Archives > Décembre 2008Sur les pas d'Armand Gatti
Elle est signée Stéphane Gatti et Pierre-Vincent Cresceri et produite par La Parole errante avec le soutien de nombre de collectivités. Illus dr "Comme du papier tue-mouches dans une maison de vacances", Maison de l'arbre, à Montreuil, jusqu'au 22 mars 2009. www Le TNP de Villeurbanne, de la scène à l'écranBon, bien sûr, rien ne remplacera jamais le plateau, la matière vivante, vivace, les corps des comédiens, la parole qui circule, de la scène aux gradins... Pourtant, pour ceux qui voudraient voir, ou revoir quelques flamboyants spectacles sur leur écran, le Théâtre National populaire de Villeurbanne vient d'éditer trois DVD, captations de ses créations récentes, toutes mises en scène par Christian Schiaretti. -Les Trois comédies de Molière , qui seront en tournée début 2009, etferont notamment escale à Malakoff, du 25 mars au 10 avril prochain: "Sganarelle ou le Cocu imaginaire", "L'école des maris", enfin "Les précieuses ridicules". Acheter vos places ici. -"Par dessus bord" de Michel Vinaver, dont la création fleuve à Villeurbanne, suivie d'un passage à la Colline parisienne, restera dans les annales. Le spectacle a d'ailleurs reçu le Grand Prix du Syndicat de la critique, come meilleur spectacle théâtral de l'année 2008. Lire la chronique ici. -"Coriolan", enfin, dont les représentations à Nanterre viennent de s'achever. Impétueuse, grandiose, cette pièce politique d'une éminente complexité s'est déployée sur le vaste plateau des Amandiers avec ses 30 comédiens. (Illus dr) DVD des créations du TNP, 15 euros. Site du Théâtre National Populaire de Villeurbanne.
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Barack Obama au théâtre
Le nouveau président des Etats-Unis, décrété quasi-unanimement sauveur potentiel de l'humanité au sex-appeal débordant sera sur scène, ou plus exactement ses mots seront sur scène, au Lavoir Moderne parisien et au Théâtre du Rond-Point. A l'occasion de son investiture, "De la race en Amérique", son texte traduit par François Clémenceau (Editions Grasset) sera dit par Vincent Byrd Le Sage, sous la houlette de José Pliya. "Nul artifice, nul effet, pas de dramaturgie, mais plutôt une mise en voix, une restitution intégrale de la parole, sociale, économique, humaniste d'un homme", promet le dramaturge. "Cette fois, nous voulons parler des files d'attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d'hispaniques qui n'ont pas d'assurance santé (...). Cette fois, nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race (...) Aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique, ce qui me redonne le plus d'espoir est la génération à venir- ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l'histoire." Ainsi parlait le futur quarante-quatrième président des Etats Unis, le 18 mars dernier, à Philadelphie. Les phrases fortes d'un discours à (re)découvrir sur scène. "De la race en Amérique", au Lavoir moderne parisien, les 9, 10, 18 janvier, puis du 25 janvier au 23 février les dimanche et lundi. www Au Théâtre du Rond Point, le 20 janvier. www
La Comédie-Française sur les routes d'Europe
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La présidence française de l'Union Européenne, c'est aussi, un peu, une affaire de culture. Dans le cadre de la saison culture européenne qui clôture la présidence de l'Union, la Comédie-Française est ainsi en tournée en Europe de l'Est avec deux spectacles mis en scène par des artistes... européens. La pièce "Les précieuses ridicules" est revue et corrigée -dans une version qui n'a pas fait l'unanimité lors de sa création, c'est le moins qu'on puisse dire- par l'Anglais Dan Jemmett. C'est le Bulgare Galin Stoev qui, lui, met en scène "La festa" de Spiro Scimone. Les comédiens qui portent haut ces textes, classique pour l'un, contemporain pour l'autre? Catherine Hiegel, Serge Bagdassarian, Andrzej Seweryn, Gérard Giroudon, Catherine Ferran et Michel Favory. A voir, en Slovénie, République Tchèque, Lituanie et Lettonie, jusqu'en février prochain. Plus près de nous, à Paris, salle Richelieu, ceux qui le souhaitent peuvent (re)voir "La mégère apprivoisée", "Le mariage de Figaro, ou encore "L'illusion comique"... Illus "La Festa", Julien Oppenheim. Programme complet de la Comédie-Française www
Le festival d'automne au beau fixe Le festival d'automne s'achève et, à l'heure des bilans, place à la satisfaction. Les 61 projets présentés dans 26 lieux de Paris et d'ailleurs, entre septembre et décembre, ont accueilli 128 200 spectateurs, soit une hausse de fréquentation de 25% par rapport à l'édition 2007. La 38e édition, à l'automne 2009, célèbrera notamment le quatre-vingt dixième anniversaire du chorégraphe Merce Cunnigham, en partenariat avec le Théâtre de la Ville. Parmi les thèmes retenus, l'inspiration documentaire et l'adaptation pour la scène de grands textes littéraires du XXe siècle -avec notamment la présentation de spectacles adaptés de Scott Fitzgerald ou William Faulkner. Plus de détails sur les réjouissances à venir en mai prochain...Une bonne tranche de rigolade
L'art du rire, Théâtre des Bouffes du Nord, jusqu'au 19 décembre. Mythes aztèques et mayas Il est toujours compliqué, quand une culture a été niée par des décennies, voire des siècles d’occupation, de définir et de présenter ce qui la caractérise. Difficile également d’exporter cette culture et de l’afficher sur une scène occidentale où la notion de spectacle, impliquant un rapport codifié entre les acteurs et le public, est fortement ancrée. Ces deux questions posées, voilà que la perplexité s’installe, face au programme présenté, ce week-end, à la Cité de la Musique. Aztèques et Mayas, en effet, ont subi la colonisation espagnole et leurs cultures ont eu les pires difficultés à traverser les époques, se teintant fortement de christianisme et s’hispanisant dans les instruments, les coutumes, voire les mythes. L’histoire de l’humanité n’est faite que de ces hybridations. Le pari était donc risqué, de chercher à présenter des traces de ces cultures enfouies, telles que les habitants de ces pays tentent de les conserver ou de les reconstituer. Le Théâtre Claude Lévi-Strauss avait rencontré les mêmes difficultés, l’an dernier, dans le cadre du cycle consacré au chamanisme en Sibérie. Mais là, au moins, la mise en scène se voulait discrète et c’était le vécu des natifs qui était mis en valeur. Ce week-end, les spectateurs ont eu droit à une démonstration, parfois surprenante, de rites manifestement spectacularisés pour la scène. Si dans la rue musicale, la proximité avec les artistes pouvait rappeler le rapport d’origine de la communauté ; dans la grande salle, l’éloignement et les moyens techniques mis en œuvre niaient totalement cette dernière. Il est toujours très délicat de présenter les musiques et les spectacles « du monde » hors de leur contexte ; à moins d’annoncer clairement qu’il s’agit d’une interprétation, par un groupe d’artistes contemporains, s’inspirant de plus ou moins loin de ces cultures traditionnelles, comme le fait Pleyel cette année, par exemple. Ce n’était pas le cas ce week-end ; dommage.Le prochain rendez-vous à la Cité de la Musique est en janvier, le 31, pour un Ramayana à la sauce thaïe. Ill : compagnie Sotzil de Solola, DR Festival d'automne: un dernier tour et puis s'en va...
La reprise du délicieux Marivaux aux Bouffes du Nord, "La seconde surprise de l'amour", se termine le 20 décembre. Au rayon danse, Caterina Sagna propose "POMPEI, 2e fouille", au Théâtre de la Bastille. Bruno Beltrao livre "H3" à la Ferme du Buisson et Raimund Hoghe "L'après-midi" à la Cité Internationale. Côté musique enfin, deux concerts à l'affiche: Jörg Widmann, Toshio Hosokawa notamment revisitent le "Quatuor pour la fin du temps" de Olivier Messiaen à la Maison de la culture du Japon, le 17 décembre. Enfin, Karlheinz Stockhausen est à l'honneur d'un concert dirigé par Peter Rundel et mis en scène par Carlus Pedrissa (illus Bernard Perrine). Le compositeur disparu l'an dernier a offert au Festival certains de ses plus grands éblouissements. Parmi eux, "Inori" en 1974, "Sirius" en 1976 et "Momente" en 1998. Le concert explorera plusieurs grands moments de son oeuvre. Festival d'Automne, jusqu'au 21 décembre.
Une Anthologie du théâtre français![]() Contre toute attente, les ouvrages complets consacrés au théâtre ne sont pas légion. La formidable Encyclopédie signée Michel Corvin est épuisée depuis longtemps, certains ouvrages sont consacrés aux auteurs, d’autres aux metteurs en scène.Et voilà qu’une nouvelle collection ambitionne d’embrasser les deux –entre autres-, sur une période au long cours. Une somme, une bible du théâtre en quelque sorte. C’est à l’Avant Scène Théâtre et son directeur, Philippe Tesson, qu’on en doit l’initiative. Il s’agit donc de raconter l’histoire du théâtre français par le menu, en commençant par le XIXe siècle, l’un des plus riches. Victor Hugo, Alfred de Musset, Eugène Labiche, Georges Feydeau se cotoient dans ce volume, dirigé par par Hélène Laplace-Claverie, Sylvain Ledda et Florence Naugrette autour de deux grandes parties. La première court jusqu’en 1848, la seconde jusqu’en 1901. A chaque chapitre, extraits de texte et commentaires se mêlent, autour des différents thèmes abordés, le théâtre historique, le drame romantique, les mélos, le vaudeville. Richissime. Le Théâtre français du XIXe siècle, L’avant scène théâtre, 567 pages, 30 euros. Chacun cherche son show
Bon voilà, Noël approche, Tonton Marcel débarque à Paris et vous pose, comme chaque année, la même question : « Qu’est-ce qu’on pourrait aller voir pour les fêtes ? » Sous-entendu, quel spectacle joyeux, magique, kitsch et invitant au rêve ? Quoi, Lagarce, Noren, Strindberg, pas des auteurs pour les fêtes ? On voit pas bien pourquoi… M’enfin, on a quand même trouvé et avec plaisir encore, cinq pépites au rayon danse, comédie musicale, théâtre, cirque qui auront chacune leurs adeptes. Suivez le guide… -Pour les férus de Broadway. "On the town", évidemment ! Initié par Jérome Robbins et composé par Léonard Bernstein, autrement dit les déjà heureux créateurs de "West Side Story", ce musical là, moins connu, n’en est pas pour autant moins recommandable. Trois matelots en goguette sont en virée dans un bar new-yorkais… Jude Kelly signe la mise en scène et Stephen Mear la chorégraphie pour 50 artistes virevoltants. Le tout, dans l’écrin du Châtelet. Inmanquable. Jusqu’au 4 janvier. -Pour les bambins esthètes. Le spectacle jeune public entre à l’Odéon, c’est une première. Olivier Py, son nouveau directeur, met en scène trois contes de Grimm : « La vraie fiancée », « La jeune fille, le diable et le moulin » et « L’eau de la vie ».Du 23 décembre au 18 janvier. Théâtre de l'Odéon -Pour les rêveurs invétérés. Est-il besoin de dire et redire tout le bien qu’on pense de la lignée Thierrée-Chaplin. Victoria, fille de Charlie Chaplin, femme de Jean-Baptiste Thierrée a enfanté deux jeunes génies, Aurélia Thierrée, et James Thierrée, encensé sur tout ce que l’Europe compte de plateaux, ou presque. Il pratique un art foisonnant et protéiforme, débordant de poésie. « La veillée des abysses » revient au Rond-Point quatre ans après le théâtre de la Ville. On y court (même si les places s’arrachent).Du 10 décembre au 4 janvier. Illus dr Théâtre du Rond-Point -Pour les addicts de Béjart. Un an après la mort du fondateur du Ballet de Lausanne, cet Hommage à Maurice Béjart, signé de Brigitte Lefèvre, qui a dansé dans le Ballet de l’Opéra, réunit « Serait-ce la mort », « L’oiseau de feu » et « Le sacre du printemps ». En attendant Le Boléro… Du 9 au 29 décembre, Opéra Bastille. Opéra de Paris -Pour les amateurs de frissons. Les 7 Doigts de la main, issus de l’école de cirque de Montréal marient danse et acrobatique dans un spectacle sur le fil… C’est « Traces », pour deux petites semaines seulement. On y reviendra…
Antoine à la Colline et à CensierPosté par JdF le 06.12.08 à 12:37
Il n'est pas fréquent de voir dans ce blog l'annonce d'un colloque, mais celui-ci en vaut la peine : il s'agit des origines de le mise en scène au sens moderne du terme. Alors qu'elle était auparavant considérée comme le processus de revélation sur le plateau de la représentation "idéale", telle que l'auteur l'aurait voulue (comme le positif révèle le négatif photographique), et, en fait, comme la tradition l'avait conservée, Antoine et ses successeurs déclarèrent donner à voir une interprétaion subjective du texte. À ce titre, ils se virent attribuer le statut d'auteur à part entière. Il n'est pas inintéressant de revenir sur cette histoire et d'aller ainsi faire un tout au théâtre de la Colline (www) les vendredi 12 et samedi 13 décembre pour asssiter aux rencontre franco-italiennes consacrées à l'avènement de la mise en scène. Cerise sur le gâteau : la cinémathèque de Paris III (Censier) projette vendredi à 18h45 un des films d'Antoine, La Terre, de 1921. Ce n'est pas dit qu'une nouvelle occasion se présente avant longtemps. Jean la chance, premier héros brechtien…
Illus Loïc Loeiz Hamon. Jean la chance, jusqu'au 14 décembre, centre dramatique de la Courneuve. Le Cid d'Alain Ollivier sur les routes
Thibaut Corrion est Rodrigue, Claire Sermionne Chimène. Ils ont tous deux la jeunesse, l'éclat, l'amour, mais aussi des pères en conflit... Créé en juin 2007 aux Nuits de Fourvière, à Lyon, "Le Cid", dernière mise en scène d'Alain Ollivier au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis livrait un Corneille en majesté, une mise en scène de toute beauté. Lire ici notre chronique. La destinée du héros cornélien se poursuit joliment, sur les routes de France avec une longue tournée. La centième représentation du spectacle fera escale le 10 décembre prochain au Théâtre de Lons-le-Saunier et la tournée s'achèvera le 24 février 2009 au Théâtre des Jacobins de Dinan. Thibaut Corrion et Claire Sermionne dans "Le Cid". © Bellamy.
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Voyage borgésien à Beyrouth
![]() Un homme assis à une table, derrière lui un écran. Le dispositif est bien statique pour le récit d'un voyage... Mais la suite montrera que le voyage dont il est question ne se passe pas tant dans l'espace que dans le temps. Tel un conférencier, Tiago Rodrigues nous expose comment il se retrouva à Beyrouth un jour d'été 2007 à devoir trouver son chemin sur un plan de la ville qui datait... de quand au juste ? On ne le saura jamais précisément.
Mais toujours est-il que rien, sur le plan, ne correspond à la ville que le personnage découvre. Ville palimpseste qui, telle ces parchemins maintes fois grattés pour servir de support à d'autres mots, est le lieu où se déposent, par strates, les vestiges laissés par les temps anciens. Le récit, habilement construit, réseerve bien des surprises, que nous ne révèlerons pas ici, mais dont je peux dire qu'elle relève d'un imaginaire à la Borges : mirages et ubiquité sont les prodiges auxquels le personnage est confronté et qu'il accepte, conscient qu'il est, une fois posé le pied dans cette ville, d'avoir passé les frontières du rationnel. L'Homme d'hier de Tiago Rodrigues, Rabih Mroué et Tony Chakar, avec Tiago Rodrigues, jusqu'au 7 décembre au théâtre de la Bastille (www) Festival d'automne (www). © photo : Magda Bizarro L’humour doux dingue d’Armando Llamas à Villejuif
Illus © Arthur Pequin No way, Veronica du 4 au 20 décembre, Théâtre Romain Rolland de Villejuif.
Dominique Blanc donne corps à "La douleur"
Cette fois donc, le metteur en scène s'attelait, après Dostoïevski, à un texte de Marguerite Duras, "La Douleur". Bouleversant témoignage de celle qui attend le retour de Robert Antelme, de déportation. Elle y dit les effroyables conséquences de cette attente interminable. Après la lecture, le temps de la mise en scène. La comédienne, qu'on a souvent vue poignante d'émotion retenue, est cette fois seule sur le plateau et le metteur en scène oeuvre en coulisses. Tous deux ont travaillé avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang et on est impatients du résultat. Dès demain soir, à Nanterre, avant une tournée au long cours. Illus Caroline Ablain. "La douleur"de Marguerite Duras, avec Dominique Blanc, au Théâtre des Amandiers de Nanterre du 2 au 14 décembre. Puis en tournée. Arts urbains tous azimuts en Essonne
Au commencement, les Rencontres internationales de danses urbaines exploraient essentiellement la danse hip-hop. Puis l'événement, devenu Festival des arts urbains en Essonne, a vu plus grand, gardant le hip-hop comme clé de voûte de sa programmation. Aujourd'hui, le festival dure trois semaines et mêle spectacles, battles, expositions de photos et de graff, ateliers, conférences et autres rencontres. Toujours initié par l'association Artel 91, il déroule son fil de Evry à Arpajon, en passant par Grigny, où il affiche une programmation de haute exigence, dédiée à un large public (nombre de rendez-vous sont gratuits ou à des tarifs vraiment accessibles). Après un lever de rideau foisonnant vendredi, les arts urbains continuent donc d'essaimer jusqu'au 20 décembre. Parmi les réjouissances au programme, un concert Olivier Lefrançois et Jazz Liberatorz (vendredi 5 à Arpajon), un week-end de danse hip-hop qui réunira huit jeunes compagnies venues de toute la France "sur un plateau" (vendredi 12 à Evry), le spectacle "Clair de lune" de Georges Momboye (vendredi 19). La compagnie de danse africaine livrera là le fruit de sa résidence de création hors les murs, à l'Opéra de Massy. Jusqu'au 20 décembre. Programme complet sur le site Artel 91. (Illus "Clair de lune", compagnie Georges Momboye. dr)
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