Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

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Quelque chose de Tennessee aux Molière

Posté par Nedjma le 30.03.09 à 17:54 | tags : théâtre
La vingt-troisième cérémonie des Molière aura lieu le 26 avril prochain, au Théâtre de Paris et sera retransmise par France 2". Foi d’organisateurs, elle sera "rythmée, vivante" et ne dépassera pas les deux heures et demi. On pourrait échapper au pensum. Présidée par Bernard Giraudeau et présentée par Frédéric Mitterrand, plutôt que par Karine Lemarchand cette fois, elle met à l’honneur 32 pièces au total, privé et public confondus.

Deux spectacles sont en tête des nominations : « Baby Doll», pièce de Tennessee Williams avec Mélanie Thierry –au Théâtre de l’Atelier » et «Le Diable rouge», avec Claude Rich –qui triomphe au Théâtre Montparnasse depuis sept mois déjà-, qui récoltent sept mentions chacun. Très près derrière, «Cochons d'Inde» avec Patrick Chesnais et le fantastique «Tartuffe» mis en scène par Stéphane Braunschweig au Théâtre national de Strasbourg (TNS).

Dans la catégorie meilleurs acteurs, en lice, Patrick Chesnais pour « Cochons d’Inde », Claude Duparfait pour « Tartuffe », Wladimir Yordanoff pour « Coriolan » et Jacques Bonnaffé pour « L’Oral et Hardi ». Côté actrices, Anne Alvaro pour « Gertrud », Christine Murillo pour « Vers toi, terre promise », superbe tragi-comédie à voir encore au Théâtre du Rond-Point ou encore Mélanie Thierry.

Nouvelle catégorie cette année, celle du spectacle comique, avec «Cochons d'Inde», «Chat et souris» de Ray Cooney, «Le comique» de Pierre Palmade et «Les deux canards» de Tristan Bernard. Pas vraiment une création, mais un retour aux Molière après sa disparition du palmarès en 2002. Parmi les VIP invitées à remettre des prix,  Fellag, Virginie Efira, Maruschka Detmers –qui partagent l’affiche de "Nathalie", au Théâtre Marigny-.




Sans les mots - Chronique des jours de pluie

Posté par Catherine le 30.03.09 à 08:00 | tags : théâtre

Des mots qui s'effacent, des sons très vivaces, des musiques venues d'on ne sait plus où, des ambiances heureuses ou orageuses, une robe rouge, une poupée, un mariage, Chronique des jours de pluie est un spectacle à regarder comme on feuillette un album-photos. Les souvenirs sont incertains, la mémoire patine, la nostalgie le dispute à l'oubli. Oui, le théâtre sans parole existe. Pour s'en convaincre, il suffit d'aller voir cette partition muette pour six acteurs et un plasticien, proposée par la Compagnie Du goudron et des plumes.

Chronique des jours de pluie, de Mariapia Bracchi
A la Maison des Métallos du 15 au 30 avril 2009







Festival des clowns, des burlesques et des excentriques - huitième !

Posté par Catherine le 29.03.09 à 18:58 | tags : cirque, théâtre

Et c'est parti pour une folle semaine au Samovar avec le Festival des clowns, des burlesques et des excentriques, rendez-vous désormais traditionnel puisque le voici en sa huitième édition. Un nom à rallonge pour un festival qui sait rassembler tous les inclassables au nez plus ou moins rouge, à l'allure plutôt bizarre et à l'esprit pas mal barré... Des soirées vitaminées et en plusieurs parties, la forme courte ne faisant pas peur à ce genre d'individus !

Au programme, pas mal d'anciens du Samovar : Benjamin Beneventi, Les Paraconteurs, les Flantaisistes, Jackie Star, Hélène Ventoura... Les petits nouveaux ne sont pas oubliés et feront leurs premières armes clownesques au sein de fanfares ou à l'occasion de cabarets. A noter également l'adaptation très prometteuse de Carmen par la compagnie Contre Pour, spectacle soutenu par le Hangar des Mines - haut lieu de formation clownesque. Le programme complet mérite qu'on y jette un oeil : cliquer ici.

Est-il besoin de rappeler que les clowns, c'est pas que pour les enfants ?

 

Le festival des Clowns, des Burlesques et des Excentriques, au théâtre du Samovar et sous le chapiteau du parc Jean Moulin à Bagnolet, du 1er au 5 avril 2009

 

Ce festival s'inscrit au sein de l'événement cirque Sous le Chapitô, organisé par la ville de Bagnolet, qui se poursuit jusqu'au 11 avril sous le chapiteau, avec le Cheptel Aleïkoum, un groupement d'artistes et de compagnies de cirque contemporain issus de la 15ème promotion du CNAC. Formes spectaculaires, pièces de cirque, concerts, le programme complet est ici.

 

Illustration : Le dernier numéro, de et avec Hélène Ventoura, © Sylvain Granjon 




Ernest, ou comment l'oublier - le petit cirque des oubliées

Posté par Catherine le 29.03.09 à 17:53 | tags : théâtre, jeune public
Après une tournée à travers la France, une série de dates qui s'achève maintenant au Théâtre de l'Est Parisien, un petit détour prochain par la Suisse, la dernière création de Ahmed Madani s'arrêtera bientôt au Centre Dramatique Nationale de Sartrouville, pour le bonheur des petits et des grands.
Ernest,  ou comment l'oublier, c'est l'histoire de deux petites vieilles qui croient encore à l'amour. Vieux couple qui n'en finit pas de jouer le jeu de l'amour/haine, elles vivent dans le souvenir de leurs heures glorieuses, l'une Miss Saltarella, extraordinaire trapéziste, l'autre Mademoiselle Lévitos, merveilleuse funambule. Jour après jour, elles attendent le retour du directeur du cirque qui les a laissées là, ce bel Ernest dont toutes deux sont amoureuses. Pour elle, le quotidien est un cirque permanent, et elles ne sont pas à une extravagance ni à une acrobatie près. Où l'on comprend que la vieillesse a ses secrets pour mettre fin aux rêves impossibles...

Ernest, ou comment l'oublier  texte et mise en scène de Ahmed Madani
Au Théâtre de l'Est Parisien jusqu'au 31 mars 2009
Au Théâtre Am Stram Gram à Genève du 3 au 7 avril 2009
Au Centre Dramatique National de Sartrouville du 12 au 16 mai 2009

Illus © François-Louis Athéna



Bourdon et Clavier en Renato et Zaza

Posté par Nedjma le 27.03.09 à 17:17 | tags : cinéma, théâtre

Attention, c’est du lourd ! L’événement annoncé de la rentrée –en matière de buzz, de budget et de coup médiatique s’entend, pour la finesse de l’entreprise, on en reparlera- c’est le retour de "La Cage aux folles". La pièce culte de Jean Poiret, jouée pour la première fois en 1973, avant d’être portée à l’écran par Edouard Molinaro, est de retour sur les planches. Il en était question depuis plusieurs mois, c’est donc confirmé. Dans les rôles principaux, Didier Bourdon et Christian Clavier, ex-Inconnu et ex-Bronzé-visiteur-Astérix etc. A la mise en scène, Didier Caron, à la production, Jean-Claude Camus, par ailleurs directeur du théâtre, le tout sur les planches du Théâtre parisien de la Porte Saint-Martin, qui avait déjà accueilli entre autres grosses machines les reprises de « L’emmerdeur » et du « Dîner de cons ». C’est Clavier qui jouera Zaza et Bourdon Renato. Ça se passe de septembre à mai et la location est d’ores et déjà ouverte…
Prix des places de 30 à 69 euros.

"La cage aux folles" Théâtre de la Porte Saint-Martin, Paris.

 




Vi(e)s sans fin - Sables & Soldats d'Oriza Hirata

Posté par Catherine le 26.03.09 à 23:01 | tags : théâtre

Du sable, du sable, la lumière chaude et écrasante du soleil. Le désert. Trois soldats aux aguets. L'ennemi est probablement à proximité. Conversations anodines. Ils s'éloignent en rampant. Puis une jeune fille, les traits asiatiques, en tongs, debout. Etrange. Elle cherche sa mère. Un homme en cravate et en lourdes chaussures de ville l'accompagne. Le père. Puis d'autres Français. Tous ces étranges marcheurs du désert se succèdent, se croisent parfois, se doublent, se redoublent, chacun avec ses obsessions, ses lubies, ses habitudes. Où est l'Est ? Où est le Nord ? Combien de temps reste-t-il ? Pourquoi ne peut-on pas faire une pause ?

La guerre est absurde, la mort est absurde, la vie est absurde. Sables & Soldats est un long questionnement existentiel et infini sur fond de sable chaud. La pièce avait été créée à Tokyo en 2005. A la demande de Pascal Rambert, elle a été re-créée à Gennevilliers par son auteur, le japonais Oriza Hirata, qui l'a entièrement ré-écrite pour l'occasion. Jouée en français, par des comédiens français et japonais, la pièce manque certainement de la distance exotique qu'aurait pu apporter la langue japonaise.  En l'état, on pense un peu trop à Beckett et c'est plutôt dommage. On attendait un peu plus de la crème du théâtre japonais contemporain.

Sables & Soldats, texte et mise en scène de Oriza Hirata
Au Théâtre de Gennevilliers jusqu'au 11 avril 2009

Illus © pierregrobois.net




Vent nouveau à l'Opéra de Paris

Posté par Nedjma le 25.03.09 à 10:48 | tags : opéra, danse, musique

Que restera-t-il de Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, qui s'apprête à céder son fauteuil?

"Mortier au bûcher!", une phrase qui a souvent volé dans les rangs des spectateurs ces dernières saisons, qui lui a notamment reproché d'inviter quelques faiseurs radicaux à la mise en scène de classiques, Mortier qualifiant de son côté le public de "conservateur". Le réalisateur Michael Haneke pour "Don Giovanni", Peter Sellars pour "Tristan et Isolde", encore le Suisse Christoph Marthaler -qui sera artiste associé du festival d'Avignon 2010-. Il y eut aussi le Polonais Krzystof Warlikowski, jusqu'ici plus connu au théâtre. Un vent de modernité donc, et d'expérimentation, plutôt bienvenu. Un répertoire qui délaissait le XIXe siècle au profit du XXe, et une relation fougueuse et parfois virulente entre directeur et spectateurs, directeur et presse également.
Aujourd'hui, c'est le metteur en scène Nicolas Joel qui prend les rênes de la vénérable maison, après avoir dirigé le Capitole de Toulouse et mis en scène les plus grands classiques, de San Francisco à Milan. Au coeur de sa programmation future, le retour du répertoire français et italien du XIXe. Au total, 9 créations et 11 reprises. Parmi les grandes voix qui les serviront, Natalie Dessay et Rolando Villazon, Marcel Alvarez ou Jonas Kaufman. Côté danse, des grands classiques: "Giselle", "Casse Noisette", "la Dame aux Camelias"! Quelle audace... Côté contemporain, Angelin Preljocaj livrera "Siddharta" et le Béjart Ballet fait son retour avec une affiche Béjart-Boulez-Bartok. Lors de la saison 2007-2008, l'Opéra a enregistré 800 000 spectateurs, sur ses deux sites, Garnier et Bastille...

Opéra de Paris 

 


 




Le garçon du dernier rang

Posté par JdF le 24.03.09 à 14:25 | tags : théâtre

Jorge Lavelli met en scène une pièce de l'auteur espagnol Juan Mayorga, auteur qu'il avait contribué à faire connaître au public français l'an passé avec Chemin du ciel (Himmelweg). Cette fois, la pièce se penche sur le quotidien d'un professeur de lettres. Disons le d'emblée, la pièce de Mayorga n'a rien à voir avec Entre les murs, puisqu'elle met en scène un adolescent fort doué qui joue à entrer dans la sphère familiale d'un de ses camarades, à en percer les secrets, à tenter de séduire sa mère... Et d'en rendre compte sous la forme d'un feuilleton haletant à son professeur, qui ne sait s'il a affaire à la réalité ou à la fiction.

Le décor minimaliste donne l'occasion aux acteurs de donner libre cours à leur fantaisie et au plaisir de jouer ces personnages qui frôlent la caricature tout en restant attachants. Situations plaisantes, rebondissements à gogo, rythme enlevé, le tout navigue entre la telenovela, le vaudeville et le scénario borgesien.

Le garçon du dernier rang de Juan Mayorga, traduction et mise en scène Jorge Lavelli, avec Pierre-Alain Chapuis, Isabel Karajan, Christophe Kourotchine, Nathalie Lacroix, Sylvain Levitte, Pierre Plathier.

Jusqu'au 12 avril au Théâtre de la Tempête (www)

Illus © Antonia Bozzi




Les vies, les villes à Saint-Denis

Posté par Nedjma le 24.03.09 à 11:36 | tags : danse, théâtre

VI(LLE)S, un tout nouveau festival qui voit le jour au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis pour "interroger à la fois l'espace politique et poétique de la société" et comprendre la complexité d'une violence humaine vive, vivante. Quatre spectacles de choix à l'affiche. "Saleté" d'abord, de la compagnie Farid'O adapté du texte poignant de Robert Schneider: l’histoire de Sad, irakien débarqué en Allemagne et vendeur de roses. Comment la société construit ses fantasme et ses préjugés sur l'étranger... Entre théâtre et hip-hop, sur une musique de Claise M'Passi. Après le Lavoir Moderne parisien et le Lucernaire, retour du spectacle "Ils habitent la Goutte d'Or", plongée dans un quartier à travers les destinées de trois de ses habitants. Réaliste -et pour cause, les témoignages ont été directement recueillis par Laurence Février au gré des rues du quartier- et théâtral.
François Rodinson adapte "Classe" de Blandine Keller et Stuart Seide met en scène "Baglady" deFrank Mc Guiness avec Cécile Garcia-Fogel.

Entre les spectacles, le public est invité à rencontrer des habitants, au détour de "chemins urbains de traverse"...

Illus dr "Saleté". 

VI(LL)ES, jusqu'au 12 avril, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis 




A la frontière des genres - festival Trans(e)

Posté par Catherine le 23.03.09 à 23:59 | tags : danse, festival, théâtre

Le festival Trans(e) à Mulhouse bat son plein. Encore toute une semaine de découvertes trans...disciplinaires: de la marionnette et de la musique pour Zauberflöte - eine Prüfung La Flûte enchantée – un examen d’après Mozart et Schikaneder par les Thalias Kompagnons, de la musique mâtinée de théâtre avec le Palast Orchester avec les chanteur et acteur berlinois Max Raabe et Martin Wuttke, qui allient variété internationale, compositions de Kurt Weill et textes de Bertolt Brecht, ou encore de la danse qui flirte avec le théâtre dans la pièce dansée Cactus Bar de la chorégraphe allemande Stephanie Thiersch.

Egalement à voir deux spectacles déjà passés par Avignon et par d'autres villes: Stifters Dinge, œuvre plastique et sonore de Heiner Goebbels, et Airport Kids, conçue par les artistes suisses Lola Arias et Stefan Kaegi et jouée par des enfants de toutes nationalités, qui révèle une autre facette de la mondialisation.
Et puis bien d'autres propositions du côté des arts plastiques, des arts numériques, de la photographie... Le programme complet, c'est par ici (www).

"Trans" comme transfrontalier aussi puisque ces propositions artistiques viennent de France, d'Allemagne et de Suisse, tout comme le public qui converge vers la si belle ville de Mulhouse ces jours-ci.


Festival TRANS(E), immersion dans l’expression artistique allemande, française et suisse
à La Filature, Scène nationale – Mulhouse
du jeudi 19 au samedi 28 mars 2009 – deuxième édition




Faut rigoler !

Posté par Nedjma le 23.03.09 à 12:27 | tags : théâtre, humour, festival

Objectif : rire ! Contre toute attente, les spectacles de comédie font en ce moment le plein à Paris, et ailleurs. histoire de lutter contre la sinistrose ambiante? En tout cas, voilà qui laisse présager un franc succès à "Paris fait sa comédie". Troisième édition annoncée pour cet événement placé sous le signe de l’humour. Lors des éditions 2007 et 2008, 300 artistes avaient répondu présent, douze créations ont été dévoilées à l’Olympia et 65000 spectateurs ont été enregistrés. Cette année encore, comédiens, humoristes, musiciens, magiciens de la partie, pour une semaine de festival. Parmi les réjouissances annoncées, Patrick Timsit ; les découvertes recommandées Pierre Aucaigne ou Gaspard Proust ; les artistes labellisés qu’on ne manquera pas d’aller voir, Warren Zavatta, digne descendant d’Achille, Frédéric Recrosio, qui fait aussi les belles heures du "Fou du roi", sur France Inter… Pour découvrir de jeunes pousses qui devraient faire parler d’eux, l’Open du rire du Théâtre des Nouveautés, le 31 mars. Marrade annoncée sur scène, mais aussi sur les murs de la mairie du 9e arrondissement, où l’expo « Traits d’humour » dévoile les dessins de croqueurs de la presse, de l’édition, ou du web.

Paris fait sa comédie du 25 mars au 4 avril




Avignon 2009 et les bouleversements du monde

Posté par Nedjma le 20.03.09 à 15:48 | tags : festival d'avignon, théâtre, danse, cinéma
Après Avignon, c’est au 104 parisien que le tandem de direction du festival, Vincent Baudriller et Hortense Archambault, ainsi que l’artiste associé, Wajdi Mouawad, ont présenté les grandes lignes de la programmation 2009.

Le 63e festival -dont le visuel évoque tant des oiseaux de sang, que des avions...- sera placé sous plusieurs signes : celui d’un monde marqué par des bouleversements, depuis les révoltes en Grèce aux différents conflits en passant par l’élection de Barack Obama (sic) ; celui d’un territoire géographique de la Méditerranée élargie. Mouawad est Libanais installé au Québec, et plusieurs artistes invités cette année viennent du Moyen Orient, mais pas seulement. D’Histoire et d’histoires, il sera question, car Mouawad est un grand conteur, adepte des récits-voyages, qui interrogent inlassablement les thèmes de l’exil, la guerre, les racines. Son art ? « Tenter de dire le monde en le colmatant, en comblant ses fissures, ses blessures »…

C’est au cinéaste Amos Gitaï que revient l’honneur d’ouvrir les réjouissances, à la Carrière Boulbon. « La guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres » mêlera cinéma, musique et théâtre (7-13 juillet).

Les trois temps programmés dans la Cour s’avèrent plein de promesses.
« Le sang des promesses » justement, orchestré par Mouawad, renoue avec les marathons nocturnes d’Avignon –cf le cultissime « Soulier de satin » de Vitezou « Le Mahabbaratah » de Peter Brook, pour ne citer que les plus connus-. Une véritable aventure épique attendue puisque l’auteur-metteur en scène remonte ses trois pièces fleuves, « Littoral », « Incendies » et « Forêts » sous forme d’intégrale. Ça commence à 20 heures… et se termine à 6h30 du matin. Entre les grandes traversées et quêtes identitaires de ses héros, le public fera quelques pauses pour se restaurer… (8-12 juillet). En complément de cette intégrale, il crée au Parc des Expositions « Ciels », avec notamment Stanislas Nordey. Une œuvre dont il dit qu’elle viendra contredire toutes les précédentes… (18-29 juillet)

Dans la foulée, Krzysztof Warlikovski, enfant chéri d’Avignon monte (A)pollonia, montage de textes antiques et contemporains (16-19 juillet). Enfin, très attendu aussi, en baisser de rideau, le « Casimir et Caroline » de Johan Simons, dont on garde en mémoire la fantastique « Chute des dieux », en 2004 (23-29 juillet).

Nombre d’artistes québecois également de la partie: Christian Lapointe, qui présente « CHS », Dave Saint-Pierre et ses quinze danseurs débridés pour « Un peu de tendresse, bordel de merde » et le très subtilDenis Marleau qui porte à la scène le premier texte de Thomas Bernhard, « Une fête pour Boris », plongée festive et dingue chez les culs-de-jatte !

Côté français, Claude Régy, longtemps absent d’Avignon s’attaque au long poème de Fernando Pessoa, « Ode maritime », avec Jean-Quentin Châtelain. Hubert Colas revient cinq ans après « Hamlet », avec un texte qu’il signe « Le livre d’or de Jan ». L’écrivain et réalisateur Christophe Honoré fait ses premiers pas au théâtre avec « Angelo, tyran de Padoue », adapté de Victor Hugo (12-27 juillet). La comédienne Clotilde Hesme notamment sera de la partie.

Parmi les fidèles d’Avignon, noter le retour réjouissant de Jan Lauwers, qui boucle sa trilogie « Sad Face, Happy Face », de Jan Fabre, artiste associé de 2005, ou encore de Pippo Delbono (18-27 juillet) qui, avec « La Menzogna » revisite le drame d’une usine de Turin où plusieurs ouvriers avaient péri brûlés. Et puis événement annoncé, la venue de Christoph Marthaler avec « Butzbach-le-Gros, une colonie durable » (23-26 juillet) premier temps fort de sa collaboration avignonnaise. Il sera artiste associé de l’édition 2010, aux côtés de l’auteur Olivier Cadiot

63e festival d’Avignon , du 7 au 29 juillet. Programme complet disponible en mai.

Festival Off du 8 au 30 juillet.




Madame Raymonde exagère

Posté par Nedjma le 19.03.09 à 17:25 | tags : musique sur scène, vingtième théâtre

 

 

Une sacrée héroïne, tout droit sortie d'un film de Marcel Carné, et pour cause. Arletty, c'est son idole, et c'est en hommage à la dame qu'elle a choisi ce nom. Elle, c'est Madame Raymonde, alias Denis d'Arcangelo, acteur-chanteur diablement savoureux, qu'on avait pu voir dans "Les nuits fauves" en chanteur de rues, ou en maître de cérémonie complètement dingue dans "Le cabaret des hommes perdus". Il prête ses traits, sa voix... et ses robes à Madame Raymonde puis près de vingt ans, de concerts en spectacles théâtraux. Cette fois, il revient dans un nouveau tour de chant qu'il co-orchestre avec Philippe Bilheur, "Madame Raymonde exagère", toujours flanqué de Sébastien Mesnil, son zèbre d'accordéoniste. Au menu, des reprises -toutes personnelles- d'Aristide Bruant et France Léa, de Philippe Léotard et Allain Leprest, en passant par... Charles Aznavour, Amy Winehouse! Barré et délicieusement surrané, drôle et émouvant.

Ne manquez surtout pas le lever de rideau, malicieuse variation sur les téléphones portables, livrée par la chanteuse Clémentine.

Illus Philippe Crochard.

Madame Raymonde exagère, jusqu'au 26 avril, Vingtième Théâtre, Paris 20e.





Scanner : Guy Debord au TGP de Saint-Denis

Posté par JdF le 19.03.09 à 14:28 | tags : théâtre
Passer notre société au scanner, telle est l'ambition du spectacle de David Ayala. Son sous-titre : "Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu. Hurlements en faveur de Guy Debord" complète le programme... Il faut savoir que la première phrase est la traduction de In girum imus nocte et consumimur igni, qui forme un palindrome (qu'on peut lire dans les deux sens), titre d'un film (ou d'un anti-film, lui qui conspuait la "société du spectacle") que Debord a réalisé.

Pas évident de mettre en scène "La société du spectacle", texte qui a anticipé, comme Debord le dit lui-même le mouvement de 68. Le texte s'inspire du Capital et de l'Idéologie allemande, de Karl Marx. Chez Debord, la critique matérialiste de la société capitaliste qui conduit au fétichisme de la marchandise, devient chez Debord une critique d'un type plus essentialiste d'une "société de consommation" qui conduit à confondre un désir d'être avec un désir d'avoir.
Pas évident de réaliser un spectacle avec un tel matériau et David Ayala s'en tire plutôt bien. Avec pas mal de fantaisie et d'autodérision (qui, soit dit en passant, n'est pas vraiment le fort de Guy Debord) il parvient à faire exister scéniquement les réflexions, questionnements et affirmations de Guy Debord et donne à entendre sa langue, son phrasé, ses sentences bien construites et souvent imagées.

Scanner d'après Guy Debord, mise en scène David Ayala, avec Sophie Affholder, Jean-Claude Bonnifait, Diane Calma, Roger Cornillac, Christophe Labas-Lafite, Alexandre Morand, Véronique Ruggia.

Jusqu'au 21 mars au TGP de Saint-Denis (www).

Illus Anne Nordmann

 




Bientôt les Molières

Posté par Nedjma le 19.03.09 à 11:47 | tags : théâtre, télévision

A chaque art sa grand-messe. Après les Césars voilà deux semaines sur Canal Plus, c'est le théâtre qu'on célèbrera, sur France 2 -qui continue de le programmer en prime time, régulièrement-. Le dimanche 26 avril très exactement. Pour savoir qui concourt, au chapitre "meilleur acteur ou actrice", "meilleur spectacle de théâtre privé", "meilleur spectacle de théâtre public", "révélation" etc., il faudra attendre le 30 mars prochain. Les nommés seront rendus public au Théâtre de Paris, qui accueillera également la cérémonie de l'édition 2009, vingt-troisième du nom.
Peut-on cette fois rêver à du rythme, de l'humour, en plus du glamour, et enfin, un fin connaisseur de l'art dramatique en maître de cérémonie? Soupir...

 




Dita remet ça

Posté par Nedjma le 18.03.09 à 16:50 | tags : danse

On ne change pas une formule qui gagne... En ces temps moroses, l'effeuillage affiche un franc succès. Miss Dita Von Teese le vérifie à chacune de ses apparitions. Après le triomphe de son premier show au Crazy Horse, voilà quelques semaines, la strip-teaseuse remet ça... et enlève tout. Trois tableaux qui la font tour à tour diva, ou héroïne de film noir, mais toujours diablement sexy... Illus dr

Dita Von Teese revient, Crazy Horse jusqu'au 27 mars.

 

 


 




La Cerisaie, le temps des adieux à la Colline

Posté par Nedjma le 17.03.09 à 10:48 | tags : théâtre

Anton Tchekhov est l'un des auteurs les plus joués en France, avec Jean-Luc Lagarce. La preuve en ce moment-même avec, pour ne citer qu'eux, trois spectacles à partir d'oeuvres majeures de l'artiste russe. Deux Vania plutôt qu'un, à la Bastille et aux Bouffes du Nord. Et, dès ce soir, pour près de deux mois, "La Cerisaie" à la Colline. Un spectacle important à plusieurs titres. D'abord parce qu'il revisite ce texte profond et mélancolique. Russie fin de siècle, fin de règne, qui va voir un monde basculer. Dans un immense domaine au sud, Gaev et sa Lioubov, croulant sous les dettes, savent que la Cerisaie risque d'être vendue. Un fils de paysan propose d'y construire des datchas. Qu'adviendra-t-il?

Pour servir le texte, et voilà les deux raisons suivantes d'aller voir le spectacle, une mise en scène d'Alain Françon, sa dernière à la tête du théâtre de la Colline. Ensuite, c'est Stéphane Braunschweig qui lui succèdera. Et il s'est entouré pour ses adieux d'une troupe immense: deDidier Sandre à Jean-Paul Roussillon, en passant par Jérôme Kircher. On en reparle très vite, dans le mag scènes.

La Cerisaie, mis en scène par Alain Françon, Théâtre National de la Colline, du 17 mars au 10 mai.  




Tilt 2009 : Paroles, danse immobile et extase rythmique

Posté par Maxence le 14.03.09 à 17:35

 

Comme chaque année ou presque, le festival Tilt de Perpignan consacré aux arts croisés, arts numériques, danse contemporaine et musiques électroniques, ouvre la saison des festivals en France. Une fois n'est pas coutume, l'évènement consacre le premier jour à la réunion des genres, des styles et des gens. Et des gens il y en avait, de toute classe sociale, de tout âge et de toutes confessions, hier, jeudi 12 mars au Mediator, pour un nouvel épisode spécial Tilt des session slam. Au total une quinzaine de personnes sont venues lire, ou plutôt dire, leurs textes, souvent émouvants, drôles ou engagés. Le slam c'est comme ça, on aime ou on n'aime pas, mais on ne peut nier l'étonnant mélange de genres que cela suppose, et il est toujours enrichissant de se frotter aux autres n'est-ce pas ?

 

 

Suivront Narcisse & C° et Tamango's Urban Tap (voir photos), les prestations de la compagnie Tamango, créée à New York en 1993, qui propose avec finesse et humour un détonnant mélange de hip hop, claquettes et projections vidéos numériques. Le corps bardé de capteurs, Tamango revisitait en solo le mythe de Narcisse dans un bel exemple d'union homme-machine, la salle résonnant du bruit de ces pas frappés sur le sable. Un beau moment, même si des soucis techniques ont quelque peu gâché cette prestation physiquement impeccable. Accompagné de Merlin Nyakam, chorégraphe, danseur, chanteur et comédien et de Daniel Moreno, percussionniste (ayant collaboré entre autre avec Herbie Hancock, Nitin Sawhney, Steve Coleman ou Chico Buarque), le danseur guyanais offrait ensuite avec Tamango's Urban Tap un spectacle au croisement des traditions africaines et des nouvelles technologies qui a largement participé à chauffer la salle en attendant l'évènement que représentait la prestation remarquable de la Ci° Influence, un crew de danseurs hip hop perpignanais encadrés par le fameux chorégraphe Franck II Louise.

 

Par sa cohérence, son dynamisme et la justesse des images qu'il faisait naître, Passe partout, puisque tel est le titre de cette pièce, fut en effet LA grande surprise de la soirée. Un moment de danse aussi frénétique qu'implacablement posée, sur une musique electro hip hop parfaitement en phase avec le thème proposé : l'enfermement vécu de l'intérieur. Autant dire qu'avec une telle énergie, la compagnie Influence a largement démontré que la danse est le meilleur moyen de sortir de soi. Exemplaire !

A lire aussi :

Festival Tilt : pixels et musiques électroniques en folie à Perpignan




Beau à faire peur - Les aveugles

Posté par Catherine le 14.03.09 à 13:43 | tags : théâtre, marionnettes

Ils sont partis tôt le matin pour profiter du soleil, ils ont marché longtemps, ils sont fatigués, ils attendent. Le prêtre qui les a accompagnés lors de cette sortie hors de l'hospice a disparu. Ils sont aveugles. Sans leur guide, ils sont perdus. Maeterlinck a écrit Les aveugles en 1890, à une époque où plusieurs courants, parfois contraires, agitaient le théâtre. Ici, on nage en plein symbolisme. L'auteur avait lui-même sous-titré sa pièce "théâtre pour marionnettes". Avec ses treize marionnettes totalement réalistes, la compagnie Trois six trente prend Maeterlinck au mot : pas d'acteurs, mais des marionnettes qui leur ressemblent, la rigidité troublante en plus.
Le spectateur voit ce qui est invisible aux personnages, c'est-à-dire les corps, les visages, les ombres inquiétantes de la forêt, imperceptiblement en action. Pas beaucoup plus de mouvement, sauf parfois quelques envolées dans les airs, inquiétantes désincarnations. Et surtout, le spectateur entend le monde tel que ces aveugles le perçoivent : les glouglous de la nature, les froissements porteurs d'espoir, les craquements annonciateurs de danger, les questions des uns et des autres, les peurs, la déroute. Plus que manipulateurs, les marionnettistes sont surtout les voix de ces êtres abandonnés. Toute la place est laissée à la partition chorale, très beau morceau d'angoisse existentielle. Beau à faire peur.

 

Les aveugles, de Maurice Maeterlinck, par la Compagnie Trois six trente
Du 12 au 29 mars 2009 à l'Espace 1789 à Saint-Ouen (M° Garibaldi ou Mairie de Saint-Ouen)
Un spectacle proposé par le Théâtre de la Marionnette à Paris

Illus© Ivan Boccara




Raimu et Pagnol, hommes de lettres

Posté par Nedjma le 13.03.09 à 14:15 | tags : lecture, théâtre
Décidément, Marcel Pagnol est à la noce. L’auteur marseillais, dont on a trop souvent considéré les œuvres comme de purs objets de folklore revient en force, et c’est tant mieux. Sa présence à la scène permet de redécouvrir, entre rire et larmes, la grande force poétique de ses textes. Après « Fanny », à l’affiche de la Comédie-Française dans une mise en scène d’Irène Bonnaud voilà quelques mois, c’est Francis Huster qui a porté à la scène La Trilogie, s’attribuant le rôle de Panisse et donnant à Jacques Weber, magistral, celui de César. C'est à voir, en ce moment-même au Théâtre Antoine.

Dans quelques jours, l’auteur de « Jean de Florette » sera de nouveau à l’affiche, à travers la correspondance au long cours qu’il a entretenu avec Raimu. La pièce « Jules et Marcel » de Pierre Pré-Hardy présentera la relation épistolaire des deux hommes depuis leur rencontre, en 1929, à la mort de Raimu en 1946. Le Festival de la correspondance de Grignan, en avait accueilli une première lecture en 2007, voilà cette fois Philippe Caubère –inoubliable interprète de « La gloire de mon p�re »- et Michel Galabru face à face.  Le premier sera l’écrivain, le second l’acteur.
Jules et Marcel, d’après la correspondance de Pagnol et Raimu, Théâtre Hébertot, 19h, du 20 mars au 20 mai.

 




Double anniversaire à la Biennale du Val-De-Marne

Posté par Nedjma le 13.03.09 à 09:58 | tags : danse, festival

 

Voilà trente ans que le Val-de-Marne danse et que la Biennale investit gaiement une quinzaine de cités du département, sous la houlette de son fondateur, Michel Caserta. Diffusion et création au menu de chaque édition, pour un événement dûment estampillé Centres de Développement Chorégraphique, reconnus par le ministère de la Culture pour leur action transversale dans le domaine de la danse. L'année 2009 est riche puisqu'elle célèbre à la fois le trentième anniversaire de l'événement -quinzième du nom, oui, vous comptez bien!- et les 90 printemps de l'immense Merce Cunnigham. Le chorégraphe américain sera présent en force avec la compagnie qui porte son nom et sept escales au total pour plusieurs spectacles, parmi lequel l'emblématique "Suite for five".

 

Par ailleurs, la Biennale, commencée le 4 mars dernier, accueille Georges Momboye, Thomas Lebrun, Nacera Belaza, Rosalind Crisp, Karine Pontiès ou Virgilio Sieni, soit 25 spectacles au total. Et bien, dansez maintenant!

Quinzième Biennale de danse en Val-de-Marne, jusqu'au 9 avril.




Zorro, sacré héros aux Folies-Bergère

Posté par Nedjma le 12.03.09 à 11:17 | tags : musique sur scène, danse, théâtre, comédie musicale

 

 

Qui porte la moustache avec classe, le masque et la cape noire avec éclat, et signe ses prouesses à la pointe de l’épée d’un Z ?… Zorro, évidemment ! Après « le Roi Lion », après « Cabaret », la machine de guerre Stage Entertainment s’attaque à Zorro, héros culte s’il en est, né dans l’imagination de la romancière Isabel Allende voilà tout juste 90 ans. Depuis, le héros a fait les belles heures de la BD, du cinéma, de la télévision. Le voilà donc désormais à la scène.

La musique ? Composée des tubes des Gipsy Kings. La danse ? Livrée par les ballets flamenco de Rafael Amargo, rien de moins… La mise en scène, elle, sera signée Christopher Renshaw à qui l’on doit déjà « The King and I » ou « We Will Rock You » et les décors et les costumes seront l'œuvre de Tom Piper, créateur rattaché à la prestigieuse Royal Shakespeare Company. Au menu de cette comédie musicale d’un nouveau genre, chants et danse flamenco, bien sûr, mais aussi moult morceaux de bravoure type combats à l’épée, cascades, romance et aventure. Ça va chauffer ! Présenté en 2008 à Londres, le musical Zorro a conquis plus de 300 000 spectateurs et raflé quelques prix. Pour l’heure les auditions commencent et les équipes seront à pied d’œuvre d’ici peu pour présenter un Zorro flamboyant, en version française à l’automne prochain, aux Folies Bergère, nouvelle propriété de la société de production…

Zorro aux Folies-Bergère, automne 2009.




Les écritures théâtrales au cœur du festival d’Alfortville

Posté par Nedjma le 10.03.09 à 12:21 | tags : théâtre, festival

Le Festival des Ecritures, sixième du genre, qui se déroule à Alfortville du 14 au 21 mars célèbre cette année la création immédiate : création en mouvement, qui invente, bouscule, s’interroge sur l’actualité et le monde qui l’entoure. Au programme, spectacles, mises en espace, rencontres...

Coup d’envoi le 14 mars, à 20h30, avec « Product », texte du féroce dramaturge anglais  Mark Ravenhill, mis en scène par Sylvain Creuzevault qui explore la société du spectacle, avec Christian Benedetti et Muranyi Kovacs. Le 17 mars à 20h30, le tandem Eve Bonfanti/Yves Hunstad interroge la déconstruction. Dans la foulée de la représentation, place à une rencontre avec les auteurs. En baisser de rideau, le retour d’Howard Buten et de son alter ego, le clown Buffo, héros attachant et maladroit (Illus dr).

La journée du 15 mars sera dédiée aux mises en espace, avec des textes inédits, notamment orchestrés par William Mesguich ou Catherine Hauseux.

Festival des Ecritures du 14 au 21 mars, au Pôle Culturel d’Alfortville.




La Charrue et les étoiles à Malakoff

Posté par JdF le 07.03.09 à 12:07

«  Charrue et les Etoiles » désigne l’emblème de l’insurrection des indépendantistes irlandais de 1916. La plupart des personnages  de la pièce de Sean O’Casey ne sont pourtant pas des insurgés, mais entretiennent avec la rébellion des rapports qui vont de la bienveillance passive à la franche hostilité. Car le paradoxe de la pièce est que celui qui devrait en être le héros, Jack, commandant dans l’armée indépendantiste, n’est présent que dans deux scènes et que ce sont les personnages secondaires par rapport à la grande Histoire, les occupants apeurés d’un immeuble un peu miteux d'un quartier ouvrier de Dublin, qui tiennent le devant de la sène.
C’est pourquoi Irène Bonnaud a choisi de construire un dispositif centré sur un espace configuré en rond et qui tourne selon que la scène se passe devant la porte ou chez les occupants. Décor où les objets du quotidien voisinent avec les emblèmes des deux camps, indépendantiste ou unioniste, selon une construction ludique qui évoque ces gros arbres en plastique que l’on ouvrait et dont le tronc formait une maison circulaire contenant tout un intérieur en miniature.
Auprès de ses jeunes acteurs habituels, Dan Artus et Sophie-Aude Picon (le premier campant un punk socialiste un rien sentencieux et la seconde une prostituée chantante ainsi qu'un soldat), des comédiens de tous âges forment cette petite communauté, d’où se distingue l’ivrognesse unioniste (Martine Schambacher). Irène Bonnaud a évité la caricature et le misérabilisme : il en ressort des personnages attachants dont les combats du quotidien les révèlent comme plus héroïque que les glorieux insurgés.

La Charrue et les étoiles de Sean O’Casey, mise en scène Irène Bonnaud avec Dan Artus,Assaad Bouab, Bernard Escalon, Marie Favre, Adeline Guillot, Anne-Laure Luisoni, Roman Palacio, Sophie-Aude Picon, Roland Sassi, Martine Schambacher, Edmond Vullioud, direction musicale, Sophie-Aude Picon, scénographie, Claire Le Gal.

Jusqu'au 15 mars au théâtre 71 de Malakoff (www) puis en tournée du 24 au 27 mars au Nouveau Théâtre de Besançon, du 2 au 9 avril au Théâtre de L'Idéal à Tourcoing et du 21 avril au 2 mai à la Comédie de Genève.

Réservez vos places ? C'est ici

Illus. : © V. Arbelet




Itinéraire d'un danseur grassouillet

Posté par Nedjma le 06.03.09 à 16:08 | tags : danse

C'est vrai, il faut bien l'avouer, on s'était fait la réflexion, voilà quelques années, alors qu'il présentait sa dernière création aux Hivernales d'Avignon: Thomas Lebrun? un bon danseur oui, mais un peu rond, ce qui n'est pas si fréquent... Las d'entendre des réflexions sur ce thème, le danseur souvent qualifié de "grassouillet, potelé, rond ou bouboule" a choisi d'en faire un spectacle, "Danser en rond". Il y met en scène... et revendique des bourrelets qu'un justaucorps peut hisser haut... Autour de lui, quatre autres interprètes qui incarnent nutritionniste, commentateur etc. A voir aux Subsistances de Lyon. Et lire aussi, le passionnant article consacré par le journal Le Monde à ce sujet. Illus dr

"Danser en rond", spectacle de Thomas Lebrun aux Subsistances de Lyon, jusqu'au 10 mars. 




Les fondateurs des Arts Sauts à Silvia Monfort

Posté par Nedjma le 05.03.09 à 16:27 | tags : théâtre, cirque
Pour une nouvelle ! Stéphane Ricordel et Laurence de Magalhaes ont été désignés à l’unanimité par le Conseil d’administration comme nouveaux directeurs du Théâtre Silvia Monfort. Depuis sa création en 1992, ce lieu était dirigé par le metteur en scène Régis Santon et quelque 700 000 spectateurs y ont afflué en 17 ans.

Une bonne raison de se réjouir : tous deux créateurs, producteurs, gestionnaires, ces quadragénaires sont les cofondateurs des Arts Sauts, qu’ils ont emmenés sur les scènes du monde pendant plus de quinze ans. Une aventure foisonnante, virtuose, autour d’un collectif de 35 personnes. Les Arts Sauts ont fait leurs adieux au public au printemps 2007, avec une présentation en apothéose de leur dernier spectacle, Ola Kala. Le nouveau tandem de direction affiche un projet pluridisciplinaire, qui se veut « inventif et populaire », mêlera musique, théâtre, danse, cirque contemporain et fera la part belle à la jeune création. Il prendra les rênes du théâtre au 1er juillet prochain, après une période de transition assurée par Régis Santon.

Théâtre Silvia Monfort, Paris 15. Illus dr

Lire notre dossier spécial consacré aux Arts Sauts, à l’occasion du spectacle Ola Kala.

 




Aurelia Chaplin Thierrée fait son Oratorio

Posté par Nedjma le 03.03.09 à 11:17 | tags : théâtre, cirque

 

Vous avez aimé les parents, Victoria et Jean-Baptiste Thierrée, qui présentaient leur "Cirque invisible" au Théâtre du Rond-Point à l'automne dernier? Vous avez aimé le frère James Thierrée, qui livrait sa magistrale "Veillée des Abysses", toujours au Rond-Point, en décembre? Vous allez adorer Aurélia Thierrée Chaplin, la petite dernière qui, encore et toujours au Rond-Point -pas de doute, la famille s'y sent bien!- fait escale avec son "Oratorio". Si chacun affiche une personnalité propre, ils partagent la même fantaisie poétique, la même virtuosité, la même incroyable aptitude à inviter au rêve, à la magie. Ce spectacle, qui tourne depuis trois ans, est mis en scène par Victoria. Quelle tribu! Illus dr

 

L'Oratorio d'Aurelia, du 3 au 14 mars, Théâtre du Rond-Point, Paris. 




Vingt théâtres pour un gai cabaret

Posté par Nedjma le 02.03.09 à 16:38 | tags : théâtre

Il y a des projets qui, comme ça, sur le papier, réjouissent, attirent, portent mille promesses. C'est le cas de ce spectacle. D'abord une image: celle, culte, d'Einstein, cheveux hirsutes et toute langue dehors, spécialement repeint en couleurs pour l'occasion. Visage jaune, cheveux roux... Un titre, ensuite: "Je suis en colère mais ça me fait rire", qui en dit long sur la joyeuseté de ses initiateurs.

Rien moins que vingt structures, regroupées sous l'intitulé "Vingt théâtres en Ile de France". Parmi eux, la Scène Watteau de Nogent-sur-Marne, l'Onde de Velizy, le Centre culturel Aragon Triolet d'Orly, le Théâtre Jean Arp de Clamart, le Théâtre Romain Rolland de Villejuif etc. Tous ont décidé d'oeuvrer à un projet artistique commun, et un thème chaque année différent, comme point de départ d'une commande faite à un artiste.

Premier thème retenu cette année, le rire. Le spectacle, "cabaret poétique et politique, drôle et joyeux sur l'état de notre terrible monde" réunira des textes d'Eugène Durif, Jean-Yves Picq et Jean-Pierre Siméon, trois musiciens et six comédiens placés sous la gaie houlette de Jean-Louis Hourdin. Celui-là même qui confie: "En ces temps peu chaleureux, le théâtre sera peut-être cette possible tendresse: se prendre ensemble dans les bras pendant le temps de la représentation et essayer de se consoler un moment, inconsolables que nous sommes... Ce cabaret, la chanson, le rire, le forain, le cirque, les fanfares, le burlesque, les blagues sont des formes majeures de notre métier." On approuve, et accourt...

"Je suis en colère mais ça me fait rire", par le groupe des Vingt Théâtres en Ile de France, cabaret en tournée du 20 mars au 19 mai. 01 49 58 17 00.






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