Archives > Janvier 2009Les circassiens de demain à Reuilly
Illus dr 30e festival mondial du cirque de demain, le 30 janvier à 20h30, le 31 à 14h30 et 20h30, le 1er février à 15h, cirque Phénix, pelouse de Reuilly, Paris. Le Théâtre 71 a l'esprit de famille...
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-Samedi 31 janvier, lecture de "Le sultan est dans l'escalier" de et par Gilles Ascaride; impromptu par Macha Makeïeff, concert de Gérard Morel. -Dimanche 1er février, récits de Jean-Pierre Bodin (par ailleurs à l'affiche de "Chemise propre et souliers vernis", en ce moment même au Théâtre Artistic-Athévains; "Meeting Charlie", invitation à la rencontre d'un personnage singulier par Emmanuel Vérité et Benoît Vérité; enfin lecture d'un texte inédit de Serge Valletti par Ariane Ascaride et son frérot, Pierre. Verbe haut garanti... Illus le clan Ascaride dr. 31 janvier et 1er février, Théâtre 71 de Malakoff.
En somme ! de Marion Lévy : dormir, rêver, danser. L'un des points que nous avons de communs - il y en a certainement beaucoup d'autres - c'est notre besoin de dormir. Aussi la chorégraphe Marion Lévy a-t-elle fait du sommeil le thème principal de sa dernière création, intitulé... En somme !
Ancienne disciple de la reine Keersmaeker, Marion Lévy aime mêler la fugacité du mouvement - la danse - à la justesse du verbe - le théâtre. Pour écrire le texte de la pièce En somme (interprété par trois danseurs et deux comédiens), elle a ainsi fait appel à Fabrice Melquiot, qui a vite saisi les exigences poétiques d'un tel projet : « Je dors pour rêver, pour écrire ensuite : j'ai rêvé ». Rêves, cauchemars, insomnies, peur de l'insomnie, du noir, de la solitude, bien être, agitation, oubli, réminiscence : pour exploiter sans fausses notes toutes les sensations et tous les états qu'impliquent le sommeil, Marion Lévy a également mené sa petite recherche auprès de spécialistes du sommeil. Ce discours scientifique est d'ailleurs incarné dans sa pièce par les deux comédiens (Aude Léger et Cyril Casmèze), excellents dans leur rôle de médecins obsédés par les « courbes et les graphiques », par les méthodes, les conséquences, les techniques et les remèdes : la pièce s'ouvre un de leur exposé théorique - ponctué de touches d'humour bienvenues - auquel le public est invité à participer.
A l'inverse, les trois danseurs, sorte de « cobayes » à disposition des deux médecins, se laissent aller à leur sommeil, et se révèlent, alors, des dormeurs très différents et très... actifs. Retour en enfance, sensualité, animalité, fantasme au clair de lune : dans une mise en scène habile, Marion Lévy nous donne à voir le potentiel artistique de ce que nous vivons chaque nuit plus ou moins tranquillement sur l'oreiller. L'idéal, semble dire sa pièce, ce serait de dormir comme on danse, de dormir sans penser, de danser tout son saoul.
En Somme !, conception et chorégraphie Marion Lévy, textes Fabrice Melquiot. Avec Aline Braz Da Silva, Jung-Ae Kim, danseuses, David Lerat, danseur, Aude Léger et Cyril Casmèze, comédiens. Théâtre National de Chaillot, Studio. Jusqu'au 31 janvier 2009, du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 15h. Théâtres en grève, rideaux baissés
Ramayana thai Après un Ramayana indonésien, la Cité de la Musique présente ce week-end, une version thaie de la célèbre épopée, en attendant, fin avril, la version indienne en kathali. Pour l’heure, c’est de théâtre khon qu’il s’agira. Art de cour, codifié comme il se doit, le khon est également lié aux croyances fondatrices de la communauté et peut être donné lors de cérémonies. Les danseurs, aux gestes codifiés en fonction de leur personnage (princes, singes, ogre, etc), sont accompagnés de musiciens et d’un chœur qui rythment et soutiennent leurs apparitions. Le Ramakien thai, adaptation locale du Ramayana, narre la lutte entre Rama, avatar de Vishnou, et l’ogre qui a enlevé sa femme, Sita. Une histoire somme tout assez simple à suivre, rehaussée de costumes et de maquillages somptueux.Le 31 janvier à la 20h à la Cité de la Musique. Minetti fait débat
Qu'a t-on vu donc, ce soir de première? Le très beau texte de Thomas Bernhard dit la décrépitude d'un vieil acteur qui, dans un hall d'hôtel un soir de Saint-Sylvestre, attend un directeur de théâtre venu lui confier le rôle du roi Lear. Mais le directeur ne viendra jamais. Et l'acteur ressasse, fulmine, rabâche, à qui veut bien l'entendre. Son chagrin, sa déception, sa gloire passée (a t-elle existé, réellement?), sa rencontre avec James Ensor qui aurait créé pour lui le masque de Lear... Voilà quelques années, Michel Bouquet, droit comme un I livrait un Minetti sec, haineux, dur, dans une mise en scène de Claudia Stavisky. Celui de Michel Piccoli mis en scène par André Engel -qui, voilà quelques années lui avait justement confié le rôle de Lear...- est fragile, mélancolique, au bout du bout du rouleau. Il confie sa "peur de perdre son texte". Et Piccoli l'a perdu son texte, le soir de la première. Et souvent, nécessitant de se faire aider par un compagnon de plateau. C'était terrible et poignant à la fois. Cette vision de fin de règne et de crépuscule se confondait étrangement avec celle du texte. Théâtre, réalité, réalité, théâtre. Etranges résonances. Certains ont été émus, d'autres ont crié au massacre. La presse dans son ensemble s'est enflammée et a sacré Piccoli roi de la scène, incarnation de l'absolu théâtral. La vérité est sans doute entre les deux. Face à des papiers trop dithyrambiques, certains de nos confrères ont même reçu des lettres d'insultes. Le spectacle se poursuit et va tourner, beaucoup. Gageons qu'il évoluera durant les semaines à venir. Enfin, tout ce débat en fait naître un autre: oreillette ou pas oreillette, telle est la question. A l'heure où nombre de comédiens (même jeunes) bénéficient d'une assistance technique, façon animateurs de télévision, Michel Piccoli lui, aurait refusé de porter une oreillette. Et c'est tout à son honneur. On préfèrera toujours une mémoire défaillante à une aide artificielle. Car le théâtre est l'art du risque, et de l'imperfection. De l'humain en somme. Illus Michel Piccoli dans "Minetti" © Richard Schroeder "Minetti" de Thomas Bernhard, mis en scène par André Engel. Avec Michel Piccoli, Evelyne Didi, Julie-Marie Parmentier, au Théâtre de la Colline jusqu'au 9 février. Le Standard Idéal c'est fantastique : Spiderman
Premier spectacle du festival, premier coup de coeur. Le titre a lui seul est déjà un enchantement : Don't wanna die watching Spiderman 3. Qu'on ne s'y trompe pas: la chose nous vient bien d'Allemagne, d'une jeune équipe tout juste sortie de l'Universität der Künste de Berlin. C'est dire, d'ailleurs, si la MC93 nous offre le théâtre étranger le plus frais... Don't wanna die watching Spiderman 3, conception Antù Romero Nunes, Simon Bauer, Nils Kahnwald Illus © Antù Romero Nunes Bobigny bouscule les standards La sixième édition du festival « Le standard idéal » continue de bousculer, d’inventer, de faire la part belle au théâtre d’ailleurs, exigeant, singulier. Européen comme de coutume (avec des compagnies venues de Berlin, Naples, Cracovie, Hambourg, Riga, Zurich) mais aussi au-delà avec une troupe venue de New York. Depuis sa création, l’événement a provoqué de richissimes rencontres, des moments improbables, des émotions théâtrales d’une grande force et suscité l’envie, encore, toujours. Cette année, Alvis Hermanis explore la relation père/ fils et la transmission individuelle et collective, Antù Romero Nunes et l’Universität der Künste de Berlin se penchent sur les mythes, l’Oklahoma Theater interroge le public sur sa perception de l’œuvre culte de Shakespeare, « Romeo et Juliet », l’Académie de théâtre d’Hambourg revisite « L’écume des jours » de Boris Vian. Vous avez dit prometteur ? Illus Vater, mis en scène par Alvis Hermanis, dr. Vater, les 24 et 25 janvier. Spiderman 3, du 24 au 26 janvier. Unruhig, du 24 au 26 janvier. Rencontre, « Entre Shakespeare et Second Life, comment se conçoit et se fabrique le théâtre de la nouvelle génération de créateurs ? », le 26 janvier à 17h. Manca solo la domenica, du 30 janvier au 8 février. Der Schaum der Tage, les 1er et 2 février. Chiove, du 5 au 7 février.
Le jour se lève à Marseille, Léopold!
Illus © Chloé Poizat. "Le jour se lève, Léopold!" au théâtre du Gymnase, Marseille puis en tournée. La Vénus à la fourrure prolongePièce majeure de l'oeuvre de Léopold Sacher-Masoch, "La vénus à la fourrure", écrite entre 1862 et 1870, s'inscrit dans Le cycle de l'amour et fait partie du premier volume du "Legs de Caïn". Elle commence par un rêve: la déesse de l'amour visite l'ami de Séverin, recouverte d'une combre fourrure. Elle lui adresse une révélation: "Vous appelez cruauté, ce qui fait l’élément propre de la sensualité et de l’amour pur, la vraie nature de la femme : se donner où l’on aime et aimer tout ce qui plaît» Se confiant à son ami, il se voit remettre le manuscrit "Confessions d'un suprasensuel"... Désirs, volontés, soumission. La metteuse en scène Christine Letailleur et la comédienne Valérie Lang retrouvent en partie l'univers de "La philosophie dans le boudoir", adapté du marquis de Sade et présenté voilà deux ans... La pièce créée en région fait escale à la Colline dès demain -dans le petit théâtre, tandis que "Minetti" a investi le grand- et suscite, avant même la première, un réel engouement: les représentations sont prolongées jusqu'au 22 février. A suivre... "La Vénus à la fourrure" au Théâtre de la Colline, du 21 janvier au 22 février. Sarah Bernhardt: était-ce la bonne jambe? Un suspense encore plus insoutenable que "Les Experts": la jambe de Sarah Bernhardt, prétendument retrouvée en décembre dernier, était-elle la bonne? Pas si sûr... Après leur annonce spectaculaire, nos confrères de "Sud Ouest" ont freiné des quatre fers... c'est le cas de le dire! Le quotidien local a en effet publié dernièrement la "Précision" suivante, sous l'intitulé "Etait-ce la bonne jambe de Sarah Bernhardt", c'est le Canard enchaîné de cette semaine qui nous l'apprend... Un ancien légiste de Bordeaux a en effet affirmé que la relique retrouvée est une jambe... gauche! Selon lui, la bonne jambe aurait été jetée en 1977... "Seules des analyses ADN effectuées sur des descendants de la petite-fille de Sarah pourraient nous éclairer définitivement". Il faudra donc attendre un peu avant de voir la précieuse pièce rejoindre le musée de Belle-Ile... On a retrouvé la jambe de Sarah Bernhardt !
Voilà quelques jours, le quotidien Sud Ouest annonçait la nouvelle : on a retrouvé la jambe de Sarah Bernhardt, plus précisément sa jambe droite, dont elle avait été amputée le 12 mars 1915 à la clinique Saint-Augustin de Bordeaux, après avoir contracté une gangrène suite à de nombreuses chutes. La célèbre relique avait été conservée dans un bocal de formol au laboratoire d’anatomopathologie de la faculté de médecine, avant de disparaître en 2000 à l’occasion d’un déménagement. Un responsable des bâtiments a retrouvé le divin bocal par hasard... Son contenu, jaunâtre et gonflé de liquide comme on peut l'imaginer. Quant à savoir s'il sera exposé un de ces quatre...
Charles Berling ouvre les "Paroles d'Italie"
L'Odéon, l'Ente Teatrale Italiano et l'Institut culturel italien de Paris proposent une manifestiaion dédiée à des textes italiens. L'artiste Ascanio Celestini ouvre le bal, en deux temps. D'abord avec "Radio clandestine- mémoire des fosses ardéatines". Récit théâtral du massacre du 24 mars 1944 qui vit les nazis tuer 335 personnes dans une fosse de la rue Ardéatine, à Rome, en représaille à l'attaque menée la veille par les Groupes d'action patriotique. C'est Charles Berling qui lira ce texte signé d'un auteur, chef de file de la jeune génération italienne, qui aborde le monde de l'usine, le travail, les centres psychiatriques ou les tentations du révisionisme italien. Le lendemain, on découvrira son installation sonore et plastique, "Objets perdus", réalisée à partir de voix de mineurs, de paysans, d'ouvriers ou de déportés. Radio clandestine, le 26 janvier à 20h, à l'Odéon. Objets perdus, le 27 janvier à 19h, à l'Institut culturel italien. Brecht on the rock !Jean la chance : retrouvée à la fin du siècle dernier (le XXe) dans les archives Brecht à Berlin, Jean la chance est une pièce inachevée La fable est inspirée du conte de Grimm et en garde l'esprit. Pour autant, le protagoniste annonce déjà par bien des aspect celui de Homme pour homme : haro sur la psychologie traditionnelle, d'où le fait de puiser dans les contes où les personnage ne se construisent qu'au travers des épreuves qu'ils traversent. Quelques scènes produisent a minima, de grands moments théâtraux. Alban Guyon qui joue Jean a tout de l'hédoniste frénétique de Baal et de quelques autres héros des premières pièces de Brecht. Une révélation ? peut-être pas. Mais une confirmation du génie de l'auteur servie par l'énergie communicative déployée par les acteur. Un petit bémol cependant : si le côté concert punk du spectacle est bien dans la ligne du Brecht anarchiste prônant la tabula rasa culturelle (ce qu'il partage alors avec Dada et autres futuristes), la performance musicale n'est pas à la hauteur de l'enjeu. La troupe, elle, semble ravie de cet esprit potache et reprend allègrement un de leur "tubes" après quelques salves d'applaudissements. Pour un public qui, me semble-t-il, n'en demande pas tant... Photo : Victor Ede Jean la chance, de Bertolt Brecht, mis en scène par François Orsini, jusqu'au 1er février au théâtre de la Bastille (www). A chacun son Hamlet![]() Hamlet... Etre ou ne pas être. Aura-t-on jamais fait le tour de la question? Il semble fort que non, tant sont, encore, aujourd'hui nombreux les metteurs en scène à s'y atteler. Après Hubert Colas qui signait une version épurée et sombrissime à Avignon puis Chaillot, voilà quelques années, deux projets phare se font face en ce moment même. Le Hamlet de Thomas Ostermeier, créé dans la cour d'honneur du Palais des Papes au dernier festival d'Avignon fait escale en région parisienne dans quelques jours. Le héros shakespearien s'y présente sous les traits d'un bouffon lourdaud et parano, dans une mise en scène ultra-remuante et une nouvelle adaptation signée Marius von Mayenburg. Choc et burlesque, souvent. De son côté, Matthias Langolff, par ailleurs à l'affiche avec Lautréamont au Théâtre de la Ville dans "Dieu comme patient", dévoile un "Hamlet-cabaret" fleuve, et manifestement festif (on ne l'a pas encore vu). Dans le premier, six comédiens endossent tous les rôles. Dans le second, ils sont treize. Enfin, la jeune auteur et metteur en scène Maïa Sandoz elle, explore le mythe d'Hamlet : c'est "Maquette suicide (après Hamlet)". A chacun son prince... Hamlet mis en scène par Thomas Ostermeier, Théâtre des Gémeaux de Sceaux du 28 janvier au 8 février. Hamlet-cabaret mis en scène par Matthias Langhoff, en tournée: du 21 au 23 janvier à Sartrouville, les 30 et 31 janvier à Béziers, du 10 au 22 février à Strasbourg... (Illus V.Arbelet) Maquette suicide (après Hamlet) mis en scène par Maïa Sandoz: jusqu'au 22 janvier à Nanterre-Amandiers. Stifter Dinge à GennevilliersRécapitulons : Stifter Dinge, c'est l'incroyable spectacle de Heiner Goebbels qui, sans acteurs, met en scène, avec une maîtrise effarante, un univers visuel et musical où les textes d'Adalbert Stifter voisinent avec un entretien de Claude Levy-Strauss, le tout dans une jungle où des pianos desossés naviguent sur des bassins d'eau tout à tour étale et bouillonnante. Présenté lors du dernier festival d'Avignon (un petit rafraichissement de mémoire ? c'est ici ), je m'étais laissé aller à être dithyrambique et Stifter Dinge se situe en bonne place dans notre best of de l'année 2009. C'est dire ! Si avec ça, vous n'êtes pas convaincu et ne courez pas au Théâtre2Gennevilliers pas vous rendre compte vous même de la chose, c'est à n'y rien comprendre ! Attention, le spectacle n'est donné que jusqu'au 17 janvier. Illus c Mario Del Curto
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Disco Pigs - violence et sensibilitéPosté par Catherine le 11.01.09 à 17:03
Disco Pigs, écrite en 1996, a valu à son auteur, Enda Walsh, une reconnaissance internationale. Aujourd'hui, cet Irlandais installé à Londres est surtout connu pour être le co-scénariste du film Hunger, Caméra d'Or à Cannes l'an passé. Sur le plateau de la Manufacture des Abbesses, ce sont Anne-Laure Gruet et Nicolas Morvan qui endossent avec toute l'énergie que ces rôles requièrent, le costume noir et rouge des deux adolescents. Costumes d'ailleurs fort beaux, créés par le collectif de stylistes plasticiens MOTO777. Toute la place est laissée au verbe d'Enda Walsh, où la haine cache mal une sensiblité à fleur de peau. On se laisse facilement emporter par cette punk-attitude d'où jaillit si puissamment l'amour impossible entre deux êtres à la dérive. Disco Pigs, de Enda Walsh, mise en scène Nicolas Morvan Kiss DB - tango débridé avec la Grande FaucheusePosté par Catherine le 10.01.09 à 08:00
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Une pièce sur la mort, ça vous dit ? Une pièce sur la mort avec, pour décor, un cercueil ouvert. Dans une salle froide comme un tombeau! Avec un piano, des chansons! Avec la certitude que la mort est au bout, et l'audace de la regarder au fond des yeux, de la narguer, de l'ignorer ? Une pièce sur la mort, ça peut être sympa. Si si. La preuve avec ce Kiss DB bien agréable.
Kiss DB, ou l'histoire d'une mort sans fin, de Lise Martin Illus © Greg Semu
Gershwin, ça swingue!Dominique Hervieu et José Montalvo, déjà souvent programmés à Chaillot - dont ils assuraient la direction du volet danse - signent avec "Good morning, Mr Gershwin" la première création, très swing, de leur mandat de directeurs. Chaillot est désormais dédié en grande part à l'art chorégraphique et janvier joue les feux d'artifice festifs pour inaugurer cette nouvelle ère. Outre l'hommage foisonnant rendu au créateur de "Porgy And Bess" depuis hier (on y revient très vite dans le mag), Chaillot accueillera "Paradis" signé du même tandem, "La maison", un spectacle de danse jeune public de Nathalie Pernette et "En somme", beau mariage de danse et théâtre. Pas de doute, ça va remuer en 2009! Lire notre dossier spécial "Chaillot, nouveau temple de la danse" "Good morning, Mr Gershwin", jusqu'au 7 février 2009. Théâtre national de Chaillot
![]() (Illus Laurent Philippe CCN Créteil) Aux Bouffes du Nord, Peter Brook va passer la main A 83 ans, Peter Brook a annoncé dernièrement son souhait de quitter le théâtre parisien qu’il dirigeait depuis 1974. Un site en ruines qu’il a transformé, sublimé et dont il a fait le cadre de nombreux spectacles cultes, dans des mises en scènes signées de lui ou de créateurs invités… Il passera la main progressivement avec une saison 2010 bâtie à six mains avec ses deux successeurs, avant de leur laisser définitivement la place en 2011. La surprise ne vient pas tant de son départ que du nom de ceux qui le remplaceront. Olivier Mantei et Olivier Poubelle, respectivement âgés de 43 et 48 ans. Des noms qui ne parlent pas forcément aux spectateurs de théâtre, et pour cause… Le tandem vient de la musique. Le premier est directeur adjoint de l’Opéra comique, le second, entrepreneur de spectacles, en charge du Bataclan et de la Maroquinerie. Est-ce à dire que le théâtre cèdera définitivement la place à la musique ? A priori non, néanmoins la programmation musicale prendra davantage l’ascendant. Autre surprise, à la lecture d’un entretien de Luc Bondy dans Le Monde daté d’hier. Entre autres considérations –assez sévères- sur le théâtre à Paris, le metteur en scène suisse qui présentait aux Bouffes sa "Seconde surprise de l'amour" le mois dernier, y confie très clairement qu’il aurait aimé prendre les rênes des Bouffes en lieu et place de Brook, et regrette de n’avoir pu le faire. Nous aussi… Lire l’entretien avec Luc Bondy dans Le Monde ici. Théâtre des Bouffes du Nord Let the sun shine...Posté par Nedjma le 07.01.09 à 11:02 | tags : comédie musicale
Hair, au Trianon, du 20 janvier au 28 mars 2009. L'apprentissage, Lagarce en beautéC'est une partition difficile que cet "Apprentissage"-là. Ce récit d'un homme qui se réveille d'un long coma, à l'hôpital et tente de revenir au monde -avant de le quitter à nouveau?-. Son réapprentissage de la vie, des échanges, des gestes élémentaires tout autant que les va-et-vient incessants dans les couloirs de l'hôpital, les consultations, et la condescendance parfois abêtissante du personnel hospitalier. Cette partition nécessite une grande subtilité, un jeu sur le fil, qui ne sombre pas dans le pathos. Et Alain Macé excelle dans ce rôle. Il est seul en scène, sur un plateau nu à peine traversé d'un rideau blanc. Désenchantement, mélancolie et humour malgré tout, il sublime les mots de Jean-Luc Lagarce, auteur encore et encore adapté ces derniers temps -c'était le cinquantenaire de sa naissance- et avec plus ou moins de bonheur. Ici le bonheur, qui se conjugue à l'émotion, est total. Cela fait six mois que ça dure, et la pièce, face à son grand succès est prolongé jusqu'au 4 avril. On ne la rate pas... Illus dr "L'apprentissage", mise en scène de Sylvain Maurice, aux Déchargeurs, jusqu'au 4 avril.
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Le hip-hop dans tous ses états à Suresnes![]() On adore ce festival (et on n'est pas les seuls !). Suresnes cité danse, fête du corps et de l'esprit, événement virtuose, fûté qui, depuis 17 ans déjà au Théâtre Jean Vilar sous la houlette de son directeur Olivier Meyer fait la part belle au hip-hop. Mais pas seulement. Toute la fine fleur de la danse contemporaine s'y retrouve, chaque année, devant des salles bondées, survoltées, heureuses. Cette année, neuf spectacles, des performances, des ateliers, des rencontres à l'affiche. Nos coups de coeur: -I want you. Nasser Martin-Gousset, qui nous avait notamment réjouis en orchestrant des chorégraphies bondissantes sur tous les vieux hits des Rolling Stones plante ses dix danseurs dans une boîte de nuit. Attention, ça chauffe! (du 9 au 11 janvier). -Roméos et Juliettes. Angelin Preljocaj en avait donné sa version, plutôt sage. Le directeur de la compagnie Trafic de Styles, Sébastien Lefrançois lui, met les héros shakespeariens au pluriel... et en baskets. Il mêle théâtre et danse pour une adaptation universelle de cette tragédie d'amour. C'est le retour à Suresnes de l'oeuvre après une première présentation lors de l'édition 2008 (du 15 au 18 janvier). Illus dr -Storm et Cie. Niels Robitzky (son vrai nom dans le civil), figure incontestée du hip-hop contemporain, pionnier allemand du b-boying (courant hip-hop qui s'appuye sur le break) présente "Geometronomics" avec ses comparses brésiliens "Discipulos do Ritmo". Suresnes cité danse , Théâtre Jean Vilar de Suresnes du 9 janvier au 1er février. Pour bien démarrer l'année : Le guide pour réussir sa viePosté par Catherine le 04.01.09 à 14:12 | tags : jeune public
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