Archives > Avril 2007Parfums d'Arménie à l'Olympia L'Arménie est (aujourd'hui) un petit pays coincé au cœur du Caucase. On en connaît la triste actualité récente, mais on ignore souvent la grandeur des civilisations qui ont traversé l'histoire de ce bout de terre qui (quasi seul) a conservé son nom depuis l'antiquité. Lieu de passage inévitable pour tous les flux et reflux de migrations, l'Arménie se voit aujourd'hui réduite à peau de chagrin sur les cartes dressées par les hommes et son peuple, plus qu'aucun autre, dispersé aux quatre coins du globe. Dans les années 70, les chorégraphes se sont lancés à la redécouverte des richesses inouïes de leur patrimoine, qu'il était grand temps de penser à préserver. Parfums d'Arménie est, en quelque sorte, le fruit heureux de tout ce travail, allié à la création contemporaine de la chorégraphe Christina Galstian-Agoudjian, formée à Yerevan et installée aujourd'hui à Alfortville à la tête de la compagnie Yeraz. L'histoire, les traditions, les joies et les souffrances de ce peuple millénaire seront présentées dans cette grande fresque, à l'affiche de l'Olympia le 8 mai prochain. La séance du soir affichant complet, une autre a été programmée à 16 heures. Frisson et émotion garantis !Georges Lavaudant : l'adieu à l'Odéon
Merci, Jo, d'avoir forgé le goût et le regard de générations de spectateurs; merci d'avoir su garder toujours vif votre esprit de défricheur, jamais frileux face aux technologies et aux modes, pourvu qu'elles aient du sens. Vos fidèles vous suivront à la trace et d'autres générations vous découvriront, où que vous soyez. Les créateurs de votre trempe sont au-dessus des changements de strapontin. Respect, Monsieur Lavaudant !
La jeune fille et la mort au Théâtre 14Posté par Nedjma le 26.04.07 à 18:20
La jeune fille et la mort, mise en scène Didier Long, Théâtre 14. 01 45 45 49 77. Jusqu'au 5 mai.
Plus ou moins l'infini ?!? Pour ceux qui ont aimé Erection de Pierre Rigal présenté récemment au Théâtre des Abbesses, le dernier spectacle de la Cie 111 devrait être un régal. Petit organigramme : Aurélien Bory a conçu et mis en scène Erection ; il a également conçu Plus ou moins l'infini, mis en scène par Phil Soltanoff, le directeur artistique de mad dog, une compagnie de théâtre expérimental new yorkaise. Bory vient de la physique, du cinéma, de l'acoustique architecturale et (pas accessoirement du tout) du jonglage. Nourri de références liées au Bauhaus et au constructivisme, c'est tout naturellement que la trilogie dont le spectacle présenté au Théâtre de la Ville est le dernier volet soit basé sur les jeux du corps dans l'espace. Ici, c'est la ligne qui est reine dans ce que Bory n'hésite pas à appeler son " théâtre cinétique ". Tout cela a l'air très compliqué mais sur le plateau, c'est tout bonnement la magie qui opère, au sens le plus littéral d'une illusion parfaitement maîtrisée.Plus ou moins l'infini, du 19 au 26 avril au Théâtre de la Ville (www) 10 invitations 100 Dessus Dessous à gagnerPosté par Life on Mars le 17.04.07 à 16:26 | tags : danse, festival, parc de la villette, performance
![]() Le festival 100 Dessus Dessous (100dd pour les intimes) convie chaque année au Parc de la Villette des artistes, performeurs et danseurs "new gen". New gen pour "génération de la mobilité et du décloisonement des frontières et des genres". Quatre parcours sont proposés jusqu'au 21 avril pour illustrer la vitalité d'une scène émergente qui sert de fil rouge à la programmation Génération Europe. Le programme complet est disponible sur le site 100 Dessus Dessous. Fluctuat.net, partenaire du festival, offre 10 invitations à ses lecteurs pour la soirée du 21 avril, qui verra se succéder les chorégraphies d'Anne Juren (France), de Mette Ingvarsten (Danemark) et le Journal d'inquiétude de Thierry Baë (sur une musique de Benoît Delbecq). Une soirée qui promet de beaux contrastes rythmiques... - - - la liste est close ! merci à tous, et bon spectacle ! - - - Tous à la rue !Posté par Floriane le 17.04.07 à 12:53 | tags : arts de la rue
Lagarce intime à Théâtre-OuvertPosté par Nedjma le 04.04.07 à 15:11
Costume noir, chemise blanche, pieds nus, élégant, facétieux. Lui, c'est Laurent Poitrenaux, alias Jean-Luc Lagarce. Il est assis sur une chaise, à un bureau, face à une machine à écrire, qui ont appartenu à Jean-Luc Lagarce. L'acteur ressemble à l'auteur, de l'avis de ceux qui l'ont connu. Pourtant, il ne joue pas à être Lagarce, il fait simplement revivre ses mots avec justesse, avec évidence. François Berreur, compagnon de route au long cours a pioché dans les 800 pages du journal intime de l'auteur disparu en 1995, pour tricoter un récit intime, cohérent. Traversés du décompte des disparitions, de Sartre à Montand, de Koltès à Borges, les mots nous arrivent, nous reviennent, drôles parfois, émouvants souvent, qui disent tour à tour les interrogations artistiques, professionnelles, sentimentales, métaphysiques de l'auteur. Ses rencontres régulières avec Attoun et Attounette - Lucien et Micheline Attoun, fondateurs du Théâtre Ouvert, qui a toujours défendu Lagarce, et accueille la présente mise en espace-, ses parents, et l'institution, le théâtre français dans lequel il se dit peu intégré, peu inscrit. Avec cette phrase poignante : « Pour les autres, je suis un auteur, un metteur en scène et moi je suis juste un corps malade qui a raté sa vie. » Lagarce écrivait pour la postérité, jusque dans ses 23 cahiers intimes. Outre les mises en scène fréquentes de ses textes aujourd'hui, la magnifique adaptation que livre le duo Poitrenaux/ Berreur de son journal lui offre une belle éternité. Une vie de théâtre (Ebauche d'un portrait) mis en scène par François Berreur à Théâtre Ouvert jusqu'au 6 avril. Tel: 01 42 55 74 40 |
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