Théâtre et danse : actu des spectacles. Blog Saisons.

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Rencontres chorégraphiques : arrêt à Montreuil

Posté par Catherine le 28.05.09 à 23:50 | tags : festival, danse

Les salles sont pleines à craquer au Nouveau Théâtre de Montreuil ces jours-ci : les rencontres chorégraphiques s'y arrêtent pour trois jours et le public - jeune dans sa grande majorité - est là, emballé et applaudissant à tout rompre. Un enthousiasme assez bluffant pour des propositions qui tendent toutes à leur façon vers l'abstraction, la lenteur et le mouvement a minima. Des pièces qu'il faut voir comme une expérience étrange qui nous arriverait, peut-être insignifiante, peut-être pas, et surtout, sans avoir peur de plonger allègrement dans une douce torpeur...

 

Le Vif du Sujet 2009, 27,28, 29 mai à 19h30, salle Maria Casarès, Montreuil
Avec trois pièces courtes :
Doc : chorégraphie : Arco Renz et Jung-Ae Kim, interprète : Jung-Ae Kim
Over the shoulder : création et interprétation Antionia Baehr et Tamar Sheif
Virga : conception Fabrice Lambert, interprète : Shlomi Tuizer

Ad astra, création Emmanuelle Vo-Dinh, 27,28, 29 mai à 21h  au Nouveau Théâtre de Montreuil

Dans le cadre des rencontres chorégraphiques, jusqu'au 5 juin

Illustration : Ad astra © Caroline Ablain

 




Vent nouveau sur les Hivernales

Posté par Nedjma le 28.05.09 à 10:26 | tags : danse, festival d'avignon
Après trente ans de bons et loyaux services, Amélie Grand, fondatrice et directrice artistique des Hivernales prend le large. C’est elle qui avait initié, un beau matin de 1979 ce rendez-vous de la danse à Avignon, à une période de l’année plutôt morose. Les Hivernales ont fait les beaux jours de la danse, en hiver donc, puis en été. Trois décennies durant, spectacles, stages, rencontres, débats, expos ont réuni les grands noms de la danse contemporaine dans ce haut lieu du théâtre.

Le 1er septembre prochain, Emmanuel Serafini succèdera à Amélie Grand à la tête de ce qui est aujourd’hui le Centre de Développement Chorégraphique Avignon Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’azur. Agé de 43 ans, il a fondé en 1990 le groupe Prodanse, premier rassemblement de professionnels de la danse, puis a travaillé comme administrateur, pro­ducteur ou conseiller artistique auprès de nombreuses compagnies (Daniel Larrieu, Fattoumi-Lamoureux, Pascal Rambert…). Membre du conseil national du Syndeac en charge de la danse, il en a été ensuite le secré­taire national. Il est actuellement en charge du service Culture, éducation, jeunesse et sport à l’Assemblée des départements de France (ADF).

Avant cela, encore un bel été en perspective aux Hivernales. Parallèlement au Festival d'Avignon, la structure fait son festival à elle, entièrement dansé.

Du solo à des pièces pour huit danseurs, le Studio des Hivernales et le Théâtre de la danse accueilleront notamment Delgado Fuchs et son spectacle à l’improbable titre : « Manteau en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge » Ouf ! La pièce évoquera la vie, l’amour, la mort, et l’artiste se veut « radical sans être radicalement chiant ».

Egalement à l’affiche, Rita Cioffi et sa compagnie Aurelia, les virtuoses percussionnistes corporels d’Onstap, et la compagnie La Liseuse de Georges Appaix.
Comme de coutume, spectacles, expos, vidéo-danse, rencontres complèteront le dense programme de l'été. Et bien dansez maintenant!

L'été des Hivernales d'Avignon, du 10 au 26 juillet. 







Avignon 2009: demandez le programme

Posté par Nedjma le 26.05.09 à 08:27 | tags : festival d'avignon, théâtre
Nous évoquions voilà quelques semaines les grandes lignes du programme 2009 du festival d'Avignon, telles que les avaient dévoilées les deux directeurs, Vincent Baudriller et Hortense Archambault. Cette fois, ça y est: le programme officiel est paru -disponible dans toutes les bonnes crèmeries, et plus largement sur le site web du festival. Wajdi Mouawad artiste associé, Amos Gitai ordonnateur du spectacle d'ouverture, Emmanuelle Devos qui rejoint la distribution de "Angelo tyran de padoue", première mise en scène de Christophe Honoré pour le théâtre, avec une édition en large part placée sous le signe des relations entre théâtre et cinéma. Et puis la Cour d'honneur enfin livrée à Warlikovski -on attend ça de pied ferme... On en oublie forcément. On y reviendra, quotidiennement, bien sûr, dès le 7 juillet, sur le pont...
63e Festival d'Avignon, du 7 au 29 juillet 2009.



L'édition théâtrale en question

Posté par Nedjma le 22.05.09 à 19:02 | tags : théâtre, édition, salon

Le théâtre ? C'est des mots. Et les mots, ce sont souvent des livres. Une fois de plus, le salon du théâtre et de l'édition théâtrale, qui marque l'ouverture de la Foire de Saint-Germain des Prés, permettra une découverte du paysage théâtral français et des enjeux de la création contemporaine. Les principales scènes de la région parisienne seront présentes, les éditeurs y dévoileront leurs collections, les auteurs de théâtre dialogueront avec le public, tout comme les metteurs en scène, les éditeurs et le week-end sera émaillé de débats, spectacles, lectures...Parmi les thèmes abordés : la critique théâtrale par ceux qui en font leur profession. Est-elle libre ? Peut-on tout dire et tout écrire dans les différents supports ? Le net changera t-il les choses ?

Enfin, les écoles de théâtre présenteront les axes forts de leur enseignement.

5e Salon du théâtre et de l'édition théâtrale jusqu'au 24 mai, place Saint-Germain des Prés, Paris 6e. Programme complet

 

 




Feydeau cul par dessus-tête chez Sivadier

Posté par Nedjma le 20.05.09 à 10:36 | tags : théâtre, odéon

On l'attendait de pied ferme, il débarque enfin ce soir, à l'Odéon. Après sa création au Théâtre national de Bretagne, "Le-Feydeau-de-Sivadier" est à Paris. Dans un contexte où Feydeau a le vent en poupe, on ne peut qu'être impatients de découvrir ce que le metteur en scène du "Roi Lear", de "La mort de Danton" et de "La vie de Galilée" a fait de "La dame de chez Maxim", classique parmi les classiques où les catastrophes s'enchaînent à un rythme des plus improbables. 

Avec en tête d'une distribution démente, Nicolas Bouchaud, grand fidèle du metteur en scène, et Norah Krief. A suivre, donc...

"La dame de chez Maxim", Théâtre de l'Odéon, du 20 mai au 25 juin. 

Illus "La dame de chez Maxim" © Brigitte Enguérand

 


 




"La jungle des villes" à la Tempête

Posté par JdF le 19.05.09 à 08:43 | tags : théâtre

 

Troisième pièce de Bertolt Brecht, Dans la jungle des villes est sans doute celle qui échappe le plus à la compréhension : les raisons du « combat » de Schlink et de Garga sont obscures, y compris pour les protagonistes. À Chicago, en 1912, Schlink, riche négociant malais (un « jaune » comme ses ennemis l’appellent dans la pièce) vient provoquer Garga dans la bibliothèque de prêt où il travaille pour lui proposer beaucoup d’argent à condition qu’il change d’opinion à propos d’un livre. Il lui fait ensuite don de son commerce de bois que Garga s’empresse d’offrir à un salutiste à condition que ce dernier le laisse lui cracher au visage. Et c’est parti…

Ainsi Garga, l’idéaliste devenu cynique, a accepté le combat. Sa famille, notamment, Jane, sa fiancée et Marie, sa sœur, vont en faire les frais : pendant que Garga est en prison pour malversation, Sclink prostitue les deux femmes. Jane s’alcoolise tandis que Marie se désespère car, aussi bizarre que cela paraisse, elle aime Schlink. Garga, à sa libération, finira pour organiser un lynchage contre « le jaune ».

La première scène, celle de la bibliothèque de prêt, dans laquelle Schlink, avec ses sbires, vient provoquer Garga, évoque un univers Kafkaïen, un peu dans le style de celui que Orson Welles montre dans son adaptation du Procès. Cette première scène, dont le dispositif est séduisant (elle se passe non pas sur le plateau, mais derrière dans les coulisses, devant des spectateurs entassées comme il peuvent, c’est-à-dire les uns sur les autres) est assez emblématique du spectacle.

 

Clément Poirée tient le spectateur en haleine, sa scénographie est réussie et les acteur principaux, Philippe Morier-Genoud, Bruno Blairet et Laure Calamy, sont convaincants. Mais ces choix, jeu, agencement du plateau, musique, font finalement trop référence à des attendus : est abondamment évoqué ce Chicago des années 20 avec ses bars louches et ses hommes inquiétants qui peuplent les romans policiers dont Brecht aimait tant la lecture. Du coup, le tout laisse une impression de déjà-vu, là où une remise à plat aurait peut-être permis de faire surgir de cette pièce énigmatique, un autre jeu de signification.

"Dans la jungle des villes", de Bertolt Brecht, mise en scène de Clément Poirée, avec Philippe Morier-Genoud, Bruno Blairet, Catherine Salviat, Raphaël Almosni et Laure Calamy.

Jusqu'au 7 juin au théâtre de la Tempête (www).

Réserver des places ? c'est ici

Illus. Julien Blondin




Dans l'intimité du créateur Chéreau

Posté par Nedjma le 18.05.09 à 14:34 | tags : théâtre

« J’y arriverai un jour ». A la lecture de ce titre, on est amené à s’interroger : arriver à quoi ? Que peut vouloir Patrice Chéreau qu’il n’ait déjà réussi, magnifiquement ? Metteur en scène d’opéra et de théâtre –il vient de reprendre « Tristan und Isolde » à la Scala et a reçu voilà tout juste un an le prix Europe pour le théâtre-, réalisateur de films –sur le pont, en ce moment même avec le tandem Charlotte Gainsbourg-Romain Duris-, directeur de troupe d’exception, lecteur de talent, que souhaite-t-il, encore ? Mille choses, tant sa capacité d’exigence et de remise en question est grande et permanente. Plongée dans l’« Intimité » (l’un de ses films, singuliers et poignants) de Chéreau grâce à ce passionnant opus édité chez Actes Sud. Pas un bilan non, l’envie d’aller, encore, et toujours, plus loin. Il revient par le menu sur la rencontre avec l’artiste en avril 2008, à Thessalonique et retranscrit aussi les interventions de plusieurs de ses fidèles : Dominique Blanc et Eric Caravaca, Stéphane Lissner, Vincent Perez, Catherine Tasca, Bruno Todeschini...

Au fil des pages, l’intéressé revient notamment sur son rôle aux Amandiers de Nanterre, sa conception des différents arts qu’il pratique, l’importance des auteurs et des lectures, selon lui un retour aux sources du théâtre, et encore son amour des comédiens, dont il veut être « au plus près ».

On plonge aussi avec bonheur dans quelques photos d'un passé si loin si proche : « La dispute » en 1976, « Cosi fan tutte » en 2005, Chéreau et Pierre Boulez pendant les répétitions du « Ring » en 1976.

A lui le mot de la fin : « Si je regarde en arrière, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes, l’impression qui domine est de ne pas vouloir refaire ce que j’ai déjà fait. »

« J’y arriverai un jour », par Georges Banu et Clément Hervieu-Léger, collection « Le temps du théâtre », Actes Sud. 192 pages, 22 euros. Rencontre-signature samedi 23 mai, 17h30, les Cahiers de Colette, Paris.




BIAM 2009 - et ça continue !

Posté par Catherine le 17.05.09 à 23:27 | tags : marionnettes, cité internationale

La Biennale de la Marionnette, ça continue ! Cette année, et c'est tant mieux, le festival s'étire, s'étire. Ce soir, c'est une folle semaine de marionnettes en tout genre à Pantin qui s'achève.

Pour le plaisir des yeux, voici une photo de Malédiction, que Duda Paiva a présenté mercredi et jeudi à la salle Jacques Brel à Pantin. Une évocation bien à lui de l'histoire du magicien d'Oz, avec des marionnettes en mousse dont il a le secret et qui prolongent sont corps de façon magnifique. La trouvaille gigantesque de ce spectacle réside sans aucun doute dans les fameux souliers rouges de Dorothy, dont le talon a la particularité de se déployer dans les airs... Duda Paiva parvient avec quelques mousses, quelque couleurs et beaucoup de dextérité, à nous transporter dans un univers tout à fait étrange. Il y a deux ans, il commentait son rapport à marionnette et à la danse à l'occasion d'un discussion entre lui et Neville Tranter. Retrouvez l'entretien ici.

Suite du festival avec Salto Lamento, du Figuren Theater Tübingen, au théâtre des Bergeries demain, avec une farce cochonne mardi à Argenteuil (Mergorette de la Cie Garin Trousseboeuf) et fin le week-end prochain au Château de la Roche-Guyon avec un parcours autour du texte de Valère Novarina, La chair de l'homme (Cie Tsara / Aurelia Ivan). 

La 5ème Biennale Internationale des Arts de la Marionnette est présentée par le Théâtre de la Marionnette à Paris, en coproduction avec la ville de Pantin.




Politique et poétique à Théâtre en mai

Posté par Nedjma le 15.05.09 à 11:14 | tags : festival, théâtre, musique sur scène

"Pourquoi ce monde est-il si beau" s'interroge ironiquement le festival "Théâtre en mai" qui souffle cette année ses vingt bougies. François Chattot, directeur du Centre dramatique national de Dijon-Bourgogne qui organise l'événement, promet: "mélange des genres et mélange des gens, un beau précipité d'humain, une grande diversité de formes liées par l'envie commune d'explorer et partager des histoires d'aujourd'hui. En racontant notre monde, nous voulons le questionner et affirmer des engagements historiques et citoyens". Jusqu'au 24 mai, une quinzaine de lieux de toute la ville accueillent donc une foultitude de propositions. Spectacles et lectures, musiques et repas. Parmi eux, ne pas manquer "We are la France" de Benoît Lambert et Jean-Charles MAssera, truculente -et terrible- leçon d'économie politique à l'usage de nous, pauvres gens manipulés, et "Je suis en colère mais ça me fait rire", joyeux cabaret initié par François Chattot et Jean-Louis Hourdin.

Théâtre en mai, jusqu'au 23 mai, Centre dramatique national de Dijon-Bourgogne.




Planchon sans fleurs ni couronnes

Posté par Nedjma le 15.05.09 à 08:29

"Dites à ceux qui traînent par là que je suis parti discrètement, comme je le fais les soirs de "dernière", vers l'Impensable qui est Poème". Ainsi parlait Roger Planchon. Les obsèques du grand homme de théâtre qui est mort mardi soir d'une crise cardiaque auront lieu lundi 18 mai à 10 heures, au Cimetière du Père-Lachaise. Il désirait une cérémonie sans fleurs ni couronnes...

 




L'"Orphée et Eurydice" de Marie Chouinard : le mythe déconstruit

Posté par Magali le 13.05.09 à 16:54

Dans un Enfer d'une blancheur éclatante, des créatures hybrides défilent en ombres chinoises hiéroglyphiques, silhouettes hagardes à la bouche béante ou hommes au sexe dressé, perchés sur des platform shoes. Une orgie s'ensuit, où règne le mélange des identités sexuelles, cher à la chorégraphe québécoise Marie Chouinard. Qui est Orphée ? Qui est Eurydice ? Ni tout à fait le/la même, ni tout à fait un/e autre, tous et toutes en même temps.

Pourtant, malgré les nombreux décrochages narratifs qui perturbent la compréhension, c'est bien l'histoire d'Orphée et Eurydice qui nous est racontée là : celle d'un amour interrompu par la mort, dès lors qu'Orphée, trop humain, se retourne pour veiller à sa bien-aimée, Eurydice, la renvoyant irrévocablement aux Enfers. Un narrateur à la langue engourdie vient nous en rappeler la trame, tandis que le reste de la troupe mime l'action, sur un registre comique.

Sur la musique non pas de Glück, mais du compositeur canadien Louis Dufort, mêlant sons réels et électroniques, Marie Chouinard déconstruit le mythe pour mieux en révéler les sens multiples. D'Orphée, premier des poètes, elle fait un être chamanique qui communique avec la nature, invente la musique et fait naître le langage, littéralement extrait de la bouche des hommes, trou noir munchien symbolisant l'angoisse de l'incommunicable. Pour la chorégraphe sont aussi représentées là, métaphoriquement, les turbulences de l'acte créateur. « Avancer, avancer sans regarder en arrière est la condition essentielle pour créer », dit-elle. C'est aussi la condition du retour à la vie.


Orphée et Eurydice, chorégraphie de Marie Chouinard, interprété par la Compagnie Marie Chouinard, au Théâtre de la Ville, à Paris, jusqu'au 19 mai 2009.
www.theatredelaville.com

Réserver sur Fluctuat ici.




"Impatience" célèbre les jeunes compagnies à l'Odéon

Posté par Nedjma le 13.05.09 à 12:31 | tags : théâtre, odéon

 

Elles ont la jeunesse, elles ont la fougue, elles ont l'impatience... de leur âge? En tout cas, Impatience est le nom de ce festival dédié aux jeunes compagnies de théâtre. Pas un festival au rabais, pas des "petites formes", mises en espace, lectures ou maquettes, mais des spectacles, aboutis. Ce sont leurs premières, ou secondes créations et ils se voient offrir le plateau de l'Odéon, rien de moins, pour les présenter. Après "Toâ" de Guitry, mis en scène par Thomas Jolly, après "Macbeth (inquiétudes)", mariage de textes de Shakespeare, Heiner Müller et Isamael Kadaré ou "Henry VI" par la compagnie Machine Théâtre, trois autres spectacles à l'affiche.
"A petites pierres", une comédie qui prend comme point de départ la lapidation d'une femme au Nigéria. Le texte est signé Gustave Akakpo, la mise en scène Thomas Matalou. Des rires. Engagés. Les 13 et 14 mai, Ateliers Berthier. (Illus Eric Legrand)

 

"L'enfant meurtrier", par la Compagnie de la jeunesse aimable. Un parcours dans les maillons d'une chaîne tragique. Un conte sombre, avec notamment Nâzim Boudjenah, qu'on a pu voir chez Olivier Py. Les 14 et 15 mai, Ateliers Berthier.

"Ursule", par la Compagnie Du Zieu dans les bleus. Howard Barker encore, alors qu'un cycle tout entier vient de lui être consacré à l'Odéon même. Une fable moderne et médiévale où dix jeunes novices rejoignent leur destin sacrificiel. Les 15 et 16 mai, Odéon.

Festival Impatience, jusqu'au 16 mai à l'Odéon.




Roger Planchon est mort

Posté par Nedjma le 13.05.09 à 11:13 | tags : théâtre

Il y a quelques semaines encore, il était sur scène aux côtés de son épouse dans « Amédée, ou comment s’en débarasser », d’Eugène Ionesco, à Paris. Il y jouait, dansait, chantait. On vient d’apprendre la mort de Roger Planchon, à l’âge de 77 ans. Cet autodidacte qui passa son enfance en Ardèche fonda le Théâtre de la Comédie à Lyon, avant de diriger le Théâtre de la Cité, futur TNP de Villeurbanne, dès 1957. Il monta Brecht, William Shakespeare ou Marivaux et se disait « possédé par Antonin Artaud ».

En 1968, dans son TNP, les « Assises de Villeurbanne » réunissaient plusieurs directeurs de théâtre protestant contre la politique culturelle de l’Etat. C’était en 1968…

Planchon fut aussi réalisateur de films, et auteur de plusieurs livres.

Illus dr






Braunschweig à l’assaut de la Colline

Posté par Nedjma le 12.05.09 à 18:12 | tags : colline, théâtre

 

C’est parti pour la valse des présentations de saisons. Les uns après les autres, les théâtres publics –côté privé il faudra attendre l’automne prochain- dévoilent les temps forts de leur saison prochaine. Avant la Comédie-Française lundi, puis le Théâtre de la Ville, mardi, c’est le Théâtre de la colline qui a ouvert le bal.

Après sa dernière mise en scène, très applaudie, de « La Cerisaie », Alain Françon passe donc la main à Stéphane Braunschweig, qui avait lui-même cédé son fauteuil de directeur du TNS à Julie Brochen. OUF !

Dans son texte de présentation, le nouveau directeur affirme vouloir faire de la Colline « un théâtre pour le présent ». Il évoque son souhait de faire la part belle aux jeunes artistes et collectifs. Thème central de la programmation : « Rêves d’héroïsme et de radicalité ».

Ce qu’on verra à la Colline dès septembre prochain ? Deux mises en scène signées Braunschweig de textes d’ Ibsen, « Maison de poupée » et « Rosmersholm », « Les justes » de Albert Camus, mis en scène par Stanislas Nordey, « La pierre », de Marius Van Mayenburg, mis en scène par Bernard Sobel, ancien directeur de Gennevilliers. Mais aussi des artistes associés au site : Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma cette année. Un metteur en scène étranger invité, en l’occurrence l’Allemand Michael Thalheimer, quasi-inconnu en France.

 

Dans un entretien accordé au Monde daté d’aujourd’hui, Stéphane Braunschweig pointe également les difficultés budgétaires auxquelles la Colline risque d’être confrontée à cause de la suppression des mesures d’ajustement du ministère, et du plan de restriction budgétaire 2009-2011. « Il faudrait que le pouvoir actuel sache s’il a envie que ce type de programmation exite. S’il n’en a pas envie, je ne resterai pas. J’irai faire mes spectacles ailleurs en Europe, ou je travaillerai pour l’opéra. »

 

 





Rencontres chorégraphiques : le corps dans tous ses états

Posté par Nedjma le 11.05.09 à 14:13 | tags : danse, festival
La Seine Saint-Denis va danser, et de belle manière, dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juin.

Les origines du festival, qui a beaucoup évolué depuis ses débuts, remontent à 1969.  Jaque Chaurand, ancien danseur, crée un concours chorégraphique pour « la nouvelle danse ». « Les Ballets pour demain » naissent à Bagnolet. Entre 1976 et 1985, les plus grands noms de la danse sont passés par là : Dominique Bagouet, Jean-Claude Gallotta, Karine Saporta, Maguy Marin, Régine Chopinot, Catherine Diverrès, Bernardo Montet, Mark Tompkins, Mathilde Monnier, Angelin Preljocaj.
En 1988, le concours prend une nouvelle ampleur, sous la houlette de Lorrina Niclas, directrice du Centre international de Bagnolet pour œuvres chorégraphiques. En 1995, le Concours est rebaptisé « Rencontres chorégraphiques de Seine Saint-Denis » avant de devenir festival en 2002 et de rayonner dans divers lieux, sous l’impulsion d’Anita Mathieu.

« Dans ce monde qui globalise, uniformise, libéralise, les regards engagés Serge Ricci et Bernardo Montet, Thomas Lebrun et Christophe Fiat, Emmanuelle Vo-Dinh et Cindy Van Acker. De la MC 93 de Bobigny à la Chaufferie de Saint-Denis, du Nouveau Théâtre de Montreuil au Colombier de Bagnolet, l’art chorégraphique s’exprimera dans toute sa diversité foisonnante…. En marge des représentations, des parcours découvertes des artistes (Emmanuelle Vo-Dinh), des ateliers d’écriture.
Rencontres chorégraphiques, du 11 mai au 5 juin. 

Location 01 55 82 08 01.




Éloge du poil à la Bastille

Posté par JdF le 11.05.09 à 11:11 | tags : théâtre, bastille

 

Titre saugrenu pour un spectacle qui ne l'est pas moins.Jeanne Mordoj offre dans Éloge du poil un curieux mélange d’acrobaties, de ventriloquie et de fantaisie à tout crin. Comment décrire ce drôle d’objet ? La scène est toute petite, recouverte de bois, les spectateurs sont disposés en fer à cheval, selon un dispositif tri-frontal disent les doctes. Quant à l’éclairage, la musique, au jeu des couleurs primaires, tout cela évoque l’univers du cirque sans trop appuyer. Est-ce parce que la donzelle a été, comme l’indique le dossier, mise à la porte de l’école de Châlon après une rude année ? Toujours est-il qu’elle se démarque du cirque, (le nouveau comme l’ancien) et que son spectacle, mis en scène par Pierre Meunier (un drôle d’oiseau lui aussi) offre nombre de liens de parenté avec les dernières créations de cet hurluberlu...

 

Quant à l’ensemble, un peu inégal -mais c’est inévitable dans un spectacle patchwork comme celui-ci-, demeure néanmoins très attachant. Les numéros de Jeanne Mordoj semblent parfois sortis de l’esprit d’un petit Prince dont la lecture des surréalistes aurait troublé le cerveau. La patte de Pierre Meunier est repérable en particulier lors du concert final donné par le chœur des crânes…

Je n’en dis pas plus, allez-y voir vous-même au Théâtre de la Bastille (www) où Éloge du poil se joue jusqu’au 31 mai.


Réserver ? c'est ici

Illus © Marie Frécon




BIAM 2009 - un Faust proprement endiablé

Posté par Catherine le 09.05.09 à 08:00 | tags : marionnettes

Eh bien, voilà un Faust qui déménage ! ça commence avec de la musique techno à fond les niveaux, ça finit avec de la vodka pour tous, sur le plateau ! Entretemps, dans l'antre de Faust, c'est le grand déballage à une trouvaille à la demi-seconde. Amateurs de beats endiablés, de flammes, de sang (bleu), de fumée d'encens, de fumée de tabac brun, admirateurs de tout ce que le monde peut compter d'objets qui vivent leur vie (aspirine dans l'eau, ballon de baudruche lâché dans l'air, fil qui rougit sous l'effet de l'électricité...), et enfin, amateurs de langue russe, ce spectacle était pour vous !

Faust3  2360 words, par l'Akhe Theatre (Russie)
Vu dans le cadre de la BIAM 2009




BIAM 2009 - Une bien belle Mauvaise graine

Posté par Catherine le 08.05.09 à 08:00 | tags : marionnettes

Maman canard a un large bec, de gros yeux ronds, des palmes aux pieds et une couvée de petits cannetons qui dodelinent. C'est l'été. L'accordéon mugit. La vie est dure à la campagne. Le petit dernier sort de son oeuf, plus gros que les autres. Il est tout noir. Il sent mauvais. Vilain petit canard... Avec la compagnie A, la marionnette se rapproche du clown, dans une grande économie de mouvements et une poésie à fleur de peau. Cette mauvaise graine est un des joyaux de cette biennale de la marionnette.

 

Mauvaise graine, par la compagnie A
Au théâtre de la Cité Internationale, encore visible ce soir, vendredi 8 mai à 18h30
Dans le cadre de la Biennale de la Marionnette édition 2009




BIAM 2009 - hardie la flûte enchantée !

Posté par Catherine le 07.05.09 à 18:38 | tags : marionnettes

 


La marionnette n'a peur de rien et elle le prouve. Un opéra ? Mozart ? Pas de problème. Une bande de joyeux drilles allemands réinventent pour cette BIAM 2009 La flûte enchantée, avec une petite poignée de musiciens de chair et d'os, un tenor-à-tout-faire au chant, et ce sont les marionnettes qui font le reste. Papageno, Tamina, la Reine de la nuit, tous les personnages de cet opéra fantastique se retrouvent avec de drôles de têtes en papier mâché, peinturlurés, vêtus de quelques bouts de tissus et les voici qui évoluent sans complexe dans une forêt magique en décors peints. Les marionnettes sont manipulées à plat sur un castelet à l'horizontal et, grâce à un savant jeu de caméra, l'action est projetée en direct, effets cinématographiques compris. Une flûte enchantée hardie et très rigolote.

 

La flûte enchantée : un examen, d'après W.A. Mozart et E. Schikaneder
Thalias Kompagnons, ensemble Kontraste et Daniel Gloger
Dans le cadre de la BIAM 2009, au Théâtre de la Cité Internationale, les jeudi 7 mai à 14h30 et 21h00 et vendredi 8 mai à 16h00




La Commune d’Aubervilliers en goguette

Posté par Nedjma le 07.05.09 à 15:02 | tags : théâtre, marionnettes, festival
En mai, le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers fait ce qui lui plait… Pour la quatrième année, les « Rencontres ici et là » et sillonnent la ville. Sur la scène du Théâtre, mais aussi dans les quartiers, cours et jardins de la ville, dans les squares et sur les places, dans des restaurants aussi,  les spectacles sont en goguette. D’autres liens, d’autres lieux, d’autres façons de conquérir le public. Théâtre d’objet, théâtre de marionnettes, parcours-installation, danse/ vidéo et autres jonglerie musicale sont à l’affiche. Ezéquiel Garcia-Romeu, Vincent de Lanevère et Gilbert Peyre sont notamment invités.

Un atelier-spectacle d’écriture automatique sera aussi proposé du 9 au 12 juin.

L’an dernier, 2500 spectateurs avaient répondu présent à ces Rencontres pas tout à fait comme les autres. En mai, la Commune fait ce qui lui plait… Et ça plait aux habitants !

Rencontres ici et là, Théâtre de la Commune d’Aubervilliers et différents lieux, du 11 mai au 12 juin. 01 48 33 16 16.




Tartuffe prolonge aux Labos d'Aubervilliers

Posté par Nedjma le 06.05.09 à 16:33 | tags : théâtre

 

 

C’est une course de fond théâtrale qui se joue, en ce moment même et jusqu’au 31 décembre prochain, aux Laboratoires d’Aubervilliers. Avec son équipe, le metteur en scène Gwénaël Morin a mis en place le Théâtre Permanent , en proposant six pièces tout au long de l'année. Ateliers le matin, représentations le soir. Après Lorenzaccio, Tartuffe. Viendront ensuite Hamlet, Antigone et Woyzeck. Le pari est physiquement éprouvant pour certains comédiens qui ont quitté l’équipe.Le héros de Molière, lui, joue les prolongations jusqu’au 24 mai. Après lui, dès début juin, place à Bérénice.

L'entrée est toujours gratuite. Illus Julie Pagnier.

Théâtre permanent, Laboratoires d’Aubervilliers  Jusqu’au 31 décembre.




Sasha Waltz et ses petites scènes de la vie berlinoise

Posté par Céline le 06.05.09 à 12:02 | tags : théâtre de la ville, danse
Sasha Waltz est à l'affiche du Théâtre de la ville, où elle présente deux de ses pièces. La semaine dernière, on a pu redécouvrir Zweiland (1997) qui, comme l'indique son titre - Zweiland signifie "deux pays" - interroge l'état et l'avenir d'une Allemagne divisée. Des personnages hauts en couleur s'y croisent, dans la clameur et dans le chaos : les corps chez Sasha Waltz respirent la vie, et s'ils font une trêve, ce n'est jamais que pour repartir de plus belle. Vivants : il souffrent et se tapent dessus, pètent les plombs et crient au loup, valsant sur les airs vieillots de disques rayés. Les mouvements sont souvent nerveux, cocasses, traduisant tantôt le besoin de se laisser entraîner dans la danse, tantôt la volonté de rompre avec le réel.
 


Une gestuelle que l'on retrouve dans Allée des cosmonautes, pièce créée en 1996 dans la lignée du cycle Travelogue (1993-1995), dans laquelle les six membres d'une famille berlinoise se supportent et s'insupportent dans le (trop) petit appartement d'une cité populaire. Le cadre social de la pièce est posé par les images du vidéaste américain Eliot Caplan, projetées sur plusieurs postes de téléviseurs (qui renvoient eux-mêmes à un certain mode de vie) : immeubles se détachant sur un ciel incertain, intérieurs sobres ou désuets...

Dans un même immeuble, combien d'autres familles comme celle qui s'agite sur scène ? Il y a quelque chose de La Vie, mode d'emploi de Perec dans la présentation de ce quotidien disséqué au mouvement près, entre les moments de torpeur et ceux, plus nerveux, où tout le monde se cogne dessus. La pièce pourra également faire penser à Good bye Lenin !, pour la tension sociopolitique qui la traverse parfois, à Charlie Chaplin, pour les déambulations burlesques de ses personnages, à Pennac pour la tendresse que ces derniers vous inspirent. Au moment où la famille, après s'être autant démené sur un long medley composé de tubes populaires, airs traditionnels et ritournelles jouées à l'accordéon par le père, finit par faire silence à la fin de la pièce, on regrette de ne pouvoir assister, encore, au prochain sursaut, au prochain réveil, et de recevoir autre bouffée de vie insufflée par les danseurs de Sasha Waltz.
 

Sasha Waltz & Guests au Théâtre de la Ville
Zweiland, du 27 au 30 avril.
Allée des cosmonautes, du 5 au 9 mai.
Photos © Sebastian Bolesch



Des marionnettes singulières et plurielles à la BIAM

Posté par Nedjma le 05.05.09 à 16:18 | tags : festival, marionnettes, théâtre, cité internationale

 


 

La cinquième Biennale internationale des arts de la marionnette (BIAM, pour les intimes), s’est ouverte le 24 avril dernier, avec la création d’Ilka Scholbein, adaptée du "Petit Chaperon rouge" et le spectacle « 86 cm » qui, voilà quelques jours seulement remportait le Molière du meilleur spectacle jeune public. La marionnette est un art contemporain des plus riches et inventifs, et la BIAM en témoigne à chaque nouvelle édition.

Une fois de plus, les spectacles, pour petits et grands enfants se déploient dans un joyeux mélange des genres : théâtre d’objets, opéra, musique. Parmi les thèmes abordés, l’environnement et les différences de culture, le travail de mémoire ou l’apprentissage de la vie. Avant Pantin, Argenteuil, Noisy-le-sec, que le festival sillonnera tout au long du joli mois de mai, nouvel acte fort de cette édition 2009, dès demain, au Théâtre de la Cité internationale.

Là, deux expositions. D’abord celle du Turak Théâtre, « Les origines d’un monde, une île », qui raconte un érotisme bricolé à partir du tableau de Gustave Courbet, « L’origine du monde ». Réservé aux adultes… Et la présentation de maquettes de Cécile Léna. Au rayon spectacles, l’Akhe Theatre dévoile son théâtre d’ingénierie, dans « Faust3 2360 words » ; « La flûte enchantée » se raconte entre opéra, marionnettes et vidéo ; la Compagnie A s’inspire du « Vilain petit canard » d’Hans Christian Andersen pour un spectacle de clowns et marionnettes destiné aux plus de 10 ans : c’est « Mauvaise Graine ».

A Pantin, on verra « Cupidon propriétaire de l’immeuble situé sur l’enfer et le paradis » par la compagnie P.P. Dream (Illus Suzanne Brun dr).

Tout un programme…

BIAM à la Cité Internationale du 6 au 10 Mai. Au Théâtre au fil de l’eau, Pantin, les 16 et 17 mai.
En rayonnement, jusqu’au 24 mai. Programme détaillé




Le théâtre musical à la fête...

Posté par Nedjma le 04.05.09 à 11:28 | tags : théâtre, spectacle à paris, musique

75 artistes sur scène, deux heures de spectacles et chansons, une invitation à découvrir des spectacles peut-être culte, un jour, et redécouvrir ceux qui l'ont été, assurément: "Les Misérables", "Cabaret", "Un violon sur le toit", "Chicago". Parmi ceux là, quelques coups de coeur de Flu, de retour: "Le cabaret des hommes perdus" et "Madame Raymonde", avec, dans l'un et l'autre des spectacles, le truculent Denis d'Arcangelo.

La comédie musicale dans tous ses états, ça vous tente? C'est au Théâtre Comédia que ça se passe...

Une initiative qu'on doit à DIVA, réseau de création pour le théâtre musical. A la direction musicale de la soirée, Raphaël Sanchez, Stan Cramer, Thierry Boulanger, Patrick Laviosa et Samuel Sene.

"Grande fête du théâtre musical", Théâtre Comédia, Paris, lundi 11 mai, 20h. Renseignements www

Illus "Le cabaret des hommes perdus" (dr)






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