Archives > Mai 2009Rencontres chorégraphiques : arrêt à Montreuil
Les salles sont pleines à craquer au Nouveau Théâtre de Montreuil ces jours-ci : les rencontres chorégraphiques s'y arrêtent pour trois jours et le public - jeune dans sa grande majorité - est là, emballé et applaudissant à tout rompre. Un enthousiasme assez bluffant pour des propositions qui tendent toutes à leur façon vers l'abstraction, la lenteur et le mouvement a minima. Des pièces qu'il faut voir comme une expérience étrange qui nous arriverait, peut-être insignifiante, peut-être pas, et surtout, sans avoir peur de plonger allègrement dans une douce torpeur...
Le Vif du Sujet 2009, 27,28, 29 mai à 19h30, salle Maria Casarès, Montreuil Ad astra, création Emmanuelle Vo-Dinh, 27,28, 29 mai à 21h au Nouveau Théâtre de Montreuil Dans le cadre des rencontres chorégraphiques, jusqu'au 5 juin Illustration : Ad astra © Caroline Ablain
Vent nouveau sur les Hivernales Après trente ans de bons et loyaux services, Amélie Grand, fondatrice et directrice artistique des Hivernales prend le large. C’est elle qui avait initié, un beau matin de 1979 ce rendez-vous de la danse à Avignon, à une période de l’année plutôt morose. Les Hivernales ont fait les beaux jours de la danse, en hiver donc, puis en été. Trois décennies durant, spectacles, stages, rencontres, débats, expos ont réuni les grands noms de la danse contemporaine dans ce haut lieu du théâtre. Le 1er septembre prochain, Emmanuel Serafini succèdera à Amélie Grand à la tête de ce qui est aujourd’hui le Centre de Développement Chorégraphique Avignon Vaucluse Provence-Alpes-Côte d’azur. Agé de 43 ans, il a fondé en 1990 le groupe Prodanse, premier rassemblement de professionnels de la danse, puis a travaillé comme administrateur, producteur ou conseiller artistique auprès de nombreuses compagnies (Daniel Larrieu, Fattoumi-Lamoureux, Pascal Rambert…). Membre du conseil national du Syndeac en charge de la danse, il en a été ensuite le secrétaire national. Il est actuellement en charge du service Culture, éducation, jeunesse et sport à l’Assemblée des départements de France (ADF). Avant cela, encore un bel été en perspective aux Hivernales. Parallèlement au Festival d'Avignon, la structure fait son festival à elle, entièrement dansé. Du solo à des pièces pour huit danseurs, le Studio des Hivernales et le Théâtre de la danse accueilleront notamment Delgado Fuchs et son spectacle à l’improbable titre : « Manteau en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge » Ouf ! La pièce évoquera la vie, l’amour, la mort, et l’artiste se veut « radical sans être radicalement chiant ». Egalement à l’affiche, Rita Cioffi et sa compagnie Aurelia, les virtuoses percussionnistes corporels d’Onstap, et la compagnie La Liseuse de Georges Appaix. L'été des Hivernales d'Avignon, du 10 au 26 juillet. Avignon 2009: demandez le programme Nous évoquions voilà quelques semaines les grandes lignes du programme 2009 du festival d'Avignon, telles que les avaient dévoilées les deux directeurs, Vincent Baudriller et Hortense Archambault. Cette fois, ça y est: le programme officiel est paru -disponible dans toutes les bonnes crèmeries, et plus largement sur le site web du festival. Wajdi Mouawad artiste associé, Amos Gitai ordonnateur du spectacle d'ouverture, Emmanuelle Devos qui rejoint la distribution de "Angelo tyran de padoue", première mise en scène de Christophe Honoré pour le théâtre, avec une édition en large part placée sous le signe des relations entre théâtre et cinéma. Et puis la Cour d'honneur enfin livrée à Warlikovski -on attend ça de pied ferme... On en oublie forcément. On y reviendra, quotidiennement, bien sûr, dès le 7 juillet, sur le pont...63e Festival d'Avignon, du 7 au 29 juillet 2009. L'édition théâtrale en questionLe théâtre ? C'est des mots. Et les mots, ce sont souvent des livres. Une fois de plus, le salon du théâtre et de l'édition théâtrale, qui marque l'ouverture de la Foire de Saint-Germain des Prés, permettra une découverte du paysage théâtral français et des enjeux de la création contemporaine. Les principales scènes de la région parisienne seront présentes, les éditeurs y dévoileront leurs collections, les auteurs de théâtre dialogueront avec le public, tout comme les metteurs en scène, les éditeurs et le week-end sera émaillé de débats, spectacles, lectures...Parmi les thèmes abordés : la critique théâtrale par ceux qui en font leur profession. Est-elle libre ? Peut-on tout dire et tout écrire dans les différents supports ? Le net changera t-il les choses ? Enfin, les écoles de théâtre présenteront les axes forts de leur enseignement. 5e Salon du théâtre et de l'édition théâtrale jusqu'au 24 mai, place Saint-Germain des Prés, Paris 6e. Programme complet
Feydeau cul par dessus-tête chez SivadierOn l'attendait de pied ferme, il débarque enfin ce soir, à l'Odéon. Après sa création au Théâtre national de Bretagne, "Le-Feydeau-de-Sivadier" est à Paris. Dans un contexte où Feydeau a le vent en poupe, on ne peut qu'être impatients de découvrir ce que le metteur en scène du "Roi Lear", de "La mort de Danton" et de "La vie de Galilée" a fait de "La dame de chez Maxim", classique parmi les classiques où les catastrophes s'enchaînent à un rythme des plus improbables. Avec en tête d'une distribution démente, Nicolas Bouchaud, grand fidèle du metteur en scène, et Norah Krief. A suivre, donc... "La dame de chez Maxim", Théâtre de l'Odéon, du 20 mai au 25 juin. Illus "La dame de chez Maxim" © Brigitte Enguérand
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"La jungle des villes" à la Tempête
![]() Ainsi Garga, l’idéaliste devenu cynique, a accepté le combat. Sa famille, notamment, Jane, sa fiancée et Marie, sa sœur, vont en faire les frais : pendant que Garga est en prison pour malversation, Sclink prostitue les deux femmes. Jane s’alcoolise tandis que Marie se désespère car, aussi bizarre que cela paraisse, elle aime Schlink. Garga, à sa libération, finira pour organiser un lynchage contre « le jaune ». La première scène, celle de la bibliothèque de prêt, dans laquelle Schlink, avec ses sbires, vient provoquer Garga, évoque un univers Kafkaïen, un peu dans le style de celui que Orson Welles montre dans son adaptation du Procès. Cette première scène, dont le dispositif est séduisant (elle se passe non pas sur le plateau, mais derrière dans les coulisses, devant des spectateurs entassées comme il peuvent, c’est-à-dire les uns sur les autres) est assez emblématique du spectacle.
Clément Poirée tient le spectateur en haleine, sa scénographie est réussie et les acteur principaux, Philippe Morier-Genoud, Bruno Blairet et Laure Calamy, sont convaincants. Mais ces choix, jeu, agencement du plateau, musique, font finalement trop référence à des attendus : est abondamment évoqué ce Chicago des années 20 avec ses bars louches et ses hommes inquiétants qui peuplent les romans policiers dont Brecht aimait tant la lecture. Du coup, le tout laisse une impression de déjà-vu, là où une remise à plat aurait peut-être permis de faire surgir de cette pièce énigmatique, un autre jeu de signification. "Dans la jungle des villes", de Bertolt Brecht, mise en scène de Clément Poirée, avec Philippe Morier-Genoud, Bruno Blairet, Catherine Salviat, Raphaël Almosni et Laure Calamy. Jusqu'au 7 juin au théâtre de la Tempête (www). Réserver des places ? c'est ici Illus. Julien Blondin Dans l'intimité du créateur Chéreau
Au fil des pages, l’intéressé revient notamment sur son rôle aux Amandiers de Nanterre, sa conception des différents arts qu’il pratique, l’importance des auteurs et des lectures, selon lui un retour aux sources du théâtre, et encore son amour des comédiens, dont il veut être « au plus près ». On plonge aussi avec bonheur dans quelques photos d'un passé si loin si proche : « La dispute » en 1976, « Cosi fan tutte » en 2005, Chéreau et Pierre Boulez pendant les répétitions du « Ring » en 1976. A lui le mot de la fin : « Si je regarde en arrière, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes, l’impression qui domine est de ne pas vouloir refaire ce que j’ai déjà fait. » « J’y arriverai un jour », par Georges Banu et Clément Hervieu-Léger, collection « Le temps du théâtre », Actes Sud. 192 pages, 22 euros. Rencontre-signature samedi 23 mai, 17h30, les Cahiers de Colette, Paris. BIAM 2009 - et ça continue !
Pour le plaisir des yeux, voici une photo de Malédiction, que Duda Paiva a présenté mercredi et jeudi à la salle Jacques Brel à Pantin. Une évocation bien à lui de l'histoire du magicien d'Oz, avec des marionnettes en mousse dont il a le secret et qui prolongent sont corps de façon magnifique. La trouvaille gigantesque de ce spectacle réside sans aucun doute dans les fameux souliers rouges de Dorothy, dont le talon a la particularité de se déployer dans les airs... Duda Paiva parvient avec quelques mousses, quelque couleurs et beaucoup de dextérité, à nous transporter dans un univers tout à fait étrange. Il y a deux ans, il commentait son rapport à marionnette et à la danse à l'occasion d'un discussion entre lui et Neville Tranter. Retrouvez l'entretien ici. Suite du festival avec Salto Lamento, du Figuren Theater Tübingen, au théâtre des Bergeries demain, avec une farce cochonne mardi à Argenteuil (Mergorette de la Cie Garin Trousseboeuf) et fin le week-end prochain au Château de la Roche-Guyon avec un parcours autour du texte de Valère Novarina, La chair de l'homme (Cie Tsara / Aurelia Ivan). La 5ème Biennale Internationale des Arts de la Marionnette est présentée par le Théâtre de la Marionnette à Paris, en coproduction avec la ville de Pantin. Politique et poétique à Théâtre en mai
Théâtre en mai, jusqu'au 23 mai, Centre dramatique national de Dijon-Bourgogne. Planchon sans fleurs ni couronnesPosté par Nedjma le 15.05.09 à 08:29
"Dites à ceux qui traînent par là que je suis parti discrètement, comme je le fais les soirs de "dernière", vers l'Impensable qui est Poème". Ainsi parlait Roger Planchon. Les obsèques du grand homme de théâtre qui est mort mardi soir d'une crise cardiaque auront lieu lundi 18 mai à 10 heures, au Cimetière du Père-Lachaise. Il désirait une cérémonie sans fleurs ni couronnes...
L'"Orphée et Eurydice" de Marie Chouinard : le mythe déconstruitPosté par Magali le 13.05.09 à 16:54
Réserver sur Fluctuat ici. "Impatience" célèbre les jeunes compagnies à l'Odéon
![]() "A petites pierres", une comédie qui prend comme point de départ la lapidation d'une femme au Nigéria. Le texte est signé Gustave Akakpo, la mise en scène Thomas Matalou. Des rires. Engagés. Les 13 et 14 mai, Ateliers Berthier. (Illus Eric Legrand)
"L'enfant meurtrier", par la Compagnie de la jeunesse aimable. Un parcours dans les maillons d'une chaîne tragique. Un conte sombre, avec notamment Nâzim Boudjenah, qu'on a pu voir chez Olivier Py. Les 14 et 15 mai, Ateliers Berthier. "Ursule", par la Compagnie Du Zieu dans les bleus. Howard Barker encore, alors qu'un cycle tout entier vient de lui être consacré à l'Odéon même. Une fable moderne et médiévale où dix jeunes novices rejoignent leur destin sacrificiel. Les 15 et 16 mai, Odéon. Festival Impatience, jusqu'au 16 mai à l'Odéon. Roger Planchon est mort
En 1968, dans son TNP, les « Assises de Villeurbanne » réunissaient plusieurs directeurs de théâtre protestant contre la politique culturelle de l’Etat. C’était en 1968… Planchon fut aussi réalisateur de films, et auteur de plusieurs livres. Illus dr Braunschweig à l’assaut de la Colline
C’est parti pour la valse des présentations de saisons. Les uns après les autres, les théâtres publics –côté privé il faudra attendre l’automne prochain- dévoilent les temps forts de leur saison prochaine. Avant la Comédie-Française lundi, puis le Théâtre de la Ville, mardi, c’est le Théâtre de la colline qui a ouvert le bal. Après sa dernière mise en scène, très applaudie, de « La Cerisaie », Alain Françon passe donc la main à Stéphane Braunschweig, qui avait lui-même cédé son fauteuil de directeur du TNS à Julie Brochen. OUF ! Dans son texte de présentation, le nouveau directeur affirme vouloir faire de la Colline « un théâtre pour le présent ». Il évoque son souhait de faire la part belle aux jeunes artistes et collectifs. Thème central de la programmation : « Rêves d’héroïsme et de radicalité ». Ce qu’on verra à la Colline dès septembre prochain ? Deux mises en scène signées Braunschweig de textes d’ Ibsen, « Maison de poupée » et « Rosmersholm », « Les justes » de Albert Camus, mis en scène par Stanislas Nordey, « La pierre », de Marius Van Mayenburg, mis en scène par Bernard Sobel, ancien directeur de Gennevilliers. Mais aussi des artistes associés au site : Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma cette année. Un metteur en scène étranger invité, en l’occurrence l’Allemand Michael Thalheimer, quasi-inconnu en France.
Dans un entretien accordé au Monde daté d’aujourd’hui, Stéphane Braunschweig pointe également les difficultés budgétaires auxquelles la Colline risque d’être confrontée à cause de la suppression des mesures d’ajustement du ministère, et du plan de restriction budgétaire 2009-2011. « Il faudrait que le pouvoir actuel sache s’il a envie que ce type de programmation exite. S’il n’en a pas envie, je ne resterai pas. J’irai faire mes spectacles ailleurs en Europe, ou je travaillerai pour l’opéra. »
Rencontres chorégraphiques : le corps dans tous ses états La Seine Saint-Denis va danser, et de belle manière, dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juin. Les origines du festival, qui a beaucoup évolué depuis ses débuts, remontent à 1969. Jaque Chaurand, ancien danseur, crée un concours chorégraphique pour « la nouvelle danse ». « Les Ballets pour demain » naissent à Bagnolet. Entre 1976 et 1985, les plus grands noms de la danse sont passés par là : Dominique Bagouet, Jean-Claude Gallotta, Karine Saporta, Maguy Marin, Régine Chopinot, Catherine Diverrès, Bernardo Montet, Mark Tompkins, Mathilde Monnier, Angelin Preljocaj. « Dans ce monde qui globalise, uniformise, libéralise, les regards engagés Serge Ricci et Bernardo Montet, Thomas Lebrun et Christophe Fiat, Emmanuelle Vo-Dinh et Cindy Van Acker. De la MC 93 de Bobigny à la Chaufferie de Saint-Denis, du Nouveau Théâtre de Montreuil au Colombier de Bagnolet, l’art chorégraphique s’exprimera dans toute sa diversité foisonnante…. En marge des représentations, des parcours découvertes des artistes (Emmanuelle Vo-Dinh), des ateliers d’écriture. Location 01 55 82 08 01. Éloge du poil à la Bastille
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Quant à l’ensemble, un peu inégal -mais c’est inévitable dans un spectacle patchwork comme celui-ci-, demeure néanmoins très attachant. Les numéros de Jeanne Mordoj semblent parfois sortis de l’esprit d’un petit Prince dont la lecture des surréalistes aurait troublé le cerveau. La patte de Pierre Meunier est repérable en particulier lors du concert final donné par le chœur des crânes… Je n’en dis pas plus, allez-y voir vous-même au Théâtre de la Bastille (www) où Éloge du poil se joue jusqu’au 31 mai.
Illus © Marie Frécon BIAM 2009 - un Faust proprement endiabléPosté par Catherine le 09.05.09 à 08:00 | tags : marionnettes
Faust3 2360 words, par l'Akhe Theatre (Russie) BIAM 2009 - Une bien belle Mauvaise grainePosté par Catherine le 08.05.09 à 08:00 | tags : marionnettes
Mauvaise graine, par la compagnie A BIAM 2009 - hardie la flûte enchantée !Posté par Catherine le 07.05.09 à 18:38 | tags : marionnettes
![]() La marionnette n'a peur de rien et elle le prouve. Un opéra ? Mozart ? Pas de problème. Une bande de joyeux drilles allemands réinventent pour cette BIAM 2009 La flûte enchantée, avec une petite poignée de musiciens de chair et d'os, un tenor-à-tout-faire au chant, et ce sont les marionnettes qui font le reste. Papageno, Tamina, la Reine de la nuit, tous les personnages de cet opéra fantastique se retrouvent avec de drôles de têtes en papier mâché, peinturlurés, vêtus de quelques bouts de tissus et les voici qui évoluent sans complexe dans une forêt magique en décors peints. Les marionnettes sont manipulées à plat sur un castelet à l'horizontal et, grâce à un savant jeu de caméra, l'action est projetée en direct, effets cinématographiques compris. Une flûte enchantée hardie et très rigolote.
La flûte enchantée : un examen, d'après W.A. Mozart et E. Schikaneder La Commune d’Aubervilliers en goguette En mai, le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers fait ce qui lui plait… Pour la quatrième année, les « Rencontres ici et là » et sillonnent la ville. Sur la scène du Théâtre, mais aussi dans les quartiers, cours et jardins de la ville, dans les squares et sur les places, dans des restaurants aussi, les spectacles sont en goguette. D’autres liens, d’autres lieux, d’autres façons de conquérir le public. Théâtre d’objet, théâtre de marionnettes, parcours-installation, danse/ vidéo et autres jonglerie musicale sont à l’affiche. Ezéquiel Garcia-Romeu, Vincent de Lanevère et Gilbert Peyre sont notamment invités. Un atelier-spectacle d’écriture automatique sera aussi proposé du 9 au 12 juin. L’an dernier, 2500 spectateurs avaient répondu présent à ces Rencontres pas tout à fait comme les autres. En mai, la Commune fait ce qui lui plait… Et ça plait aux habitants ! Rencontres ici et là, Théâtre de la Commune d’Aubervilliers et différents lieux, du 11 mai au 12 juin. 01 48 33 16 16. Tartuffe prolonge aux Labos d'Aubervilliers
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C’est une course de fond théâtrale qui se joue, en ce moment même et jusqu’au 31 décembre prochain, aux Laboratoires d’Aubervilliers. Avec son équipe, le metteur en scène Gwénaël Morin a mis en place le Théâtre Permanent , en proposant six pièces tout au long de l'année. Ateliers le matin, représentations le soir. Après Lorenzaccio, Tartuffe. Viendront ensuite Hamlet, Antigone et Woyzeck. Le pari est physiquement éprouvant pour certains comédiens qui ont quitté l’équipe.Le héros de Molière, lui, joue les prolongations jusqu’au 24 mai. Après lui, dès début juin, place à Bérénice. L'entrée est toujours gratuite. Illus Julie Pagnier. Sasha Waltz et ses petites scènes de la vie berlinoiseSasha Waltz est à l'affiche du Théâtre de la ville, où elle présente deux de ses pièces. La semaine dernière, on a pu redécouvrir Zweiland (1997) qui, comme l'indique son titre - Zweiland signifie "deux pays" - interroge l'état et l'avenir d'une Allemagne divisée. Des personnages hauts en couleur s'y croisent, dans la clameur et dans le chaos : les corps chez Sasha Waltz respirent la vie, et s'ils font une trêve, ce n'est jamais que pour repartir de plus belle. Vivants : il souffrent et se tapent dessus, pètent les plombs et crient au loup, valsant sur les airs vieillots de disques rayés. Les mouvements sont souvent nerveux, cocasses, traduisant tantôt le besoin de se laisser entraîner dans la danse, tantôt la volonté de rompre avec le réel. ![]() Une gestuelle que l'on retrouve dans Allée des cosmonautes, pièce créée en 1996 dans la lignée du cycle Travelogue (1993-1995), dans laquelle les six membres d'une famille berlinoise se supportent et s'insupportent dans le (trop) petit appartement d'une cité populaire. Le cadre social de la pièce est posé par les images du vidéaste américain Eliot Caplan, projetées sur plusieurs postes de téléviseurs (qui renvoient eux-mêmes à un certain mode de vie) : immeubles se détachant sur un ciel incertain, intérieurs sobres ou désuets... Dans un même immeuble, combien d'autres familles comme celle qui s'agite sur scène ? Il y a quelque chose de La Vie, mode d'emploi de Perec dans la présentation de ce quotidien disséqué au mouvement près, entre les moments de torpeur et ceux, plus nerveux, où tout le monde se cogne dessus. La pièce pourra également faire penser à Good bye Lenin !, pour la tension sociopolitique qui la traverse parfois, à Charlie Chaplin, pour les déambulations burlesques de ses personnages, à Pennac pour la tendresse que ces derniers vous inspirent. Au moment où la famille, après s'être autant démené sur un long medley composé de tubes populaires, airs traditionnels et ritournelles jouées à l'accordéon par le père, finit par faire silence à la fin de la pièce, on regrette de ne pouvoir assister, encore, au prochain sursaut, au prochain réveil, et de recevoir autre bouffée de vie insufflée par les danseurs de Sasha Waltz. ![]() Sasha Waltz & Guests au Théâtre de la Ville Zweiland, du 27 au 30 avril. Allée des cosmonautes, du 5 au 9 mai. Photos © Sebastian Bolesch Des marionnettes singulières et plurielles à la BIAM
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La cinquième Biennale internationale des arts de la marionnette (BIAM, pour les intimes), s’est ouverte le 24 avril dernier, avec la création d’Ilka Scholbein, adaptée du "Petit Chaperon rouge" et le spectacle « 86 cm » qui, voilà quelques jours seulement remportait le Molière du meilleur spectacle jeune public. La marionnette est un art contemporain des plus riches et inventifs, et la BIAM en témoigne à chaque nouvelle édition. Une fois de plus, les spectacles, pour petits et grands enfants se déploient dans un joyeux mélange des genres : théâtre d’objets, opéra, musique. Parmi les thèmes abordés, l’environnement et les différences de culture, le travail de mémoire ou l’apprentissage de la vie. Avant Pantin, Argenteuil, Noisy-le-sec, que le festival sillonnera tout au long du joli mois de mai, nouvel acte fort de cette édition 2009, dès demain, au Théâtre de la Cité internationale. Là, deux expositions. D’abord celle du Turak Théâtre, « Les origines d’un monde, une île », qui raconte un érotisme bricolé à partir du tableau de Gustave Courbet, « L’origine du monde ». Réservé aux adultes… Et la présentation de maquettes de Cécile Léna. Au rayon spectacles, l’Akhe Theatre dévoile son théâtre d’ingénierie, dans « Faust3 2360 words » ; « La flûte enchantée » se raconte entre opéra, marionnettes et vidéo ; la Compagnie A s’inspire du « Vilain petit canard » d’Hans Christian Andersen pour un spectacle de clowns et marionnettes destiné aux plus de 10 ans : c’est « Mauvaise Graine ». A Pantin, on verra « Cupidon propriétaire de l’immeuble situé sur l’enfer et le paradis » par la compagnie P.P. Dream (Illus Suzanne Brun dr). Tout un programme… BIAM à la Cité Internationale du 6 au 10 Mai. Au Théâtre au fil de l’eau, Pantin, les 16 et 17 mai. Le théâtre musical à la fête...
La comédie musicale dans tous ses états, ça vous tente? C'est au Théâtre Comédia que ça se passe... Une initiative qu'on doit à DIVA, réseau de création pour le théâtre musical. A la direction musicale de la soirée, Raphaël Sanchez, Stan Cramer, Thierry Boulanger, Patrick Laviosa et Samuel Sene. "Grande fête du théâtre musical", Théâtre Comédia, Paris, lundi 11 mai, 20h. Renseignements www Illus "Le cabaret des hommes perdus" (dr) |
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