Archives > Juin 2007Les Orientales : du rêve à portée de TGV![]() Programme complet sur le site Les Orientales. Marseille danse Comme à son habitude, le Festival de Marseille, qui en est à sa douzième édition, reste fidèle à son exigence d’intégrité et de découverte. Un vrai régal pour les aficionados de danse et de propositions artistiques « aux limites ». On flirtera pas mal avec les nouvelles technologies, époque oblige ; on retrouvera des grands noms incontournables mais intransigeants (Larrieu, Chouinard) ; on ira frayer avec le « in situ » (à la piscine, au parc) ; avec la musique aussi. Bref, c’est un programme éclectique à dessein qu’a concocté cette année Apolline Quintrand.Un mois (du 19 juin au 13 juillet) pour découvrir la ville à l’aune des créateurs internationaux, triés sur le volet, qui partagent l’affiche avec les pointures hexagonales. Photo : Ballet en deux actes de Marie Chouinard. Le chien de la gardiennePosté par Floriane le 15.06.07 à 16:17 | tags : théâtre de rue
Décor sonore sait, mieux que tout autre compagnie de rue, sans doute, faire percevoir les mystères qui se sachent sous le quotidien. Certains utilisent le texte ou la chorégraphie, eux s’emploient à faire entendre des sons, vestiges d’une histoire révolue, qu’ils intègrent parfois dans une composition musicale ou qu’ils laissent aux spectateurs le loisir de découvrir par le truchement de stétoscopes …C’est au 104 rue d’Aubervilliers toujours en travaux et en préfiguration, que la compagnie Décor sonore est résidente en ce moment et a convié, ce week-end, quelques poignées de spectateurs à découvrir « l’écologie sonore » du pâté de maisons. L’influence de troupes comme OPUS, Joseph K ou encore Délices dada est flagrante, mais il est toujours agréable de se laisser raconter des histoires à partir d’un arbre, d’un parking ou d’une grille d’immeuble. Tout y passe et est prétexte à musique : la boîte de t(h)on(s), propriété supposée de la gardienne du 104, (réel) ancien entrepôt de corbillards ; les jouets qu’elle proposait aux enfants pendant que les parents éplorés faisaient leur choix ; son fouet, accessoire de cuisine. Mais du chien de la gardienne, qu’a-t-on retrouvé ? pas le moindre jappement, pas le plus petit grelot ? Une gamelle ? Les explorations de Décor sonore sont infinies et elles tiennent leurs promesses parce qu’elles s’appuient sur un solide équipement électronique, une belle inventivité de la part des interprètes et une participation bon enfant des spectateurs, ravis de retomber en culottes courtes, quand le bruit du vent dans les rideaux était le prétexte à toutes les histoires. Égarés à la Bastille Pierre Meunier est de retour : il investit le plateau du Théâtre de la Bastille, non pas en personne (on ne le voit pas), mais par sa voix qui reste off. Les énergumènes qu'il a rassemblés se livrent à des variations sur son sujet de prédilection : le rapport de l'humain à la matière. Pierre meunier explique que ce spectacle est né d'un travail mené en 1997 avec les patients d'un hôpital psychiatrique. La forme kaleïdoscopique de l'ensemble, les épisodes qui se suivent selon une logique qui nous échappe parfois mais qui laissent un souvenir prégnant.Jean-Louis Coullo'ch (qui fut l'amant de Lady Chatterley dans le film de Pascale Ferran) commence très fort en infligeant à sa veste fourrée une tentative d'immolation par le feu. La suite montre des êtres qui affrontent un univers hostile, faits d'objets qui les emprisonnent ou les entravent. Lutte constante, rythmée par des moments d'un lyrisme poignant, tempérée par une bonne dose d'auto-dérision. Sans complaisance aucune, Meunier dresse un état des lieux des souffrances de nos contemporains. Les Égarés, de Pierre Meunier avec Jean-Louis Coullo'ch, Frédéric Kunze, Valérie Laroque, François Tizon, Isabelle Védie. Jusqu'au 1er juillet au Théâtre de la Bastille (www). Sur le mag : Lire la chronique de Floriane Gaber. Emma Dante - nouveau théâtre italien au Rond-PointPosté par Catherine le 08.06.07 à 09:20 | tags : théâtre du rond-point
Deux spectacles de Emma Dante Semianyki - la famille en russe et en clown![]() (La famille) Semianyki, création collective du Teatr Licedei Sur les trottoirs Ça y est, c’est la saison ! Les trottoirs vont refleurir de « propositions artistiques » comme on les appelle dans le sérail. Si, si, il s’agit bien de spectacles, mais avec un nom pareil, on peut se permettre de se planter. Ça a l’air méchant, dit comme ça, mais ça correspond plutôt à la réalité des arts de la rue : difficile de répéter efficacement dans sa cuisine ce qui ne prendra tout son sens que dans l’espace public. Du coup, les premières sont souvent chaotiques …Trois événements, parmi des dizaines d’autres (l’hexagone en compte plus de 200 !), feront la part belle aux arts de la rue, dans les semaines à suivre. Des manifestation costaudes, ayant suffisamment de bouteille mais aussi de curiosité pour savoir panacher les « valeurs sûres » et les découvertes. Impossible (et inutile) de citer les compagnies qui y passeront : d’une part parce qu’il y en a trop, d’autre part parce qu’elles ne sont pas connues du grand public. Et pourtant, certaines d’entre elles ont plus de vingt ans d’existence (et de résistance) et ont fait plus que leurs preuves ! Bref, à Nanterre les 1,2 et 3 juin (festival Parades), à Villeurbanne les 21,22 et 23 juin (Les Invites), à Chalon Sur Saône, du 19 au 22 juillet (Chalon dans la rue) et à Aurillac, du 22 5 août, les artistes et les spectateurs feront le trottoir. Un peu de fantaisie dans ce monde sécuritaire ne fera certainement de mal à personne. Illus. : Tout va bien, compagnie Kumulus, DR. |
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