane le 16.03.06 à 16:08 | tags : danse, josef nadj, la ville/châtelet

Le poil grisonne mais la silhouette demeure la même : haute, épaules carrées, et cet incomparable air de « là-bas », d’un ailleurs lointain, de l’Est, de toute une histoire. Et cette façon qu’il a de saluer, sans un sourire, main dessinée, d’une aristocrate ironie …
Ah Nadj, dont le passé de mime, les passions graphiques et une époustouflante maîtrise corporelle rejaillissent à chacun des instants de ce Last Landscape, présenté pour quelques jours au Théâtre de la Ville. C’est de sa Voïvodine natale que lui viennent ces sons de grelots, bruits de carillons lointains, et les chants d’oiseaux qui les accompagnent tout au long de ce spectacle ébouriffé. Les percussions complices et inventives de Vladimir Tarasov, prétextes et prolongements de la gestuelle, tendent le dialogue entre le corps, la musique et le mouvement plastique. Ah Nadj, cet Artiste, n’a pas fini de nous étonner !



Korsunovas à Aubervilliers

Posté par JdF le 16.03.06 à 16:05 | tags : la commune/aubervilliers, théâtre
Oskaras Korsunovas est lithuanien (vous me direz qu'avec un nom pareil, on ne s'attendrait pas à ce qu'il soit breton) et jusqu'à preuve du contraire, c'est un des grands metteurs en scène vivants. Il travaille  dans la tradition propre à l'Europe de l’Est, c'est-à-dire avec une troupe soudée qui le suit de spectacle en spectacle. Il canalise ainsi l' énergie de ses acteurs dans une dynamique collective qui donne à ses mises en scène un rythme et une charge émotionnelle tout à fait exceptionnels.
À partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche 19 mars, il présente une adaptation du Maître et Marguerite au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers. Il va falloir se battre pour avoir des places, mais un spectacle de Korsunovas vaut bien quelques uppercuts.



Le Cas Avignon... retour sur une polémique

Posté par JdF le 15.03.06 à 13:26 | tags : des planches et des livres, festival d'avignon 2006, théâtre

Le cas Avignon : tout un programme...

Ceux qui n'étaient pas en villégiature au cœur de la forêt amazonienne durant le mois de juillet 2005 ont reçu quelques échos de la polémique qui a secoué le petit milieu festivalier lors de cette édition. Permettez-moi de me rapporter à mes propres dires : ayant soupesé le pour et le contre (du contre, il y en avait, témoin des propositions décevantes par rapport à ce que l'on pouvait en attendre), j'en avais conclu "qu'il était temps de trancher : il fallait ou donner au festival un nouveau souffle". Ce qui fut fait lors de l'édition 2005, en plaçant la programmation sous le signe de l'expérimentation, et en accordant une plus grande visibilité à la danse.
Pour connaître les avis de ceux dont la connaissance de la scène française et étrangère n'est pas à démontrer, je vous suggère donc de vous rapporter au Cas Avignon que publient les Editions de l'Entretemps.

Interviennent notamment dans cet ouvrage : Jean-Pierre Vincent, Jean-Marc Adolphe, Georges Banu ; et quelques réflexions d’artistes invités du festival : Olivier Py, Jan Fabre, entre autres.
Le volume contient aussi la retranscription de la rencontre de clôture du Festival avec le public.

MAJ : Voir aussi le festival d'Avignon 2006 sur le blog Saisons.




Pessoa à Saint-Denis

Posté par JdF le 14.03.06 à 11:58 | tags : gérard philipe/saint-denis, théâtre
Alain Ollivier met en scène Le Marin de Pessoa au Théâtre Gérard Philipe. Ce texte s'inscrit parfaitement dans son univers, fait de pénombre et de chuchotements. La présence d'Anne Alvaro est évidement pour beaucoup dans la beauté du spectacle. Admirables sont sa voix et son expressivité et la maîtrise des effets. Le jeu, la scénographie, la mise en scène demeurent en retrait et laissent parler Pessoa. Jusqu'au 9 avril.



Du cirque à la Ferme

Posté par JdF le 11.03.06 à 16:43 | tags : cirque, ferme du buisson
La Ferme du Buisson, à Marne-la-Vallée, propose une programmation mêlant tous les genres : arts visuels, musique électronique, cinéma. Voici l'occcasion de découvrir ce week-end un spectacle de cirque imbriquant la musique, la danse, l'acrobatie, la jonglerie, le texte et le jeu théâtral : TAïTEUL est un spectacle où le public est comme embarqué dans une fable, drôle et cauchemardesque, truffée de situations incongrues.
Pour ceux qui ne pourront aller ce samedi à 20h45 ou demain dimanche à 18h, nous annoncerons les prochaines dates et les lieux où se produira TAÏTEUL.



Eric Vigner en Avignon

Posté par JdF le 10.03.06 à 12:59 | tags : festival d'avignon 2006, théâtre
Lorsqu'en 1999, Eric Vigner avait présenté Marion Delorme au Théâtre de la ville, puis l'année suivante, L'École des Femmes à la Comédie Française, certains criaient à l'imposture, d'autres au génie. Personnellement, je me rangeais plutôt dans la seconde catégorie, considérant qu'il menait une réflexion passionnante sur le jeu de l'acteur.
Dans Marion Delorme, le drame romantique écrit par Victor Hugo à la veille de la Révolution de Juillet, Marion, fine et retorse comme la courtisane "ancien Régime" qu'elle était, opposait à la Didier un jeu baroque alors que ce dernier, en bon héros romantique, fier et droit, économisait ses gestes. Chaque personnage incarnait une époque et leur malheur résidait dans cette dischronie.
Depuis, Vigner a choisi des textes plus contemporains, pour lesquels l'historisation du geste a moins de sens. Après avoir présenté Où boivent les vaches de Roland Dubillard, La Bête dans la jungle, de Henry James, et Savannah Bay de Marguerite Duras, Eric Vigner vient au Festival d'Avignon 2006 avec un spectacle composé de deux textes de Duras, La Pluie d'été et Hiroshima, mon amour, ainsi qu'Hiroshima de John Hersey. N’ayant pas eu l'occasion de les voir, je me réjouis de rattraper mon retard lorsque sous la probable canicule avignonaise, la pluie d’été sera plus que bienvenue.



Antipodes, place aux indisciplinaires

Posté par Van le 10.03.06 à 10:58 | tags : danse, festival
"Choc du Divers, des esthétiques, des altérités.
Voici un festival bariolé, sous-tendu par un amour du corps et de la langue et animé de passions peu raisonnables. Une apologie des sens.
Beaucoup de créations, des "inédits"et des oeuvres emblématiques, toutes, signes forts d'un art qui reprend son souffle. (...)
Tous confrontent corps et textes, danse et littérature, pensée et physicalité, intimement mêlés, indissociables.
Ils contribuent à renouveler puissamment les arts de la scène. (...)
Ils métissent les arts, inventent de nouvelles formes, se confrontent aux effondrements d'un monde désenchanté. On les dit "indisciplinaires".
Bienvenue aux Antipodes."
Du 7 au 18 mars 2006 au Quartz Brest.
(illus. Jeux d'intention 2, Raphaëlle Delaunay ; (c) Alain Monot)




Virtuose !

Posté par JdF le 08.03.06 à 21:17 | tags : musique sur scène, rond-point, théâtre
 En plus d'être l'acteur que l'on connaît pour l'avoir vu dans les sketches des Deschiens et dans le cinéma français (films d'auteur et film grand public, il y en a pour tout les goûts), François Morel compose des chansons et chante. Ce qu'il fait présentement dans Collection particulière, le tour de chant qu'il présente au Théâtre du Rond Point. Mais il joue aussi : il joue un chanteur vaniteux et jaloux du talent de son accompagnateur (il faut dire qu'avec un nom pareil, il a de quoi être jaloux : Reinhardt Wagner, au demeurant, excellent pianiste et compositeur). Parce qu'il a le sens de la musique, François Morel, il chante juste, mais on ne peut pas dire que c'est Tino Rossi. Et il le sait. C'est pourquoi il a imaginé un spectacle tout en drôlerie et en effets décalés. Car en ce domaine, François Morel est un virtuose.



Le meilleur et le pire à la MC 93...

Posté par JdF le 07.03.06 à 14:25 | tags : mc93, théâtre
Surtout, n'allez pas voir Silures, à la MC 93, tel est le conseil que je peux donner une fois sortie de ce spectacle indescriptible d'ennui. La configuration scénique, avec ses grandes citernes d'eau scintillant sous le reflet des spots, est engageante et ne saurait laisser présager de cette morne pièce où l'on voit des personnages sans relief qui hurlent et gesticulent pour tenter de compenser leur absence totale d'intériorité. Le poème de Coleridge dont Jean-Yves Ruf s'est inspiré raconte l'histoire d'un vieux marin prisonnier d'un bateau immobile. L'auteur du spectacle a imaginé de la transposer dans un bar où, pour lui "se créent de nouveaux codes, de nouveaux rapports dus à l'immobilisation volontaire ou forcée, à la proximité, à la promiscuité, à l'impossibilité de s'en échapper". Peut-être, mais en l'occurrence, le spectateur est lui même dans l'impossibilité d'échapper à cette manifestation affligeante de prétention, puisque la sortie se trouve, à dessein, sans doute, à l'arrière de la scène. Et de prendre son mal en patience.
En revanche, toujours à la MC 93, Nicolas Bigards met en scène Nothing hurts, où dispositif video, et musique composée pour l'occasion par Abstrakt Keal Agram démultiplient les formes d'expression, tandis qu'Aurélia Petit et Sophie Rodrigues donnent chair à la pièce de Falk Richter. Elles sont formidables et si on voir mêler le "cool" au "tragique", c'est ce que dit le programme, il faut y aller.



Théâtre rock : Top Dogs, au CND Montreuil

Posté par fluctuat.net le 06.03.06 à 16:28 | tags : invitation, musique sur scène, théâtre

Top Dogs est une expression qui désigne les chiens de race, dans le milieu des compétitions canines. Tout impitoyable, le milieu économique contemporain où l'imagination du dramaturge autrichien Urs Widmer a eu l'idée de la transposer. Sur scène, cinq parfaits spécimens de Top dogs, ces cadres de très haut vol accros aux règles du marketing et au marché mondial viennent d'apprendre qu'il se sont fait virer.... Dans la guerre économique mondiale, il est si terrible de déchoir... Comment vont-ils réagir ? Comment vont-ils se comporter ? A l'occasion d'un stage de réinsertion, il leur est proposé des jeux de rôle, qui leur permet de tout exprimer. Quand tous n'ont qu'une envie : continuer comme avant, à tout prix, recommencer ! Attention, il s'agit d'une farce comique, virtuose et féroce.
J'ai eu la chance d'assister à la répétion générale, samedi soir. Je ne vous parle pas (encore) de la précision des comédiens et des musiciens de la cie Sentimental Bourreau, ni de la mise en scène, drôle, virtuose, toute d'invention et de finesse de Matthieu Bauer (Rien ne va plus, à la MC93) - une chronique et une interview sont à venir très rapidement en pages Magazine.
Ce premier billet n'a qu'une raison : vous prévenir que le spectacle commence dès ce soir, et que Fluctuat.net, partenaire de Top Dogs, est heureux de proposer à ses lecteurs un tarif préférentiel de 8,50 € au lieu de 17 € plein tarif (dans la limite des places disponibles). Inutile d'y allez en costard ou de montrer patte blanche, il vous suffira juste d'avoir le sourire et d'appeler de la part de Flu. Un seul conseil : foncez !
Top Dogs du 6 au 28 mars 2006, au CDN Montreuil (salle Maria Casarès). T. : 01.48.70.48.90




Un Bourgeois Gentilhomme, tout droit sorti du XVIIe siècle !

Posté par Anne le 06.03.06 à 11:43 | tags : molière, théâtre
Si vous en avez l’occasion, ne ratez sous aucun prétexte la dernière représentation ce soir, 6 mars, du Bourgeois Gentilhomme que le théâtre des Champs-Elysées a eu l’excellente idée de programmer à nouveau pour quelques dates après l’immense succès du spectacle en 2004. Benjamin Lazar, metteur en scène, et Vincent Dumestre, directeur artistique, ont littéralement ressuscité la pièce de Molière telle qu’on pouvait la voir au XVIIe. Difficile peut-être de se sentir interpellé par les élucubrations de Monsieur Jourdain qui ont bercé nos années d’école ! Et pourtant, ce qui nous est présenté par cette troupe, c’est la comédie-ballet de Molière et de Lully, qui alterne dialogues, ballets et chants : elle n’avait jamais été montée sous cette forme en France depuis plus de deux siècles.
Simple curiosité historique alors ? Loin s’en faut ! La musique de Lully, les ballets ne sont pas des éléments du décor, mais appartiennent pleinement à l’action et au déroulement de la pièce. Le Bourgeois Gentilhomme est la onzième comédie-ballet créée par Molière et Lully, véritable apothéose de leur collaboration. Et c’est à la demande de Louis XIV lui-même qu’ils avaient entrepris de « coudre » ensemble théâtre, musique et danse. Comme quoi, le mélange des genres n’est pas une réalité nouvelle ! On ne se privera donc pas de ce spectacle total réjouissant, qui reprend la diction du XVIIe, ne s’éclaire qu’à la bougie, et assume l’étrangeté, la distance du baroque. Attention, chef-d’œuvre !
Le spectacle a été filmé, les renseignements pour le DVD, c’est par ici. (Illus. Robin Davies)



Festival 2006 : L'Avignon nouveau est arrivé

Posté par JdF le 05.03.06 à 16:30 | tags : festival d'avignon 2006, josef nadj

MAJ : à suivre, l'actualité du festival d'Avignon 2006 sur Saisons + entretien avec Vincent Baudriller

Ca y est : l'avant-programme du Festival est disponible (contrairement à ce que j'avais avancé dans mon billet précédent, l'avant-programme ne comporte pas les horaires des spectacles, mais bien leurs dates). Pour cette 60e édition, un très beau visuel représente une sorte de carte de géographie d'un territoire imaginaire, où les spectacles sont disséminés.
Ainsi, on sait que le premier spectacle présenté dans la Cour d'honneur du Palais des Papes est Asobu, qui sera un hommage de Joseph Nadj à Henri Michaux. Jospeh Nadj est, après Thomas Ostermeyer en 2004 et Jan Fabre en 2005 (cf. tous les posts consacrés à cette édition sur Saisons), le nouvel artiste invité par les directeurs du Festival à décliner son propre univers ; il présentera deux spectacles, Asobu et Paso Doble, et une exposition de ses photographies. Il est supposé avoir inspiré les codirecteurs dans la programmation, mais en parcourant ses propositions, l'impression qui domine est qu'il s'est agi avant tout de satisfaire un peu tous les goûts, ce qui ne préjuge pas, au reste, de la qualité des spectacles programmés.
En effet, hormis la perspective de voir un enième Edward Bond mis en scène par Françon (d'ailleurs, c'est décidé, je n'irai pas !), l'ensemble donne envie. On prie pour que Eric Lacascade soit, avec Les Barbares de Gorki, dans de meilleures dispositions que lorsqu'il avait mis en scène Hedda Gabler. On peut espérer que le retour vers la Russie lui donnera l'occasion de proposer un spectacle digne de ses admirables mises en scène de Tchékhov.
Marcial di Fonzo Bo sera présent avec la compagie des Lucioles avec quatre pièces de Copi, présentées en deux représentations. Les titres sont évocateurs : Sale crise pour les putes et Loretta Strong pour le premier, Les poules n'ont pas de chaise et La Tour de la Défense, pour le second, (Eva Peron se joue en ce moment au Théâtre de la Bastille et donne la mesure de leur aptitude à monter le théâtre de Copi).
Il y a encore plein de choses : de Jan Lauwers à François Verret, en passant par Bartabas, jusqu'à Marguerite Duras mise en scène par Eric Vigner et l'Orient Extrême par Frédéric Fisbach. Mais nous en reparlerons. (illus. Création Joseph Nadj (détail), photo Christophe Renaud de Lage, pour le 60e Festival d'Avignon)




Mnouchkine à l'écran

Posté par Floriane le 03.03.06 à 10:36 | tags : festival, théâtre au cinéma
Surtout gardez libres de grandes plages dans vos agendas, entre le 21 mars et le 1er avril ! Le Magic Cinéma de Bobigny a la bonne idée, en effet, dans le cadre du festival qu'il consacre à Robert Kramer et à Ariane Mnouchkine, de présenter toute une série de documents sur le travail de cette dernière. Des grands classiques (1789, Molière, Tambours sur la digue) mais aussi des inédits (et pour cause, le montage est en cours !) du Dernier Caravansérail notamment. Des rencontres également, avec Hélène Cixous qui a si souvent prêté sa plume au Soleil, avec les comédiens du Théâtre et Mnouchkine elle-même qui viendra présenter son dernier-né, le 1er avril (ce n'est pas une blague !). A noter également, une table ronde sur le thème " Comment filmer le théâtre aujourd'hui ? ", le mercredi 29 mars à 16 heures. Bref, une foule de bonnes raisons de prendre un abonnement vers Bobigny, en ce début de printemps !





Avignon : en avant pour la 60e !

Posté par JdF le 03.03.06 à 10:34 | tags : festival d'avignon 2006


La 60e de quoi, bon dieu ? Eh, bien voyons ! Le Festival d'Avignon, créé en 1947 par Jean Vilar, (à l'époque, cela s'appelait une "semaine dramatique", il n'y avait que sa troupe qui jouait et tout se passait au Palais des Papes (illus.), si vous voulez tout savoir), le Festival d'Avignon, donc, en est à sa 60ème édition.

Elle se tiendra cette année du 6 au 27 juillet. Le préprogramme (c'est-à-dire la présentation des spectacles, mais pas les dates de représentation) sera disponible dès le 3 mars sur le site du Festival. Nous le commenterons alors à loisir.

À suivre, donc...

MAJ 01.06.06  : Lire le guide des temps fort du festival d'Avignon 2006  





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