Archives > Juin 2006Hommage à Jean Vilar Le 27 juillet, Olivier Py lira des extraits des écrits de Jean Vilar dans le cadre de l'hommage que le festival d'Avignon rend à son fondateur. À l'occasion de la 60eme édition, comment ne pas faire référence à celui qui lança la première semaine d'art dramatique en 1947 (à ce propos se reporter à notre historique du festival d'avignon), mais aussi celui qui incarna jusqu'à sa mort, le 28 mai 1971, l'idée même de théâtre populaire, idée mirage peut-être, mais idée encore bien ancrée dans les esprits, comme les polémiques surgies lors de la dernière édition. Trois livres … à ne pas emporter sur les plages Tant pis pour « l’audience » ; disons-nous qu’il existe encore, parmi les lecteurs de ce blog, des gens qui aiment sortir des sentiers battus, et s’évader, le temps d’un spectacle ou d’un livre, d’une notion convenue de ce qu’est le théâtre, voire le « spectacle ». Pour ces curieux, trois livres sont parus récemment, trois objets qui emmènent aux confins. Aux confins de l’Europe d’abord, avec In Situ, Voyages d’artistes européens, aux Editions L’Entretemps. Variés, les expériences et les points de vue sur ce qu’est le spectacle de rue et comment la vivent ceux qui le font depuis toujours ou ailleurs. Fascinants, ces témoignages, drôles, sensibles et sortant résolument des « grands classiques » par la diversité des contributeurs que l’éditeur a eu l’intelligence de choisir au-delà des compagnies et des artistes les plus connus sur le bitume.Aux confins du monde, on est menés par Françoise Gründ, qui est allée jusque Sao Tome, sur l’Equateur, pour capter la magie du Tchiloli (chez Magellan & Cie) ou la Tragédie du Marquis de Mantoue et de l’Empereur Charlemagne. Au milieu de la forêt, le visage masqué d’un grillage, d’improbables costumes et une fanfare encore plus hallucinée, les comédiens improvisés donnent rendez-vous à leur auditoire et perpétuent une tradition ininterrompue, que l’on a pu découvrir cette année à Paris, dans le cadre du Festival de l’imaginaire. Enfin, à mettre dans le sac, juste à côté du miroir de poche, La Relation au public dans les arts de la rue. Ce recueil de témoignages donne une perspective originale sur les arts du bitume auxquels est consacré dans l’hexagone, depuis l’an dernier et jusque l’an prochain, un Temps des arts de la rue. La collection Carnets de rue aux Editions L’Entretemps leur est consacrée. Mais non, il n’y a pas que des jongleurs et des cracheurs de feu sur les trottoirs. Il y a des artistes, et même des spectateurs ! Viva Cité 2006 : c’est dans les vieux pots … Qu'on fait les meilleurs festivals. Celui de Sotteville-les-Rouen n’a jamais prétendu courir après les créations à tout prix, la direction artistique se réservant le droit de visionner les spectacles avant de les programmer. Frilosité ou prudence ? Cette année, en accueillant plusieurs « nouveautés » (Odysseus de Karnavire, Toro d’Oposito, Safari intime d’Opéra Pagai entre autres), Viva Cité a su jouer le pari du risque, tout en parsemant son programme de spectacles plus rodés. Pari réussi ! Pour qui sait se frayer un chemin parmi les nombreuses propositions, plusieurs moments forts se dégagent. KaO de la Cie A&O ou la quête éperdue d’un clown en quête d’ami, grand classique revisité avec maestria par Joel Colas, qui passe comme aucun autre du charme un peu naïf à l’agressivité qui mène à la solitude, un résumé saisissant des parcours de ces peuples et de ces individus qui se font la guerre pour de mauvaises raisons.Dans un registre différent, mais traitant également d’un thème universel de société, la compagnie espagnole Producciones Imperdibles poursuit son brillant chemin d’exploration du positionnement du public et des possibilités artistiques inouïes qu’offre un point de vue renouvelé. Voir la mort comme le début de quelque chose sonne là comme un message doux amer malgré l’image angélique idéalisée qui clôt le spectacle. Le Christ est mort mais la folie des hommes s’est perpétuée ; les victimes des guerres se comptent par billions et sans cesse, le scénario se perpétue avec la symétrie d’une composition de Bach. Les arts de la rue, accessibles à tous, permettent au plus grand nombre de se confronter à de telles propositions, auxquelles ils n'auraient à coup sûr pas l'idée d'avoir accès dans une salle dite d'art. Et pourtant, l'image d'Epinal d'animation et de divertissement colle encore à ce genre mais elle mérite d'être revue, quand on voit la profondeur et la qualité de certains spectacles, présentés à Sotteville et tout l'été, dans les festivals de l'hexagone. 1933 : Brecht, Weill et Friends Le festival d'Avignon approchant à grands pas, je consulte les dossiers reçus et conservés à cet effet pour vous livrer une (modeste) sélection de spectacles joués dans le off. Modeste, car, comme chaque année, il y a plétore. Commençons par un spectacle musical : à l'AJMI (association pour le jazz et la musique improvisée), la Compagnie Dual Band présente 1933 : Brecht, Weill et Friends. Le titre est alléchant, bien qu'en 1933, Brecht ne travaillait plus avec Kurt Weill (à vrai dire, leur collaboration n'avait pas été au-delà de l'Opéra de Quat'sous), mais bon, on ne commencera pas par chipoter, surout que le sous-titre : "Le Cabaret des destins entrecroisés" indique manifestement qu'il s'agit d'un état des lieux de la nébuleuse artistique allemande au moment où tous pliaient bagages pour fuire le Reich. 1933 : Brecht, Weill et Friends avec Anna Zapparoli Piano : Mario Borciani Contrebasse : Sandro Dandria Percussions : Carlo Battisti Mise en scène et direction musicale : Mario Borciani Du 6 au 22 juillet à 21 heures Ajmi 4, rue des Escaliers Sainte Anne 84000 Avignon Prix des Places : 15 et 9 € Réservations au 04 90 86 08 61 Festival RenaissanceS à Bar-le-Duc La bonne ville de Bar-le-Duc (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est en Lorraine, Bar-le-Duc, et c'est la ville natale de Poincaré, non mais quand même, ce n'est pas rien !), la bonne ville de Bar-le Duc propose du 29 juin au 2 juillet un festival axé sur deux thématiques qu'on associe rarement : arts de la rue et ... musique ancienne !Pourquoi pas ? Il y en a pour tous les goûts ! Ainsi, les badauds pourront croiser des dharus, créatures hétéroclites que quelque audacieux a réussi à immortaliser par un cliché. On peut néanmoins constater que ces bestioles se laissent approcher par les enfants - est-ce bien prudent de la part des parents ? ? ? Allez savoir ... En cas de danger pressant, vous pourrez toujours faire appel au GIGN (groupe d'intervantion glogbalement nul) qui saura certainement résoudre vos difficultés et pour vous remettre de ces émotions, il vous sera loisible de suivre les contre-visites guidées de Josph K... Enfin, à quoi bon se fatiguer à énumérer toutes les activités passionnantes ? Vous n'avez cas vous reporter au programme, il est en ligne sur le site du festival. Cratère surface
Autre originalité : la compagnie ego center propose la location d'un comédien pendant 10 minutes et précise : "Les locations se font à la tête du client, l’EGO-CENTER sait mieux que vous ce qui est bon pour vous" Alès et les Arts de la Rue présentent Cratère Surfaces au Théâtre du Cratère et dans les rues d'Alès Du jeudi 29 juin au samedi 1er juilletPrintemps de la danse en Charente![]() Alors, nos pas nous conduisent aujourd'hui en Charente, à Villebois-Lavalette . . . Eh oui, c'est un petit village où se déroule du 29 juin au 1er juillet le Printemps de la danse en Charente. Pourquoi le printemps ? Il me semble bien que nous somme déjà en été, mais passons . . . Le festival propose des soirées où se succèdent des pièces courtes, donnant ainsi au public l'occasion de goûter à la diversité des formes dansées. Par ailleurs, ce même public est convié à partager un "repas champêtre" (je cite). Enfin, la soirée de clôture est suivie d'un concert de Claire Diterzi. Le programme est disponible sur le site du Festival. Scènes ouvertes à l'insolite - 3 / CarmellePosté par Catherine le 24.06.06 à 10:05 | tags : cité internationale
Carmelle ou la déraison d'être 7eme rencontres de la maison Maria Casares Voici un festival dédié aux acteurs : c'est à Alloue, en Charente, du 23 juin au 9 juillet à la maison du comédien, léguée par Maria Casares, disparue il y a dix ans.Un réaménagement des lieux a été opéré durant les derniers mois grâce à l'État, la Région et le Département et le tout sera inauguré par la Présidente de la Région, alias Ségolène Royal. Voilà pour la people, sinon, question spectacles, la programmation comprend des spectacles de Lars Noren, Valère Novarina ou Martin Crimp, des lectures et des concerts. Domaine de La Vergne 16490 Alloue 05 45 31 81 22 L'édition théâtrale tient salon Du 23 au 25 juin, sur la Place Saint-Sulpice, se tiendra le Salon du Théâtre, qui devrait plutôt s'appeler "salon de l'édition théâtrale", car ce seront des livres qui occuperont les étals. Des livres de théâtre et des livres sur le théâtre, mais aussi des auteurs qui viendront parler de leur livre et éventuellement les dédicacer. Des signatures, donc, mais aussi des débats, comme celui qui aura lieu le diimanche 25 juin à 17h30, au Café littéraire : La rédactrice en chef de Theatreonline, Catherine Robert, s’entretient avec le directeur du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Alain Ollivier. Ils évoqueront son travail de metteur en scène et sa politique de programmation. Scènes ouvertes à l'insolite - 2 / L'affaire Poucet
L'affaire Poucet - Cie Bakélite Scènes ouvertes à l'insolite - 1 / Tenir debout
Pas question bien sûr de reprocher à Tenir Debout cette dimension transversale. Au contraire d'ailleurs, la gestion du son en direct et sur le plateau (à partir d'un mac avec pomme ostentatoire soit dit en passant), est l'élément le plus réussi : alors que dans les concerts de musique électronique, la dimension spectaculaire des performances de ce type de musiciens assis derrière leur portable est égale à zéro, on peut enfin soupirer d'aise au vu du lien entre l'impulsion donnée sur le clavier, le son produit et le mouvement sur scène. La scénographie est également très intéressante, avec ses poulies et ses lumières elles aussi en direct et gérées depuis le plateau. Il n'empêche que l'ensemble manque de contenu. Sans s'ennuyer complètement, le spectateur a l'impression d'assister à la présentation d'un travail de recherche encore inabouti sur la naissance de la danse à travers la manipulation. Illustration : la chair de l'homme, de Aurélia Ivan. Le Festival de Marseille Avis aux amateurs de danse : le festival de Marseille propose des spectacles de ballet et ouvre au public des séances de répétition. Ainsi mardi 22, à 19h, Emmanuel Gat ouvre les portes du studio Geneviève Sorin où il répète K626 qui sera présenté les 26 et 27 juin dans le cadre du festival. Entrée libre sur réservation 04 91 99 02 50 Dernière lecture de la saison au MAHJPosté par JdF le 16.06.06 à 11:11 | tags : des planches et des livres
Le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme organise lundi prochain une lecture de L'Ami retrouvé de Fred Uhlman... Mais si, mais si, ceux qui ont fait de l'allemand au collège, et même les autres, en ont tous entendu parler : c'est l'histoire de deux camarades de classe dont l'un est juif et que l'accession au pouvoir d'Hitler va non seulement séparer, mais opposer.Voilà pour le roman, mais il faut savoir aussi que c'est Denis Podalydes qui en lira des extraits : celui de Versailles rive Gauche et de Dieu seul me voit. Cela se passera lundi 19 juin à 20h 30 71 rue du Temple, 73003 Paris Réservations au 01 53 01 86 48 de 12h30 à 16h30 Festival d'Avignon 2006 : entretien avec Vincent Baudriller
A l'occasion du festival d'Avignon 2006, nous avons souhaité rencontrer son co-directeur, Vincent Baudriller. Dans un entretien exclusif, il aborde le programme de cette soixantième édition, il évoque à la fois le bilan des festivals 2003 et 2005 et nous donne son sentiment sur le festival Avignon off en proie à des problèmes d'organisation. Enfin, il rend bien sûr hommage à Jean Vilar, auquel cette édition anniversaire est en partie dédiée. Lire l'entretien avec Vincent Baudriller. L'Insolite à la Cité internationale C'est jusqu'au 20 juin, c'est au théâtre de la Cité internationale, c'est une programmation du Théâtre de la Marionnette à Paris, ça s'appelle "Scènes ouvertes à l'insolite" et c'est de la marionnette, du théâtre d'image et d'objets. Ce sont de jeunes compagnies, françaises et étrangères, qui s'essaient à des formes imprévues. Quant à savoir s'ils inventent, comme dit le programme, "la marionnette de demain", l'avenir le dira. En attendant, on peut au moins y apprécier la richesse de la marionnette d'aujourd'hui.Corps otages marque les mémoires
Premier marché des spectacles à ThessaloniquePosté par Floriane le 12.06.06 à 09:32 | tags : international
Les Balkans, une macédoine géographique et historique incomparée. Des racines teintées de ces diaprures que seuls confèrent les dialogues culturels prolongés. Le premier marché des arts de la scène (le BPAM) a réuni,du 1er au 4 juin, des centaines de professionnels internationaux venus prendre la température de la création dans cette partie de la planète. Pendant quatre jours, musiciens, danseurs, comédiens se sont succédé sur les plateaux de la ville, offrant leurs talents divers, du plus traditionnel au plus contemporain. Impossible de les citer tous : étonnante Apostolia Papadamaki, danseuse drôle et audacieuse, ou encore Chainides, ce groupe hybride surfant sur les sonorités traditionnelles pour mieux les réinventer. Et l’on se dit qu’il faudra sans doute revenir, plus d’une fois, avant de véritablement saisir ce qui fait la force de cette région : son ancrage profond dans une histoire culturelle riche et diversifiée, et un grand écart périlleux mais la plupart du temps assumé vers ce qui pourrait être qualifié de mondialisation ou plutôt d’« art international ». L’Organisation grecque pour la culture a mené de main de maître ce marché aux spectacles qui a eu le bon goût de se donner les moyens d’une rencontre intellectuelle et sensible, tout autant sinon peut-être plus, qu’une affaire de gros sous. C’est sans doute ainsi que se créera l’ouverture, attendue et nécessaire, vers ces voisins du Sud-Est qui, tôt ou tard, feront partie de la Communaut&Forced Entertainment au Centre Pompidou Du 21 au 24 juin, le Centre Georges Pompidou, accueille le collectif d’artistes britanniques Forced Entertainment, composé de Robin Arthur, Tim Etchells, Richard Lowdon, Claire Marshall, Cathy Naden, Terry O’Connor. Aux membres réguliers de la compagnie se sont ajoutés récemment des Jerry Killick et John Rowley ainsi que Davis Freeman, Wendy Houstoun et Bruno Roubicek qui ont participé à Bloody Mess (2004). Ensemble, ils explorent les multiples formes du théâtre, de l’installation, des nouveaux médias, de la vidéo et du cinéma. Du solo au travail de groupe, du spectacle à structure fixe au spectacle d’improvisation, Forced Entertainment joue avec les frontières qui éparent la fiction des événements du réel. Provocants, ils explorent les mythologies, les défis, les rêves et les cauchemars de la vie urbaine d’aujourd’hui. « Le paysage que nous avons esquissé est celui de villes, de programmes de télévision, tard, la nuit, de fantômes et d'histoires dont on ne se souvient qu'à moitié. Les thèmes dont nous nous sommes fait l'écho sont l'amour, la fragmentation, la quête d'identité, les limites de la sexualité et le besoin de se livrer. » Tim Etchells Interprétation : Robin Arthur, Davis Freeman, Wendy Houstoun, Jerry Killick, Richard Lowdon, Claire Marshall, Cathy Naden, Terry O’Connor, Bruno Roubicek Direction Tim Etchells . Texte Tim Etchells et Forced Entertainment (illus. © Hugo Glendinning) . Corps otages à l'Odéon Rares sont les spectacles venus du monde arabe que l'on peut voir à Paris, dans des lieux institutionnels. Saluons le Théâtre de l'Odéon de présenter, jusqu'à samedi 10 juin, Corps Otage de Jalila Baccar, mise en scène par Fadhel Jaïbi.Grand nom de l'art théâtral tunisien arabophone, Fadhel Jaïbi s'est forgé une stature unique. Elle lui garantit une liberté de parole et de création qui, sans jamais être définitivement acquise, lui permet néanmoins de travailler sans avoir à transiger ni avec le pouvoir, ni avec le marché. Son théâtre a été applaudi à Beyrouth, à Damas, au Caire. En Europe, il s'est d'abord fait connaître comme pédagogue et formateur, mais ses derniers spectacles – Comedia, Familia, Les Amoureux du café désert, pour ne citer que ceux-là – ont tourné en Italie, en Espagne, en Hollande, en Suède, au Portugal, en Belgique et en France. En 2002, Junun (Démences), joué au Cloître des Célestins, est l'une des révélations du Festival d'Avignon. Mais depuis 1998, le public parisien n'a plus eu l'occasion de suivre son travail. Dans Corps otages, une jeune professeure de physique se fait exploser dans la cour de son établissement de la capitale, au pied du drapeau tunisien – autrement dit, comme le note Jaïbi avec une froide ironie, «si loin des lieux où l'on se fait habituellement exploser». Le thème de recherche choisi par Jaïbi rejoint ainsi son style théâtral et sa matière de prédilection : depuis toujours animé par la violence qui traverse les corps, son théâtre s'attaque ici à l'une de ses formes les plus effrayantes, pour essayer de reconstituer le «puzzle éclaté» (Jaïbi ne dédaigne pas un certain humour noir) qu'a laissé la jeune femme. Comment une fille de famille aisée, d'éducation laïque, dont le père, ancien militant communiste, a passé dix ans dans les geôles de Bourguiba, dont la mère, haut fonctionnaire à la retraite, milite pour les Droits de l'Homme, comment donc une telle femme en vient-elle à basculer dans l'islamisme radical ? Point n'est besoin d'insister sur les résonnances contemporaines d'une telle interrogation. Le fait qu'elle vienne d'un lieu hybride, à la lisière de l'Europe (la Tunisie étant le pays le plus laïc du Magreb) n'est pas anodin, dans un contexte où l'on oppose à l'envie le Bien au Mal, la tradition à la modernité, l'Islam à l'Occident... CORPS OTAGES de JALILA BACCAR Thomas Ostermeier se livre Célèbre metteur en scène allemand, Thomas Ostermeier codirige avec Sasha Walz, depuis 1999, la Schaubühne de Berlin. Artiste invité à programmer l'édition 2004 du Festival d'Avignon, où, l'été passé, il a mis en scène Anéantis de Sarah Kane. Aujourd'hui, un livre d'entretiens avec Sylvie Chalaye paraît chez Actes Sud. Une occasion de revenir sur sa formation, son parcours de metteur en scène et ses choix esthétiques passés, présents et à venir. 9 solos dansés à l'ÉchangeurDu 15 au 18 juin, l'Échangeur présente, dans la série des réjouissances pré-estivales, quatre soirées consacrées à la danse : Pedro Pauwels, Elena de Renzio, Yukiko Nakamura et quelques autres proposeront des chorégraphies de 15 à 30 minites, inspirées par des concepts aussi divers que l'univers pictural d'Edward Hopper, les objets du quotidien, le regard porté sur autrui...
Les soirées ont lieu à 20 h 30 à l'Échangeur : 59 avenue du Général de Gaulle, Bagnolet. Infos : 01 43 62 71 20 Festival d'Avignon 2006 : 10 repéragesPosté par fluctuat.net le 02.06.06 à 20:44 | tags : festival d'avignon 2006
![]() Festival d'Avignon 2006 : Le guide des temps forts de cette soixantième édition est en ligne. Une sélection de 10 rendez-vous incontournables, les repérages de 20 spectacles à ne pas rater. Nadj, Brook, Lacascade, Bartabas, Platel.. .Les réservations ouvrent le 12 juin. Demandez le programme ! June Events au Théâtre de l'Aquarium Restons à la Cartoucherie, mais changeons de théâtre (il y en a cinq dans ce vaste périmètre verdoyant) : du 10 au 25 juin 2006 aura lieu la deuxième édition de June Events, festival danse-théâtre organisé par l'Atelier de Paris-Carolyn Carlson, en partenariat avec le Théâtre de l'Aquarium. Cette année June Events sera consacré à la Finlande et aux artistes-interprètes finlandais, jeunes chorégraphes ou confirmés. Le festival accueillera : Jenni Kivelä, Tero Saarinen, Nina Hyvärinen, Juha Pekka Marsalo, les danseurs de la Theatre Academy d’Helsinki, et l’accordéoniste Kimmo Pohjonen. Le festival sera également dédié au jeune public avec les spectacles de Julie Brochen et de Carolyn Carlson. L'été arrive... les Rencontres aussi Comme chaque année, ce havre idyllique qu'est, en été, la Cartoucherie de Vincennes, accueille les Rencontres. Créées en 1995 par les théâtres de la Tempête et du Chaudron, elles s'organisent en 6 programmes, comprenant chacun 5 à 6 spectacles courts. Ceux-ci sont regroupés selon des thématiques telles que "Du charnel ou virtuel" ou Modernité et colonialisme". Il s'agit, pour les participants à ces rencontres, de "poser théâtralement les questions du monde dans lequel nous vivons : de s’interroger, au-delà du simple constat ou de la dénonciation, sur les motifs et les causes de cet état du monde".Du 9 au 18 juin, au Théâtre de la Tempête. |
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