Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

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Patrice Chéreau lit "Coma"

Posté par Nedjma le 28.04.09 à 09:09 | tags : théâtre, odéon

Chéreau a toujours aimé les lectures. Un texte, un acteur, une voix. L'essence du théâtre. Dans ce registre il a servi, et magnifiquement, Hervé Guibert et Marguerite Duras, Dostoïevski encore. Cette fois, il lit, sur la scène de l'Odéon, "Coma" de Pierre Guyotat, sous la direction de Thierry Thieû Niang. Une plongée dans les affres de la dépression, "témoignage d'une traversée douloureuse vers un inaccessible au-delà du corps individuel".

Coma, mardi 28 et mercredi 29 avril, 20h, Théâtre de l'Odéon. Retransmission, en direct, sur France Culture le 29 avril. 




Les Molières de Flu

Posté par Nedjma le 27.04.09 à 10:11 | tags : théâtre, télévision
Voilà, c’est fait. La vingt-troisième cérémonie des Molière s’est déroulée hier, au Théâtre de Paris, et en direct sur France 2. Grands vainqueurs de la soirée, Zabou Breitman et Christian Schiaretti. La première rafle les statuettes de la meilleure adaptation et du meilleur spectacle de théâtre privé pour son très beau spectacle adapté de Raymond Depardon, « Des gens » et qui recommence dans quelques jours au petit Montparnasse. Christian Schiaretti, directeur du TNP de Villeurbanne celle du meilleur spectacle de théâtre public pour « Coriolan », et celle de meilleur metteur en scène. Voilà qui fait plaisir… Pour retrouver l’ensemble du palmarès, lire ici.

De son côté, Flu, qui était dans les rangs du public remet ses bons et ses mauvais points. Ses Molière… Un peu moins importants, forcément plus subjectifs, et à chaud, après une soirée… plutôt interminable.

Molière du présentateur le plus à la ramasseFrédéric Mitterrand qui, revenu de la Villa Médicis semble y avoir perdu son latin. Pierre Bertin au lieu de Roland Bertin, la Comédie-Française au lieu de l’Académie Française, Simon Apakourian pour Simon Abkarian. Il s’est livré à un festival de déformation de noms, sans compter son ton façon oraison funèbre à chaque lancement et ses notes limites au moment d’entonner « Ah ! le petit vin blanc ». On en serait presque venus à regretter Karine Lemarchand…

Molière de l’accoutrement le plus antiglamour… Là, on ne sait que choisir. On était loin de Cannes ou des Césars. Les 23e Molières ? Un festival de sacs… La robe façon abat jour de Mélanie Doutey, l’ensemble improbable de Sarah Biasini, le tube noir impossible et trop court de Sara Forestier. On en passe… et des pires ! Ces demoiselles n'ont pas de miroir? Ou d'agent?

Molière de la classe internationale… Sans hésiter, à Bernard Giraudeau. Elégant et glam bien sûr, mais surtout quel acteur. Le voilà qui, en lever de rideau balance son discours en alexandrins. Hommage au théâtre, aux acteurs, au public, drôle, subtil et qui laissait augurer d’une chouette cérémonie. C’est après que ça s’est gâté…

Molière du vanneur le moins drôle. A Laurent Baffie qui a fait son Baffie, avec son appareil à décharges, ses défibrillateurs etc. Pas toujours drôle, et carrément indécent quand, sur les talons de Jean-Claude Grumberg, évoquant la journée des déportés et son amour pour sa famille, il arrive avec une blague youpi tralala sur l’air de « Il y a toujours des moments chiants dans les cérémonies »… A sa décharge, l'exercice était plutôt difficile.

Molière des remerciements. A Jacques Bonnaffé. Génial, drôle, comme toujours, le créateur de « L’oral et hardi » a raflé une statuette pour sa compagnie. « Je lève Molière » a t-il entonné plusieurs fois. La verve, l’humour, du grand art.

 

Molière(s) d’honneur. Ex-aequo à Roland Bertin, grand môssieu, primé pour "Coriolan" qui s’est ému au souvenir des villages traversés il y a quelques décennies, en tournée et a rendu hommage à ses anciens compagnons. Et à Monique Chaumette, ancienne comparse de Vilar et Gérard Philipe. Des récompenses aux allures de Molière d’honneur, plus pour primer des carrières que des rôles. Si Bertin brille dans « Coriolan », Monique Chaumette est plus effacée dans « Baby Doll ». Emue, troublée, elle a oublié son Molière dans la salle en partant!

Molière des intermèdes les plus improbables. Clémentine Célarié qui chante "Carmen" avec un castor autour du cou (du faux, a-t-elle précisé), Yvan le Bolloch et ses gypsies dans une envolée gitane. On était où là ?

Molière de la plus mauvaise audience… A France 2. Malgré tous ses efforts pour séduire –et garder- le public, la chaîne a fait un gros flop. L’édition 2009 a perdu 25% de ses téléspectateurs par rapport à l'an passé ! 1 403 000 personnes devant leur poste pour entendre parler théâtre. La voilà talonnée par W9 et son « X Men 2 ! »

Manifestement dur dur de trouver la formule, il va falloir s’y mettre tout de suite pour l’année prochaine.







Pierre Henry / Maurice Béjart - un long compagnonnage

Posté par Catherine le 24.04.09 à 00:04 | tags : danse, musique sur scène

Six soirées exceptionnelles au Théâtre de la Cité Internationale autour de Pierre Henry et de la musique qu'il a jadis composée pour les chorégraphies de Maurice Béjart.
Jolie mise en bouche avec Futago, un duo dansé sur beaucoup de silence et des extraits de la Messe pour un temps présent de Pierre Henry. Deux filles en pull blanc, collant et bottes marchent, traversent, en cadence. Dans une proximité siamoise, elle deviennent un seul corps sans tête. Monstre de chair comme la musique concrète a pu paraître monstrueuse aux oreilles inhabituées des premiers auditeurs du milieu du siècle dernier.

Suit un concert du maître. Un concert ou ce que ses descendants accros aux samples et autres bizarreries sonores appelleraient aujourd'hui performance live, devant un public d'afficionados pleins de révérence pour le vieux monsieur à la barbe blanche. Pierre Henry, père de la musique électronique. Tout de même!
Le musicien est courbé sur ses manettes, au premier rang, dos au public. Pour ceux qui n'ont jamais assisté à ce moment étrange qu'est un concert de musique concrète, rappelons la particularité visuelle de la chose, peu banale : sur scène, des enceintes, des petites enceintes, des grosses enceintes, des dizaines d'enceintes, qui fixent le public de leurs gros yeux immobiles. Au Théâtre de la Cité Internationale, le programme est différent chaque soir. Sur les six jours, Pierre Henry interprétera l'intégrale des musiques concrètes qu'il a composées pour Maurice Béjart, plus quelques remixes. Beaucoup ne voudraient manquer l'événement pour rien au monde.

Le troisième moment de ces soirées d'avril au Théâtre de la Cité Internationale est également différent chaque soir puisque la répartition des interventions de chaque danseur est tirée au sort au début de la pièce. Dans ces Variations pour une porte et un soupir, qui ont pour matériau principal des sons de portes qui grincent, "il n'y a pas de chorégraphe, il n'y a que des danseurs", disait Maurice Béjart de cette pièce qu'il avait conçue en 1965. Vêtus de noir et blanc, sur fond de hasard et d'aléatoire, cinq garçons et deux filles suivent le sentier balisé de ces variations furieusement libres.

 

PIERRE HENRY / MAURICE BEJART / EMMANUELLE HUYNH
Au théâtre de la Cité Internationale, du 21 au 28 avril
Futago, chorégraphie de EmmanuelleHuynh
Pierre Henry en concert, intégrale des musiques pour Maurice Béjart
Variations pour une porte et un soupir, Maurice Béjart, concept chorégraphique par le Ballet de l'Opéra national du Rhin

Illus © Futago Toshihiro Shimizu
Illus Variations... © JL Tanghe



Molières : des statuettes et des chansons

Posté par Nedjma le 23.04.09 à 09:07 | tags : théâtre, télévision
La vingt-troisième nuit des Molières , c’est ce dimanche, au Théâtre de Paris, et en direct sur France 2. La grand-messe de récompenses du théâtre fera-t-elle aussi bien –en termes d’audience s’entend- que la création de « Faisons un rêve » (plus de 5 millions de spectateurs), la pièce de Sacha Guitry mise en scène par Bernard Murat, ou la retransmission de « Fugueuses » avec Line Renaud et Muriel Robin (plus de 6 millions de spectateurs).  L’affiche est plutôt plus intéressante que de coutume. Bernard Giraudeau comme président, Frédéric Mitterrand comme maître de cérémonie, et  Laurent Baffie dans le rôle du trublion de service. Dix-huit Molières seront remis par divers tandems d’acteurs, Elsa Zylberstein et Richard Berry, Catherine Jacob et  Michel Vuillermoz, Sylvie Testud et  Simon Abkarian, Virginie Efira et Maruschka Detmers, Dominique Pinon et Sara Forestier, Marianne Epin et  Fellag,  Abbès Zahmani et Raphaëline Goupilleau, Léa Drucker et Israël Horovitz, Clémentine Célarié et Yvan le Bolloch,  Bruno Wolkovitch et  Mélanie Doutey,  Julie-Marie Parmentier et Robin Renucci.

On poussera aussi la chansonnette : « Ma guitare s’appelle revient » par Yvan Le Bolloch et son groupe et  « Carmen » par Clémentine Célarié. On célèbrera enfin quelques chers disparus : Gérard Philipe, Maurice Jarre, récemment disparu, à qui on doit entre autres les mythiques trompettes de la Cour d'honneur du Palais des Papes d'Avignon, enfin Eugène Ionesco, dont c’est cette année le centième anniversaire.  Tous à vos postes, dimanche c’est relâche !

23e Nuit des Moliere, dimanche 26 avril, 20h30, France 2.

 




C'est la fête chez les Deschamps-Makeïeff

Posté par Nedjma le 22.04.09 à 11:05 | tags : théâtre

 

 

Dans "La méchante vie", Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps s'inspiraient d'Henri Monnier. Ils y croquaient une humanité un peu méchante, un peu désabusée, un peu paumée. C'était parfois drôle, souvent longuet. Ils reviennent cette fois aux fondamentaux. Des personnages tout droit sortis de la famille Deschiens, avant -ou après?- une fête. Une soirée prestige, très exactement où tout le monde est convié... Un vaste hall, aux murs tapissés de papier peint aux motifs géométriques années 50. Une table, un bar, des tabourets en skaï... Casseroles, clés, récipients, toute la quincaillerie. Des motifs familiers, des objets familiers, des personnages familiers. Une patronne, une soubrette, des musiciens danseurs un peu losers. Nous voilà en terrain connu, et aimé. Il y a de l'humour, et de la tendresse. Il y a de l'humanité, et de la musique. Une bande son éclectique et foldingue qui mêle Dave et les Rita Mitsouko aux Bee-Gees. Youpi! Aux côtés de Lorella Cravella, Hervé Lassince (notre photo) ou Catherine Gavry, fidèles de la troupe, des découvertes savoureuses en la personne de David Déjardin et celle de Tiphaine Bovay-Klameth, littéralement dé-chaî-nés.

Illus Agathe Poupeney. 

Salle des fêtes, Théâtre national de Chaillot, jusqu'au 16 mai. 




Le 104, acte 2

Posté par Nedjma le 21.04.09 à 16:21 | tags : 104, théâtre, art contemporain

 


Le 11 octobre dernier, le 104 ouvrait ses portes. Dans une version partielle... Depuis six mois, les travaux se sont poursuivi, mais le lieu a affiché une activité foisonnante. Spectacles, concerts, résidences d'artistes etc. Acte 2 de son histoire, les 15, 16 et 17 mai prochains. C'est là que le site, encore plus grand, encore plus développé dévoilera ses habits neufs de printemps au cours d'une riche "Traversée". La Maison des Petits, conçue par Matali Crasset, le Café du 104, et la librairie Le Merle Moqueur seront en effet fin prêts à cette occasion. Au programme, des installations, des ateliers enfants-parents, des rencontres, un bal populaire, des spectacles enfin. Khalid K, conteur, musicien et bruiteur invite le public au voyage et Elsa Prunières dévoile son jeu d'acrobaties... Chouette!

 

La Traversée 2, au 104, Paris 19e. Les 15, 16, 17 mai.




Retour à l'Origine

Posté par Catherine le 21.04.09 à 00:24 | tags : danse, théâtre de la ville

Reprise d'un spectacle qu'on reverrait volontiers, encore et encore. En 2008 le théâtre des Abbesses, en 2009 le grand plateau du Théâtre de la Ville : Sidi Larbi Cherkaoui enflamme une nouvelle fois le public parisien avec Origine, un spectacle plein d'humour, de couleurs et de poésie. Deux danseuses, deux danseurs, quatre coins de la planète, quatre identités. L'une se contorsionne en pantalon bleu, l'autre disjoncte en escarpins rouges. L'un est baillonné, l'autre s'explique en japonais. Tous se retrouvent régulièrement pour des instants de communion parfaite, moments de grâce dont s'échappent immédiatement les individualités.
Bien évidemment, on retrouve les thèmes chers au jeune chorégraphe flamand - la différence, l'identité, les cultures. Mais la véritable matière explosive d'Origine, c'est la femme. D'abord, il y a les voix féminines qui accompagnent les danseurs sur le plateau, polyphonies traditionnelles ou religieuses parfaitement envoûtantes - même s'il est parfois étrange d'entendre "laudate Jesus" sur des images aussi décalées ! La femme indépendante, la femme par rapport à l'homme, en miroir et en complément. Quelques scènes de "ménage" raviront à n'en pas douter les femmes du public, mais les dévoiler serait gâcher le plaisir des heureux spectateurs qui ont toute la semaine pour applaudir le retour au Théâtre de la Ville de l'Origine de Sidi Larbi Cherkaoui.

Origine (2008), mise en scène et chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui
dansé et chorégraphié par Kazutomi Kazuki, Daisy Phillips, Valgerour Runarsdottir, Shawn Mothupi
avec l'Ensemble Sarband
Au Théâtre de la Ville, du 20 au 24 avril 2009




L'écriture mode d'emploi à Lorient

Posté par Nedjma le 20.04.09 à 16:09 | tags : festival, théâtre

En 1996,Olivier Cadiot créait, pour la première saison du Centre dramatique de Bretagne de Lorient (CDDB) « Le colonel des zouaves », mis en scène par Ludovic Lagarde, avec Laurent Poitrenaux. 13 ans plus tard, le savoureux trio –et d’autres acteurs- reviennent aux sources avec « Un nid pour quoi faire », dernier texte, « roman-théâtre » de Cadiot. "Cour royale en exil à la montagne cherche conseiller image, chambre tt cft dans chalet atypique, artistes s’abstenir, envoyer prétentions." Ainsi commence la pièce...

La création survient dans le cadre de « Lorient mode d’emploi », un festival dédié à l’écriture, aux écritures. Son titre ? Un hommage à Georges Perec, et à l’Oulipo, dont il fut le fondateur, et qui est au coeur de cette semaine. Cette semaine célèbrera l’écriture sous toutes ses formes, et dans tous les domaines où elle surgira, littérature et théâtre bien sûr, mais aussi musique, peinture, photo, vidéo. Au programme, spectacles, concerts, expos, ateliers d’écriture, tables rondes, interventions, au théâtre bien sûr, mais aussi à la Bibliothèque, à l'Université et dans divers autres lieux de la ville. Prometteur…

Festival "Lorient mode d'emploi", du 20 au 25 avril.  




Don quichotte fait halte à Paris

Posté par JdF le 20.04.09 à 11:19 | tags : festival d'avignon

Somewhere La Mancha se jouant au Théâtre des Bouffes du Nord, je retrouve cette petite bafouille écrite dans la chaleur avignonaise, que je livre à l'intention de ceux qui aurait la curiosité  de voir ce dernier opus d'Irina Brook :

Poussé par mon instinct d'aventurière, je décidai  de prendre un bus, direction Villeneuve, pour voir ce qui se passait du côté de l'autre festival, celui qui s'intitule "Villeneuve en scène" (www). Première impression : l'endroit est enchanteur ! Une immense étendue de verdure, où se succèdent chapiteaux et caravanes, des guirlandes lumineuses indiquant l'entrée des spectacles de plein air. On se croiraient dans une kermesse à l'ancienne, avec un petit côté flok que le spectacle d'Irina Brook, Somewhere La Mancha, promet de confirmer....

Alors en effet, c'est country, c'est folk, mais c'est aussi un peu n'importe quoi... Les scénettes se succèdent racontant les pérégrinations d'un Don Quichotte  contemporain de la manière la plus désinvolte qui soit, un peu comme un spectacle de vacance qu'on monte entre copains. L'ensemble demeure sympathique, les acteurs sembent heureux d'être là, mais on attendait mieux de la part d'Irina Brook.

Somewhere La Mancha, librement adapté de Don Quichotte de Cervantes par Irina Brook et Marie-Paule Ramo.

Jusqu'au 9 mai au théâtre des Bouffes du Nordd, (www)




Le printemps de « De rue de cirque »

Posté par Nedjma le 17.04.09 à 16:21 | tags : marionnettes, théâtre, arts de la rue
Bon, c’est un peu convenu, mais on aime le printemps. Les jours qui rallongent, le soleil qui cogne –en théorie- et le retour des spectacles à ciel ouvert. Parmi ceux qui œuvrent joliment à la diffusion des arts de la rue, et du cirque, De rue de cirque, coopérative de diffusion artistique. Elle favorise la circulation des spectacles entre Paris et l’Ile de France, au rayon arts de la rue et cirque contemporain donc, mais aussi marionnette, danse, performances et autres installations d’images… Le coup d’envoi de la saison, c’est ce soir même, devant la Cinémathèque. A l’affiche, « Formation incognito » par la compagnie les Alama’s givrés et « Voyage en bordure du bord du monde » par la compagnie Les 3 points de suspension. Le premier livre un spectacle déambulatoire et dingue sur les questions de sécurité dans la ville ; le second livre l’histoire de Sophoclès sous forme d’odyssée, à grand renfort de géants de foire, crânes chanteurs et vampires prestidigitateurs. Tout un programme…

Lire notre rencontre avec Rémy Bovis, à l'occasion du lancement de la saison d’automne 2008 de De rue de cirque.

Lancement de la cinquième saison, printemps 2009 vendredi 17 avril à 19h et samedi 18 avril, 15h et 18h, place Léonard Bernstein, Paris 12e, devant la Cinémathèque française. Prog détaillée sur le site de De rue de cirque .






Corneille nègre de Molière ?

Posté par Nedjma le 17.04.09 à 10:34 | tags : théâtre

Pierre Corneille petite main de Molière ? Une hypothèse qui en fait hurler certains, et que d’autres prennent avec le plus grand sérieux. Si le débat ne date pas d’hier, le magazine l’Express le ravive, à la lueur de la publication à venir d’un nouvel ouvrage intitulé « Molière, bouffon du roi et prête-nom de Corneille »… En 1919, Pierre Louÿs le premier avançait cette thèse, à partir de plusieurs interrogations : pourquoi aucun écrit de la main de Molière ne subsiste ? Pourquoi sieur Poquelin a-t-il choisi son pseudonyme à Rouen, ville de résidence de Corneille, sans donner plus de détails à ce sujets ? Comment a-t-il pu écrire 33 pièces, en étant tout à la fois comédien, metteur en scène etc ? Certains parlent de canular. Mais en 2004, Denis Boissier évoque dans « L’affaire Molière » un « pacte secret » et insiste sur la présence permanente de Corneille aux moments importants de la vie de Molière. Il consacre même un site à la question. Et son dernier livre devrait encore enfoncer le clou…




Ami lecteur, qui es-tu ?

Posté par Nedjma le 17.04.09 à 10:24

Non, nous ne voulons rien savoir de tes préférences sexuelles ou politiques, cher lecteur, nous ne sommes pas si intrusifs. Nous savons que tu es plutôt jeune et on l’imagine, féru de culture –et pour cause-. Mais nous aimerions en savoir plus sur tes us et coutumes en matière d’Internet. Netobserver en collaboration avec Doctissimo lance une grande enquête, et il te faudra un petit quart d’heure seulement pour y répondre. Deux bonnes raisons pour toi dele faire: éclairer les créateurs de ton site préféré, mais aussi… gagner 5000 euros. Alors, prêt ? Le questionnaire, c’est par ici




Travs, tutus et pointes

Posté par Nedjma le 16.04.09 à 13:16 | tags : théâtre du châtelet, danse
Ils chaussent du 44, et se tiennent bien droit sur leurs pointes, merci ! Ils ? Les membres des ballets Trockadero, ou « Trocks » pour les intimes. Ces sacrées créatures, issues pour certains des plus grands ballets internationaux, exécutent les grandes figures classiques sans le moindre complexe, et avec une assurance crâne : ils dansent rien moins que « Le lac des cygnes », ou « Paquita », et même un ballet inspiré de Merce Cunningham ! « Patterns in space ». Ils sont 17 sur scène, en tutu et diadème, ont tous des noms de scène et courent le monde avec leur spectacle… Et rencontrent le même engouement depuis plus de trente ans. A voir à Paris, cinq soirs seulement…

Les Ballets Trockadero, Théâtre du Châtelet, du 21 au 26 avril.

Illus dr




Martha Graham Dance Company : faire revivre le mythe

Posté par Céline le 16.04.09 à 12:20 | tags : danse, théâtre du chatelet, spectacle à paris
Martha Graham est à la danse ce que Picasso fut à la peinture, Einstein à la physique, Stravinsky à la musique : une légende, une révolution. Hier au Théâtre du Châtelet, ce sont en ces termes que la chorégraphe - disparue en 1991 - a été présentée, avant que le rideau ne s'ouvre sur la première des trois pièces présentée dans la soirée par la Martha Graham Dance Company.

 

Crée en 1958, Embattled Garden - ou « Jardin assiégé » si l'on traduit littéralement - met en scène Adam (Tadej Brdnik) et Eve (Miki Orihara), Lilith et son compagnon, « un étranger » qui, d'abord niché dans un arbre, ressemble à s'y méprendre à un serpent. Dans cet Eden élégant imaginé par le designer Isamu Noguchi, les deux couples s'ébattent, s'échangent, s'émeuvent. Vêtue d'une robe jaune, maniant comme une reine flamenca son éventail sur la musique de Carlos Surinach, Lilith (Carrie Ellmore-Tallitsch), s'avance, sûre d'elle, débaucher Eve et séduire Adam. Sous la grâce des danseurs pointent le désir, le remords, la passion : tous les quatre composent le ballet amoureux de personnages bibliques, dont l'actualité n'a jamais fini de nous étonner.

 

Après les parades érotiques d'Embattled Garden, place à la gravité avec Sketches from "chronicle", pièce politique créée en 1936, inspirée par la Première Guerre mondiale et la dépression américaine. Composée de trois tableaux, la pièce s'ouvre sur un solo, Spectre - 1914 : Jennifer DePalo, avec sa robe immense au revers rouge, incarne à la fois les mouvements révolutionnaires et les séquelles de la guerre. Ce sont ensuite neuf danseuses qui investissent la scène pour Steps in the Street - l'un des plus beaux moments du spectacle. Les rondes et les traversées de ce groupe de femmes austères disent l'aliénation, la colère, la souffrance. Avec la troisième partie cependant, Prelude to action, la pièce s'achèvera sur une note plus optimiste : parmi les autres interprètes vêtues de noir, une danseuse en blanc (Jennifer DePalo) incarne-t-elle l'espoir d'une nouvelle voie ?

 

Autre période, autre discours : dans Night Journey, crée en 1947, Martha Graham a cherché à explorer les passions humaines en remontant aux origines. Le mythe d'Œdipe est ici revisité sous une nouvelle perspective, celle de Jocaste (Katherine Crockett), qui, sous l'ordre de Tirésias armé de son bâton (David Martinez), doit revivre son destin avant d'en finir. Pulsions et répulsions, souffrance et jouissance : le théâtre antique est ici détourné de ses dieux, les mouvements de la danse soulignant avant tout les contradictions de l'âme. Le chœur de femmes qui survient par intermittence sur scène n'y pourra rien : Jocaste a couché avec son fils Œdipe (David Zurak) et Jocaste doit mourir. Et c'est sur la mort de l'héroïne tragique que le rideau se refermera.

 

En dehors des trois pièces cités ci-dessus, deux autres programmes sont à l'affiche au Châtelet, jusqu'au 18 avril. La Martha Graham Company, qui n'était pas venu en France depuis dix ans, offre ainsi, pendant son passage à Paris, une occasion inespérée de redécouvrir la danse comme nous la voyons rarement : moderne, mémorable, mythique.

Voir les vidéos et les images de Martha Graham sur Fluctuat

Martha Graham Dance Company, au Théâtre du Châtelet du 14 au 18 avril.

Photos © John Deane 

Le site du Théâtre du Châtelet




Arditi et Bouquet au théâtre et à la télé

Posté par Nedjma le 14.04.09 à 14:45 | tags : théâtre, théâtre edouard vii, télévision
 
L'opération s'est déjà révêlée fructueuse: quand Bernard Murat montait "Faisons un rêve" de Sacha Guitry spécialement pour France 2, en 2007, plus de 5 millions de spectateurs répondaient présent. Du coup, il reprenait le spectacle, pour de vrai, dans son théâtre Edouard VII. Si la distribution changeait sensiblement, Pierre Arditi était toujours de la partie: résultat, depuis septembre, plus de 200 000 spectateurs ont vu le spectacle. Rebelote, Pierre Arditi, Murat, et cette fois Carole Bouquet, amèneront les planches au petit écran, avec "L'éloignement", une pièce de Loleh Bellon. Ce sera début mai, pour quatre représentations "exceptionnelles". Et plus, si affinités...



Macbeth au théâtre de l'Opprimé

Posté par Catherine le 09.04.09 à 17:00 | tags : théâtre

Le visage est blanc, l'allure est fière, le geste est précis. Tel que l'a imaginé Serge Poncelet, qui exécute lui-même le rôle-titre, Macbeth est un samouraï obéissant à une discipline très stricte et ne pouvant faire autrement que traverser les événements dans une grande dignité. Les différents moments de la tragédie sont représentés comme une succession de rituels qui doivent advenir. Duc de Cawdor, Roi d'Ecosse, telle est la prophétie. Habillée de beaux costumes signés Barbara Gassier et Marie Odin, parfaitement chorégraphiée, cette interprétation de Macbeth respire le respect pour la pièce de William Shakespeare et l'amour d'un théâtre qui ne cherche pas à faire autre chose qu'illustrer l'oeuvre de l'auteur.

Macbeth, de William Shakespeare, mise en scène Serge Poncelet
Jusqu'au 3 mai 2009 au Théâtre de l'Opprimé




La fin du rêve

Posté par Magali le 08.04.09 à 12:07

 

 

Quatre tours blanches en fond de scène, énigmatiques stèles évoquant le monolithe métaphysique de 2001 l'Odyssée de l'espace, ou des fantômes dédoublés de tours jumelles disparues. A l'avant-scène, deux micros et un tapis, transformé en terrier pour se cacher ou en cape de chef sioux. Les danseurs entrent en scène en courant, hystériques, hurlant, les bras écartés comme des pleureuses, pour déblatérer dans les micros un langage incompréhensible.


Une fois encore, William Forsythe, Américain installé à Francfort, dit dans sa danse les maux de son époque, l'insécurité, l'incommunicabilité, l'isolement, la rupture du lien. Un danseur tend la main : « Take my hand, I'm a stranger ». Elle reste suspendue dans le vide. Dans Yes we can't, l'humanité chaotique est une somme d'individus au corps en tension et aux gestes inachevés, courts et brutaux, qui se cognent les uns aux autres sans se voir, dans un pur vocabulaire forsythien.

L'un des danseurs s'interroge : « Quel est le sujet ? ». Mais cette valse des idiots n'a pas de sens, et désoriente une partie du public en quête de narration. « Yes we can't » : en détournant la maxime du candidat Obama, Forsythe pointe avec cynisme l'impuissance du rêve.

La pièce marque l'orientation toujours plus appuyée du chorégraphe vers l'expression des méandres de l'inconscient. Evolution illustrée par le spectaculaire programme proposé par le Ballet de l'Opéra de Lyon au Théâtre de la Ville, où l'on assiste, dans l'ordre chronologique, au glissement de la Raison (avec le froid Second Detail de 1991) à la folie théâtralisée de One flat thing, reproduced (2000). 


Yes we can't, chorégraphie de William Forsythe, par la Forsythe Company, présenté au Théâtre national de Chaillot, à Paris, du 26 au 28 mars 2009. www.theatre-chaillot.fr


Programme William Forsythe par le Ballet de l'Opéra de Lyon (Second Detail ; Duo ; One flat thing, reproduced), au Théâtre de la Ville, Paris, du 7 au 10 avril, et du 14 au 16 avril 2009. www.theatredelaville-paris.com

 

Crédits photos : Yes we can't © Dominik Mentzos ; One flat thing, reproduced ©  Michel Cavalca

 

 




Palerme, théâtre dantesque

Posté par Nedjma le 07.04.09 à 10:50 | tags : théâtre

 

En 2007, le Théâtre du Rond-Point découvrait Emma Dante, metteure en scène sicilienne furieusement douée, qui puise dans son île natale toute la matière, obscure et lumineuse à la fois, de ses pièces. Dans « Vita Mia » et « Mishelle di Sant’Oliva » elle questionnait les liens familiaux. D’une part entre une mère et ses fils, de l’autre entre un père et son fils, lâchés par la mamma.

 

Son séjour parisien lui inspirait « Le Pulle », les putes, en palermitain. Une pièce sous-titrée par sa créatrice « opérette amorale ».

L’épopée tragique et magnifique de cinq prostituées, quatre travelots et un trans, sur les trottoirs de Palerme. Palerme, encore, et toujours, « comme un grand musée où la culture côtoie l’ignorance, où le beau et le laid, la richesse et la misère s’entremêlent comme au théâtre. Palerme est le théâtre. » Il y a là des poupées gonflables et des godemichés à foison, des cœurs cassés et des douleurs profondes. L’inceste, le viol, l’homophobie, l’identité, le mal d’amour, l’anorexie, comme autant de maux questionnés. En chansons. Il y a de l’amour et de l’entraide aussi. Une partition superbe, signée Gianluca Porcu. Et des interprètes magnifiques, acteurs, chanteurs, danseuses. Emma Dante, elle, joue les maîtresses de cérémonie, pas très madame Loyal, mais plutôt ombre noire qui passe. C’est très beau.

Illus Brigitte Enguerrand.
Le Pulle
, jusqu’au 11 avril. Mpalermu, du 14 au 18 avril au Théâtre du Rond-Point.




Et moi alors?, un festival jeune public

Posté par Nedjma le 06.04.09 à 15:32 | tags : théâtre, jeune public, marionnettes

Et moi alors? demandent les gosses qui voient leurs parents se ruer au théâtre... Heureusement, ça fait un bail déjà que le spectacle n'est plus l'apanage des grands. Loin des seuls Guignol et autres chapiteaux de cirque, les petits -et même tout petits petits- trouvent des spectacles riches, intelligents, et denses pour leur en mettre plein les mirettes. Des festivals tout entiers leur sont même consacrés! C'est le cas de "Et moi alors?". Au coeur de sa programmation, le théâtre, mais aussi la danse, la musique, la chanson, les marionnettes. Des histoires drôles et insolites, folles et belles, entre notes et mots. Sept pièces sont à l'affiche ce printemps à Saint-Denis. Pour ne citer qu'elles, "Faim de loup", inspiré du Petit Chaperon rouge, "Chansons pour les petits oreilles", entre piano et scie musical, ou encore "Stone!", qui explore les coups de gueule et de coeur des ados. Et puis "86 cm", proposé aux tout petits dès l'âge de 18 mois, où ils mesurent approximativement... 86 centimètres.

Festival jeune public, Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, du 24 avril au 17 mai. 




La genre humaine - Les femmes d'aujourd'hui...

Posté par Catherine le 06.04.09 à 08:00 | tags : théâtre

En grammaire, le masculin l'emporte sur le féminin. Et dans la vie ? A l'occasion de la reprise de sa pièce Avec le couteau le pain (voir notre billet de mars 2007), Carole Thibaut a eu envie de rassembler autour d'elle des femmes auteurs, metteurs en scène, philosophes, sociologues, de faire venir des comédiennes, des comédiens, des clowns, de montrer des films, de rencontrer, d'observer, de questionner... Quelle est la place de la femme dans la société ? Comment la femme est-elle représentée sur les scènes de théâtre ? Parce qu'on en est encore à réaliser combien la situation des femmes a évolué ces dernières décennies, et peut-être pour ne pas baisser la garde, il est grand temps d'observer les expériences artistiques nouvelles qui accompagnent ces grands bouleversements. C'est ce que proposent la compagnie Sambre et le lieu Confluences, à travers des rencontres artistiques qui vont s'étaler sur les deux prochains mois. L'événement est baptisé La /genre humain/e et il est fortement conseiller de consulter le programme ici.

 

Avec le Couteau le pain, texte et mise en scène Carole Thibaut, à Confluences jusqu'au 11 avril
La genre humaine, rencontres artistiques, à Confluences, Paris 20ème, du 30 mars au 30 mai

 




Les souvenirs d’Alain Françon

Posté par Nedjma le 02.04.09 à 10:34 | tags : colline, théâtre

"Quittez le théâtre affamés de changement".

Dans ce livre signé David Tuaillon, Alain Françon, directeur du Théâtre de la Colline se retourne sur ses douze années passées à la tête du Théâtre national de la Colline. Documents, photos, textes et témoignages d’acteurs, metteurs en scène et auteurs, rassemblés dans cet ouvrage mettent en perspective le paysage théâtral singulier dessiné dans ce haut lieu du théâtre depuis l’automne 1997. Une découverte pour certains, des souvenirs rendus vifs pour d’autres, spectateurs fidèles de la rue Malte-Brun. Le livre sera disponible en librairie en septembre, mais il est d’ores et déjà en souscription au public du Théâtre pour 25€ au lieu de 35€.

A la fin de la saison, Françon passera la main à Stéphane Braunschweig, ex-directeur du Théâtre National de Strasbourg. En baisser de rideau, il propose une nouvelle mise en scène de « La cerisaie », jusqu’au 10 mai prochain. Une distribution d’exception, une belle scénographie, un parti-pris qui rappelle les consignes de Stanislavski. On en reparle très vite dans le mag Scènes.
Livre d’Alain Françon et David Tuaillon 224 pages, Biro Editeur. 35€ ou 25€ par souscription au Théâtre de la Colline. 01 44 62 52 00.




Corps souffrant et violence théâtrale

Posté par JdF le 01.04.09 à 17:07 | tags : théâtre

Jan Fabre, on s'en souvient, avait fait scandale en 2005 au festival d'Avignon. Aujourd'hui, il est temps de reprendre le débat à tête reposée. C'est ce à quoi l'on s'emploira ce vendredi 3 avril à l'École normale supérieure, lors d'une journée d'étude "Corps souffrant et violence théâtrale" consacrée aux scènes contemporaines.

Jan Fabre sera présent himself, ainsi que Christian Esnais dont le spectacle Tableau d'une exécution, d'Howard Barker se joue actuellement au Théâtre de l'Odéon (ateliers Berthier) et Jean-Michel Rabeux.

En savoir plus ? C'est ici

Illus. dr.




Le Lavoir moderne parisien au bord du dépôt de bilan

Posté par Nedjma le 01.04.09 à 15:30 | tags : musique sur scène, théâtre, danse

Mars ou crève ! Sous cet intitulé, le Lavoir Moderne parisien invite –incite- spectateurs passés, présents ou futurs à le soutenir, au risque de fermer ses portes définitivement. L’association gestionnaire du lieu affiche un endettement de 48 000 euros et s’est vue refuser toutes les propositions de règlements amiables. Et ce, « malgré les engagements de la Mairie de Paris, de l’Etat et de la région Ile-de-France  pour un montant global de 120 000 euros », comme le souligne Hervé Breuil, maître des lieux. Haut lieu de culture, de rencontres et d’échanges au cœur du quartier de la Goutte d’Or, le LMP compte 1000 adhérents et 7000 abonnés. Plus de 1500 artistes au rayon théâtre, musique, cirque, danse, ont investi ses planches depuis son ouverture voilà plus de 20 ans. Mars a été estampillé « mois de la protestation » mais le mouvement continue en avril… Un appel à la solidarité a été lancé sur le site web du lieu  une pétition peut être signée pour dire non à la liquidation annoncée. Pendant la lutte, le spectacle continue. Ce soir 1er avril, concert du Billie Raw Band, jeudi 2 avril Chicken Fate, et d’autres impromptus à venir, on l’espère.

Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon, Paris 18e. Illus dr

 






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