Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

Archives > Septembre 2006

Ben Hur sur scène

Posté par Puck le 29.09.06 à 10:21 | tags : théâtre

Je vous avais promis une autre vidéo de Ben Hur, décalée, plus à propos avec l'esprit de Saisons. La voici : il s'agit d'une pub  (pour une chaîne cinéma US) parodiant le faste et la débauche de moyens du film original. Sur scène, un enfant de 8 ans rejoue les deux grandes scènes du film avec un plaisir mégalomane évident (et un rien cruel, dans le personnage du chef de galère). Ce qui, à en croire les commentaires des spectateurs sur le forum Ben Hur, est une réponse pleine de piquant à la mégalomanie du spectacle qui se joue au Stade de France,  non ?        



Admirable Claude Degliame

Posté par JdF le 28.09.06 à 11:01 | tags : théâtre
Comme je le supposais, à la lecture de tous les commentaires enthousiastes du spectacle de Jean-Michel Rabeaux, Emmène-moi au bout du monde !, Claude Degliame fait merveille avec les premiers chapitres du roman de Cendrars qu'elle et Jean-Michel Rabeux ont adapté pour l'occasion.
Contrairement à ce que je croyais, la passerelle sur laquelle l'actrice déambule ne se situe pas au-dessus de la tête des  spectateurs mais au centre d'un dispositif bifrontal asymétrique (une partie des gradins est plaus haute que l'autre). Mais peu importe : plus que la scénographie, c'est le jeu de la comédienne sur quoi repose le spectacle. Étrangement grimée (allusion à l'œil au beurre noir du personnage principal), elle drape sa magnifique silhouette d'une tenue somptueuse : draperie, traîne, plumes et perles...
Tenant toujours les personnages auxquelle elle prête sa voix à une distance respectable (jamais, elle ne les incarne à proprement parler), elle ne reste pourtant pas en deça de la verve de Cendrars, parfois sans pitié pour ses créatures, et, dans une économie judicieuse d'une large gamme gestuelle et vocale, donne un spectacle à la fois total et minimaliste.






Comment te le dire ? Un spectacle audacieux

Posté par Catherine le 27.09.06 à 09:49 | tags : lavoir moderne parisien, théâtre
Comment te le dire

On a beau s'attendre à être bousculé en allant voir une pièce d'Armando Llamas, lorsqu'on se retrouve face à un travesti en robe de mariée à l'exubérance toute clichée, on se demande bien où la harangue de ce "Tata" (c'est son nom, au masculin) veut nous mener. Est-il question des difficultés de couple de Tata, et donc de la difficulté de la vie du couple homosexuel ? Si le spectacle s'arrêtait après vingt minutes, ce serait le cas et la farce serait bien navrante. La critique moqueuse du couple homo frôle parfois l'homophobie de si près qu'on est obligé, pour réprimer son malaise, de se souvenir qu'Armando Llamas ne fait que pratiquer l'auto-dérisison. Après les premières trente-cinq minutes, on ne sait toujours pas où l'on est, pourquoi on est là ni si on doit y rester. Et puis imperceptiblement le vernis se craquèle, les perruques tombent et les jalons posés ça et là finissent par indiquer un chemin, une piste bien différente de toutes celles sur lesquelles on pensait être mené. Au bout de cinquante minutes, nous voici retournés, avec l'impression assez étrange de s'être pris une petite claque dans la figure et que c'est bien fait pour nous.

Comment te le dire ? d'Armando Llamas, par la compagnie Sambre, mise en scène Carole Thibaut
Au Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18ème
Du 19 septembre au 19 octobre, les mardis, mercredis et jeudi à 19h15 - durée 50 mn
Réservations : 01 42 52 09 14




Sobel et son chant du cygne ?

Posté par JdF le 25.09.06 à 13:11 | tags : théâtre
Dons mécènes adorateursDurant quelques jours, se joue la pièce d'Ostrovski, Dons, mécènes et adorateurs, que j'avais déjà annoncée dans ce blog. Pour sa dernière mise en scène  en tant que directeur du C.D.N. de Gennevilliers, Bernard Sobel, a choisi un de ses auteurs de prédilection : Alexandre Ostrovski.

Auteur russe de la fin du XIXe siècle, connaisseur du millieu théâtral dans lequel se déroule l'intrigue de Dons, Mécènes et adorateurs, Ostrovski avait une certaine propension à faire glisser la trame de ses pièces vers le mélodrame : le personnage principal, actrice qui ne parvient pas à joindre les deux bouts est poussée par sa mère à accepter les compromissions susceptible de lui faciliter la vie. Ne pas répondre de manière offensante au prince venu lui offrir sa protection, accepter voire solliciter les dons et cadeaux coûteux, voire abandonner son fiancé sans situation pour suivre un riche mécène....

Tout cela est évidemment daté, mais les personnages (notamment ceux pour qui l'auteur a visiblement une prédilection : l'actrice, l'étudiant, le mécène, le tragédien, l'accessoiriste) dégagent une grande humanité. Il est regrettable que les autres, plus négatifs (le prince, la mère, le directeur), soient sensiblement caricaturés. La mise en scène a comme ambition de servir le texte, ce qu'elle fait. Les acteurs semblent adhérer au projet et font beaucoup pour donner de l'authenticité à leur personnage.
Pourtant, quelque chose semble figé dans l'affaire... il nous semble voir du théâtre à l'ancienne, celui dont Ostrovsky était familier ?

Peut-être... Un théâtre dont la vocation serait la démysthification historique, tel que Sobel l'a pratiqué depuis les années 1970 et qui s'est peu à peu épuisé esthétiquement .... Je le pense. Et je me rappelle d'un autre spectacle joué il y a treize ans : Marie d'après Isaac Babel qui m'avait alors enthousiasmé. Je ne peux pas revoir Marie pour le comparer à Dons, Mécènes et adorateurs et cette impossiblité est le propre du théâtre, mais, entre les deux, je crois voire un continuum de lignes de sons et de couleurs. Et néanmoins, j'ai le sentiment que du premier au second, quelque chose à changé. Dans le théâtre, hors du théâtre, dans le travail du metteur en scène, dans mon appréciation de ce travail... La voix s'est fait plus tenu, des bruits extérieurs sont venus parasiter le dicours, l'oreille n'est plus si attentive ... Que sais-je ?



Rutabaga Swing au Théâtre 13

Posté par Nedjma le 22.09.06 à 17:00 | tags : théâtre
Rutabaga 13 au théâtre 13 - photo Lot
Chambier, France profonde, 1942. Dans un bistrot de village, le café Barray, les petites histoires se nouent et se dénouent sous fond de grande Histoire et d’occupation. Il y a là Philippe, petit-fils de la patronne centenaire, qui fait tourner la boutique, Jacques Haurogné, facteur, qui loue les propos de De Gaulle, Bernard, bibliothécaire, qui leur préfère ceux de Pétain. Et puis Suzy, rousse pulpeuse et gouailleuse, et Marie, brunette réservée, dernière arrivée. Tout ce petit monde se réunit régulièrement pour pousser la chansonnette. A leur répertoire, Trenet, Chevalier, Georgius. Parfois, quand le transistor déraille, Londres remplace Radio Paris. Un officier de la Wehrmacht viendra jouer les trouble-fête.
Entre tableaux romanesques et belles ritournelles, les masques tombent…
Rutabaga Swing ? Un titre qui sonne drôlement bien, tout aussi rythmé que la pièce, un texte signé Didier Schwartz, une mise en scène de Philippe Ogouz. Des rires, un brin de mélo, des notes et des mots. Entre théâtre et cabaret, on est là dans une comédie festive et légère aux accents parfois graves, avec des acteurs dirigés au cordeau, derrière une apparente nonchalance.  
 
Rutabaga Swing au Théâtre 13, jusqu’au 15 octobre. 01 45 88 62 22 (Photo Lot).



Ben Hur, complet... ou presque

Posté par Puck le 22.09.06 à 13:18 | tags : comédie musicale, théâtre
Telex : c'est ce soir vendredi 22 septembre qu'a lieu la première de Ben Hur monté en grande pompe au Stade de France. Voici la publicité (cliquez sur "stop"  MAJ : vidéo supprimée), telle qu'elle a été diffusée à la télé et sur le web. Et un premier scoop : il reste encore des places (en vente sur place, porte R, ou sur le site officiel). C'est un peu un comble, non ?

Dans les forums : irez-vous voir  Ben Hur au Stade de France ?
Voir aussi : Ben Hur plus grand que la légende ? A voir...



Le Vol du Flamant - Franck Esnée

Posté par JdF le 21.09.06 à 09:40 | tags : danse
Le vol du Flamant

Franck Esnée nous signale la reprise du VOL DU FLAMANT au Théâtre L'Echangeur de Bagnolet, du 5 au 21 octobre 2006. (coproduction Théâtre de l'Espace - scène nationale de Besançon; reprise en 2006 avec le soutien du Théâtre Granit - scène nationale de Belfort). Les représentations seront précédées de la projection du film de François Royet, Intra Muros Mouvements qui retrace l'expérience en Danse Improvisée menée par Franck Esnée, pendant 5 années, avec les détenus de la maison d'arrêt de Besançon.  Cela m'a tout l'air d'un beau projet, la photo donne du moins l'envie d'y voir de plus près.

Pour ceux qui ne sont jamais allés à l'Echangeur (et ils ont tort), c'est au métro Galiéni, à Bagnolet, 59, avenue du Général de Gaulle. Tel : 01 43 62 82 48. Programme téléchargeable en pdf sur le site de l'échangeur.



Le Quartett de Langhoff laisse perplexe

Posté par JdF le 20.09.06 à 20:00 | tags : théâtre
Nous annoncions le Quartett d'Heiner Müller mis en scène par Matthias Langhoff. Au demeurant, l'idée était réjouissante.
Las ! La machine infernale imaginée par Heiner Müller à partir des Liaisons dangereuses s'étiole dans la perspective bidochone dans laquelle Langhoff l'a inscrite. Les protagonistes (Valmont et Merteuil qui se dédoubleront en présidente respectivement de Tourvel et en Demoiselle Volange) faites de faux-semblants sont des campeurs en vadrouille (l'une avec sa quatre-ailes en panne), l'autre avec son réchaud à gaz. En contrebas de la scène, une tombe, de laquelle la Marquise va extraire quelques restes humains - avant d'y trouver un téléphone qui sonne et répondre à un appel venu de l'au-delà. Plus bas encore, un salon et trois loges de théâtre qui font pendant aux "vraies", celles de la salle à l'Italienne du Conservatoire, où se joue le spectacle.

Chaque épisode s'inscrit donc sur un lieu qui tient de l'hyperréalisme décalé, comme Langhoff les aime, mais qui sont comme autant de pièges pour les acteurs qui ne savent s'ils doivent jouer avec ou contre cette scénographie. Car le texte leur donne déjà fort à faire : plein de chausses-trappes, de faux-semblants. Les personnages changent de peau et de registre de manière déconcertante, la temporalité est problématique : tous les épisodes de ce thriller érotique a déjà été vécus et les personnages les rejouent pourtant sans cesse. C'est pourquoi, la pièce ne gagne rien à cette mise en scène qui ne fait qu'en rajouter une couche avec cette accumulation hétéroclite et triviale, chère à Langhoff, avec la projection d'un film qui distrait, lorsqu'il n'est pas redondant.

Bref, ceux qui espéraient que Matthias LAnghoff les éblouisse comme il l'avait fait avec son Léonce et Léna, mâtiné de Lenz, le tout, d'après Büchner, patienteront jusqu'à la prochaine fois.



Oedipe version Tragedia dell'arte

Posté par Anne le 19.09.06 à 11:44 | tags : théâtre

OedipeOn connaît bien évidemment la tragédie, on peut maintenant découvrir une adaptation étonnante du mythe en commedia dell' arte ! Le spectacle, que j'ai pu voir la saison dernière à la péniche Antipode, vaut vraiment le détour tant il déborde d'énergie et d'humour. Masques, chants, situations délirantes, rythme effréné : tous les ingrédients de la commedia, joués avec une grande intelligence. On ne se privera donc pas de cet Oedipe sans complexe, et ce d'autant plus que ce sera l'occasion de voir sur scène notre collaboratrice Catherine Richon, dont je vous laisse découvrir les multiples rôles dans ce spectacle !

Oedipe, tragedia dell'arte par la compagnie de Vive Voix
Chaque vendredi et samedi soir à 21 heures, du 15 septembre au 14 octobre 2006, au Théâtre de l'Opprimé, 78 rue du Charolais dans le 12ème.
Réservation 01 43 40 44 44




Emmène-moi au bout du monde !... Repris à la Bastille

Posté par JdF le 13.09.06 à 14:10 | tags : théâtre

Le spectacle de Jean-Michel Rabeux, adapté des quatre premiers chapitres du dernier roman de Blaise Cendrars, Emmène -moi au bout du monde !... est repris au Théâtre de la Bastille à partir du 25 septembre.
Joué dans le même théâtre la saison dernière, le spectacle avait tant enthousiasmé ses spectateurs que les dernières représentations furent prises d'assaut. Cette reprise est donc une excellente nouvelle pour ceux qui, comme moi, n'ont pu y assister alors.
Ce que j'ai du moins compris, c'est que l'actrice, Claude Degliame, a subjugué ses spectateurs. Incarnant les différents personnages du roman et, en particulier, le personnage principal, une actrice édentée, qu'un amant ,légionnaire de son état, a rudement esquintée, Claude Degliame se déplace sur une passerelle passant au-dessus des spectateurs, les interpelle pour raconter dans la langue de Cendrars les aléas de son existence. Voilà qui est prometteur et qui attise mon impatience d'assister à ce grandiose numéro d'actrice.



Les histrions (détail)

Posté par JdF le 11.09.06 à 16:00 | tags : colline, théâtre
Les Histrions
Le théâtre de la Colline programme du 20 septembre au 28 octobre un spectacle prometteur : Les Histrions (détail) de Marion Aubert, mis en scène par Richard Mitou. Marion Aubert est une jeune auteur dont j'avais eu la chance de voir un monologue proprement sidérant, Orgie nuptiale, en 2003, à la Mousson d'été. Richard Mitou, quant à lui, s'était mis en scène dans un spectacle étonnant inspiré par Michaux, Le Sportif au lit.
Donc, comme on dit, en voilà deux qui font la paire et je pense qu'Alain Françon a peut-être, pour une fois, été bien inspiré de confier la grande salle de la Colline à ces deux jeunes trublions (Les Trubions... encore un titre de Marion Aubert)



Les femmes en noir de Tarrega

Posté par Floriane le 11.09.06 à 10:51 | tags : arts de la rue, festival, international

Depuis 26 ans, Tarrega, située à une centaine de kilomètres de Barcelone, accueille en septembre l’un des plus importants marchés des arts de la rue en Espagne. Le temps d’un week-end, la petite ville se change littéralement en scène et prête ses places et ses façades aux propositions les plus diverses. L’édition de cette année, particulièrement marquée par les esthétiques circassiennes et cartoonesques, n’a pas failli à la tradition. Impertubables, les dames en noir assises sur le pas de leur porte au milieu des jeunes éméchés, continuent à décortiquer leurs graines de tournesol. A deux rues, dans une cour au gradin surbondé, Trukitrek présente « TBO vivo », un habile mélange de marionnettes, d’acteurs et de dessin animé, le tout sur collage de chansons servant de trame au spectacle.
Un peu plus loin, sur un grand espace vide, c’est le Teatro de la Saca qui a planté ses estrades pour ce que le festival compte sans doute de plus grave de toutes ses propositions de rue : « Führer », titre assez explicite. Parce que les peuples qui oublient leur passé sont immanquablement condamnés au repentir, tous en prennent pour leur grade : les représentants de l’Eglise catholique (et l’Espagne en compta beaucoup) qui, pendant la seconde guerre, se voilèrent la face et livrèrent des juifs aux nazis, mais aussi les victimes de l’holocauste dont le peuple, au nom de la défense d’un territoire, fait aujourd’hui des morts en Palestine. Vietnam, Kosovo, Guernica … autant de noms égrenés à la fin de ce spectacle, pour que personne dans l’assistance ne se sente dédouané.
La rue en rose et noir, celle qui s’adresse « au plus grand nombre », pour la divertir mais aussi pour l’avertir.
(illus. Fürher)



Festival de la marionnette à Charleville

Posté par JdF le 08.09.06 à 15:23
Dans les Ardennes, à Charleville-Mézières, qui fut la ville natale de Rimbaud, se tient du 15 au 30 septembre le XIVe festival mondial des théâtres de marionnettes. Son origine remonte aux années 60 lorsque des marionettistes venus du monde entier se réunissent à deux reprises, ce qui conduit les organisateurs de ces congrès à organiser, en 1972, un festival ouvert au public. En 1976, la manifestation est reconduite et devient triennale.
 
Cette XIVe édition se veut résolument tournée vers la Méditerrannée. Des compagnies sont invitées à titre officiel (le In), d'autres s'invitent à titre odfficiux (le Off) et d'autres encore proposent des spectacles de rue. Au vu de la programmation, il semble que le concept de marionnettes y est élargi  : et que débordant le cadre de la manipulation de figurines ou d'objets, les acteurs s'y montrent. Ici aussi, les frontières génériques ne sont plus bien étanches....

Renseignements au 03 24 59 94 94



Le cirque Gosh au Cabaret Sauvage

Posté par JdF le 06.09.06 à 21:17 | tags : cirque
Sur le site du Cabaret Sauvage, à la Villette, le cirque Gosh s'apprête à monter son chapiteau : du 12 septembre au 1er octobre,  la troupe va raconter des histoires à leur manière : des personnages farfelus, des péripéties aléatoires, des actions sans queue ni tête, des numéros au petit bonheur.
Pour avoir déjà assister à une de leur création, je peux assurer que tout cela constitue malgré tout un spectacle qui tient la route et qui laisse, à ceux qui l'ont vu, plus d'un souvenir heureux.



Un caravansérail à Samarcande

Posté par Floriane le 05.09.06 à 11:06 | tags : festival, international, sur la route


Quel titre alléchant ! La mythique route de la soie, aux itinéraires variés, voyait s’y rencontrer les marchands et les cultures de l’Orient le plus extrême aux confins de l’Europe, en cette Asie centrale de steppes et de musiques. Sur la terrasse du château d’en haut, dans le domaine de Villarceaux où le Festival d’Ile de France a donné, dimanche dernier, le coup d’envoi de son édition 2006, les effluves se mélangent : voix rieuses des Ouzbèques de Mohi Sitora, chants diphoniques des Mongols du groupe Khan Bodg. Les Indiens, « gitans Dhoad du Rajasthan » (en fait implantés à Tours) sont un peu plus loin sur la prairie, où ils égrènent leurs ragas et leurs tours de fakir. Tout cela dans une atmosphère bon enfant, quoique cultivée : exigeants les chants et danses du Badakhstan (Tadjikistan), les bardes de Tengir-Too (Kirghistan), beaucoup plus en tout cas que l’entraînement irrésistible de l’orchestre tzigane de Turquie.
En cette rentrée, le public mélangé écoute avec bonhomie, répandu sur les pelouses ou camouflé sous les parapluies. La Fondaton Aga Khan, voisine, a sponsorisé les musiciens d’Asie centrale, au nom de la protection de ce patrimoine oral en péril. On ne peut que souligner cet effort qui offre à certains l’occasion de voyager tout en rester chez soi. Un tout petit effort supplémentaire de scénographie n’aurait cependant pas été superflu pour que cet événement soit totalement à la hauteur de son titre.
(illus. Via Kaboul ; (c) pidz)



Biennale de la danse à Lyon

Posté par JdF le 04.09.06 à 12:59 | tags : danse
Du 9 au 30 septembre, se tiendra à Lyon la 12e Biennale de la danse. La manifestation, majeure dans le monde de la danse contemporaine, n'en va pas moins à la rencontre d'un large public, notamment à travers la pratique du défilé qui attire la foule lors de son passage.
Cette année, la programmation implique une réflexion sur l'urbanité et sur les problématiques liées à l'existence de grande métropoles, en Europe, mais aussi dans les autres continents. Sous le titre de « Le monde des Villes, les Villes du monde », les artistes invités ont en commun de porter un regard particulier sur la ville où ils vivent et où ils travaillent.



Le cirque en l'air

Posté par Floriane le 02.09.06 à 11:53 | tags : cirque
les arts SautsCet automne, c'est résolument le nez en l'air qu'il faudra regarder le cirque, à Paris. Tandis que les Arts Sauts feront leurs adieux à la capitale, avant de mettre définitivement la clé sous la porte, fin 2007, les Colporteurs tendront leurs fils à Antony, pour une rencontre inédite de 7 funambules à plus ou moins grande hauteur.
Mais le village de cirque de la pelouse de Reuilly n'accueillera pas seulement les aériens français les plus connus de la planète et leur dernier spectacle, Ola kala, c'est toute une programmation misant sur la création qui sera présentée par la coopérative De rue et de cirque, du 14 septembre au 22 octobre. Mention spéciale à la carte blanche du mercredi 20 septembre où La rue foraine présentera le cirque de Robert, en hommage à Robert Filliou, avec la complicité de deux jeunes artistes contemporains atypiques, Pierre Giner et Nathalie Allard.
A Antony (01 46 66 02 74), c'est entre le 7 et le 15 octobre que les Colporteurs donneront leur « Fil sous la neige », à l'issue de deux mois de résidence de création.  Ceux que l'on avait admirés dans La Volière Dromesko ou Filao seront à nouveau sur la piste, elle dans les étoiles et lui les pieds sur terre, à la recherche de ce fil de la vie, tendu, ténu, sous les couches de neige qu'entassent les aléas de l'existence.





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