Archives > Septembre 2009Tant d’images à la ferme du Buisson
A voir notamment lors du festival 2009, « Moscow » (illus). Le collectif Berlin poursuit son grand œuvre sur les villes du monde et s’attache à la capitale russe après Jérusalem et Bonanza (spectacles présentés ici même, lors de l’édition 2008 de Temps d’images). Dans « Les belles endormies », Kris Defoort et Guy Cassiers, l’un des artistes qui avaient fait sensation lors du festival d’Avignon 2008, adaptent un roman du Japonais Yasunari Kawabata, sous forme d’opéra vidéo. Création estampillée Temps d’images 2009, « L’ultima volta che vidio moi padre » déroule son fil entre dessin animé et musique. François Verret et Sylvie Blum explorent des sentiments mêlés dans « Mixed feelings », installation d’un homme et d’une femme « dos à deux ». On assistera encore à une « Nuit curieuse », parcours de découvertes ludiques et rencontres singulières (le samedi 10 octobre, soit une semaine tout rond après la Nuit blanche parisienne…), à des projections de films, des installations au Centre d’art… Temps d’images 2009, du 2 au 11 octobre, Ferme du Buisson, Marne la Vallée. Lire aussi notre dossier sur le festival Temps d’images 2007.
Flamenco à Nanterre
Questcequetudeviens ? d’Aurélien Bory pour Stéphanie Fuster. Danse, Stéphanie Fuster, Guitare, José Sanchez, chant, Alberto Garcia. jusqu’au 24 octobre au Théâtre de Nanterre-Amandiers (www). Illus. © Mario del Curto Jean-Luc Lagarce : un dernier tour et puis s'en va
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De Bourges cette semaine à Paris en novembre, de Quimper en janvier à Tourcoing en avril, trois spectacles vont tourner. A voir, et à revoir : « La cantatrice chauve », pièce culte de Ionesco, dans la mise en scène dépoussiérée de Lagarce même. Puis « Les règles du savoir-vivre dans la société moderne », mis en scène par François Berreur, qui fonda avec Lagarce la maison d'éditions Les Solitaires intempestifs. Enfin, et surtout, orchestré par le même Berreur, la magnifique « Ebauche d'un portrait », avec Laurent Poitrenaux dans le costume de Lagarce. Illus JJ Kraemer. En images : Decouflé réinvente la revue du Crazy HorseC'est sans doute devant une revue du Crazy Horse que les femmes peuvent le mieux comprendre les hommes - le processus qui les conduit à s'émouvoir devant une vertigineuse paire de jambes. Et plus encore quand elle est mise en scène par Decouflé, l'un des chorégraphes les plus populaires des deux dernières décennies.
Après avoir suivi la leçon Decouflé, les bombes du Crazy Horse présentent Désirs, dix nouveaux tableaux ultra-sensuels, mais aussi drôles, et toujours soucieux de correspondre à l'air du temps. Flu vous offre un petit effeuillage, avec 10 images du spectacle de Decouflé au Crazy Horse. Reprise de Sonia d'Alvis Hermanis au théâtre Sylvia Montfort
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Sonia, c'est un spectacle que nous avions vu au Festival d'Avignon de l'année passée. Quelle excellent initiative que celle du theâtre Sylvia Montfort que d'ouvrir sa saison avec le spectacle d'Alvis Hermanis ! Le théâtre, scène municipale du XVe arrondissement, à la programmation jusquà présent assez sage, pour ne point dire un peu fade, vient de changer de direction. Les deux nouveaux venus, Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel, issus des arts du cirque et acrobates de leur état, se lancent dans une programmation d'avant-garde. Avec Sonia, ce n'est pas seulement l'avant-garde qui est au rendez-vous, car le spectacle, avec son côté désuet, plonge ses racines dans la riche tradition théâtrale de l'Europe orientale. Sonia c'est un spectacle surprennant et qui touche, malgré (ou grâce à des procédés de décalages), la corde sensible. À lire, le billet de Catherine, rédigé sous la canicule avignonaise, ici À voir, Sonia, d'après le roman de Tatiana Tolstaya, mise de scène d'Alvis Hermanis, jusqu'au 8 octobre au Théâtre Sylvia Montfort (www) Illus. © Pierre Antoine Grisoni Village de cirque, la fête sous chapiteau
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Le coup d'envoi d'un mois de cirque, qui met à l'affiche le Cirque baroque et son "Cirque des gueux", librement inspiré de "L'opéra des gueux" de John Gay. Les désordres du monde en trois actes, vus par trois metteurs en scène et trois compositeurs. Un collectif de jeunes artistes issus du Centre national des arts du cirque, la Compagnie Galapiat présentera "Risque zéro". Enfin, les Nouveaux Nez mettent "Madame Françoise" sur scène, en direction du jeune public. En marge des spectacles, des week-ends kidnapping avec des petites formes ou spectacles insolites, des ateliers de pratique pour petits et grands et une programmation de films sous chapiteau. Illus Philippe Cibille Village de cirque, du 1er octobre au 1er novembre, Paris 12e, Pelouse de Reuilly, organisé par la Coopérative de rue et de cirque. Lire l'entretien avec Rémy Bovis, directeur de De rue de cirque, réalisé en octobre 2008. Le Bartabas nouveau va arriver
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Zingaro fêtera à cette occasion ses 25 ans d'existence, en créant son nouveau spectacle, pour la première fois, au Fort d'Aubervilliers, à domicile donc et en le présentant tout au long de la saison. "Nous avons fait plusieurs fois le tour du monde et maintenant c'est au monde de venir dans le 93" commente l'artiste... Avant de s'interroger: "Si les chevaux ont forgé ma personnalité, il m'intéresse de comprendre maintenant comment ils m'ont permis d'évoluer, de mûrir dans le temps et pourquoi ils continuent à me mener par le bout du nez". Darshan à partir du 4 décembre, Fort d'Aubervilliers. Conception, scénographie et mise en scène Bartabas. Festival de la Rhénanie du Nord-Westphalie à la MC93
Il y a les mega-productions à grosses affiches, et il y a les mini-festivals confidentiels... Le festival de Rhénanie du Nord - Westphalie à la MC93, fait partie de cette deuxième catégorie d'événement : tout petit tout petit, mais HYPER important ! On vous en parle d'abord parce qu'on en attend le meilleur, pour ne pas dire qu'on a vraiment hâte d'y être, et aussi pour que vous ayez encore le temps de chopper des places avant que toutes les dates n'affichent complet. La Rhénanie du Nord - Westphalie c'est un Land allemand. C'est-à-dire une sorte de région, mais en beaucoup plus autonome que nos régions de France à nous. Toujours est-il que les villes de Bonn, Cologne et Essen font partie de ce Land et qu'on y fait du très bon théâtre - comme partout ailleurs Allemagne, mais pour la seconde fois, la MC93 a décidé de mettre le focus sur ce petit coin d'Allemagne, parce que c'est comme ça, parce qu'on ne peut pas tout voir de ce qui se joue outre-Rhin depuis Bobigny, parce que le Standard Idéal c'est pas mal de compagnies allemandes mais pas que. Du 3 au 6 octobre, à la MC93, nous verrons donc La nuit des rois (Was ihr wollt), Ces merveilleuses dernières années (Die goldenen letzten Jahre) et La toison d'Or - l'invité, les argonautes, Médée (Das goldene Vlies - der Gastfreund, die Argonauten, Medea), spectacles en allemand surtitrés bien sûr, par de jeunes metteurs en scène aussi inconnus par chez nous que comptant parmi les plus intéressants par chez eux. Bref, il faut absolument y aller.
Festival de la Rhénanie du Nord - Westphalie, du 3 au 6 octobre 2009 à la MC93, Bobigny Mozart superstar !
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A moins d’être privé d’électricité, de ne pas mettre un pied dans le métro ou de revenir d’un voyage en Patagonie, vous n’avez pas pu passer à côté : cette fois, c’est Wolfgang Amadeus Mozart qui joue les superstars, dans un opéra rock, superproduction initiée par le tandem de producteurs Albert Cohen / Dove Attia (ex-juré de la Nouvelle Star, déjà aux manettes des « Dix commandements » et du « Roi Soleil »). Ce qui fait la singularité et l’intérêt de la chose, c’est que le réalisateur Olivier Dahan en signe la mise en scène, passant ici, pour la première fois, du cinéma aux planches. La musique sera distillée uniquement en live et mêlera compositions originales et oeuvres cultes du maître. Après Tom Hulce dans le film de Milos Forman, c’est l’Italien Mikelangelo Loconte –parfait inconnu, pour l'instant- qui endosse le costume d’Amadeus. A ses côtés, Claire Perot, qu'on avait déjà pu voir dans "Cabaret" aux Folies Bergères, et 150 autres personnes qui s’activeront, sur scènes et en coulisses pour faire tourner la machine et 400 costumes valseront d’un tableau à l’autre. Pour continuer dans les chiffres, le budget du spectacle plafonne à 7 millions d’euros. Une paille ! Il en faudra du monde pour rentabiliser tout ça. La production affirme que 150 000 billets ont déjà été vendus… Illus dr « Mozart, l’opéra rock » . Dès ce soir, jusqu’au 29 novembre, Palais des sports, Paris. Tournée en France à partir du 5 février. Bonnaffé, tout un poème
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Une histoire belge, ou plutôt ch'ti, puisque l'homme est de Douai. Mais dans "L'oral et hardi", il célèbre les textes de Jean-Pierre Verheggen, poète belge atypique s'il en est. L'auteur triture la langue, s'amuse avec. L'acteur procède à un montage de plusieurs textes et les délivre au fil d'une performance étonnante, exercice de style délirant qui mêle numéro forain, récital poétique, partie de campagne d'élu de proximité et logorrah-bouffe (sic). Voyez en ouverture, cet incroyable appel: "Avec moi, pour ne jamais entrer en poésie comme on entre en religion! Avec moi, Curetons de l'aporie et Petites Soeurs de Charité du patarafe! Avec moi, Stropiats de l'harmonie! Piets-bots de la grandiloquence! Simplets du brouillage..." On s'y perd un peu, on s'y retrouve parfois, surtout on rit souvent. La pièce a grandi, changé, de petits festivals en lieux de plein air en passant par la Maison de la poésie. Avant une tournée, autre escale parisienne au Théâtre de la Bastille où les spectateurs roulaient quasiment sous leurs fauteuils voilà quelques soirs... Illus Xavier Lambours. "L'oral et hardi". Textes de Jean-Pierre Verheggen. Mis en scène et joué par Jacques Bonnaffé, Théâtre de la Bastille jusqu'au 9 octobre. Besoin de contes de fées - Peau d'âne sur les planchesPosté par Catherine le 18.09.09 à 08:00 | tags : jeune public
Allez, en cette rentrée, il est bien normal que nous ayons une pensée plus empressée pour ce "jeune public" qui, après plusieurs longs mois de vacances (mais oui mais oui, ils verront quand ils seront grands !) doit à nouveau user ses culottes sur les bancs de l'école. Donc, après le conte inuit tout mignon que nous vous recommandions il n'y a pas deux jours, nous vous avons dégotté une version de Peau d'âne parfaitement magique - malgré l'absence brillante de Catherine Deneuve. La preuve par la vidéo : Peau d'Âne, mise en scène Clémentine Niewdanski A la Manufacture des Abbesses, du 13 septembre au 11 octobre 2009, le dimanche et le mercredi à 15 heures
Trois drôles de dames...
On l’a dit: Florence Foresti fait son retour sur scène avec « Motherfucker », dès le 29 septembre au Palace. Il y a ceux qui la trouvent pas assez méchante, et ceux qui la trouvent trop légère. Mais il y en a suffisamment qui se tordent de rire à l’écouter pour remplir –ou presque- le Palace pendant quelques temps. En plus de Foresti, d’autres drôles de dames font leur rentrée sur scène. Valérie Lemercier reprend ainsi le spectacle qui avait fait la réouverture du Palace au printemps dernier, mais cette fois à l’Olympia. Enfin, Michèle Laroque, coutumière du sujet –qu’elle avait déjà exploré sous toutes les coutures avec son complice Pierre Palmade- se penche sur le couple et ses affres dans « Mon brillantissime divorce » de Géraldine Aron, mis en scène par Dominique Deschamps. Son mari l’a plaquée. A moins qu’il ne l’ait libérée, un peu… Florence Foresti au Palace à partir du 29 septembre. Valérie Lemercier à l’Olympia du 23 septembre au 11 octobre. Michèle Laroque au Théâtre du Palais-Royal à partir du 22 septembre. Conte inuit à l'Atelier de la Bonne GrainePosté par Catherine le 16.09.09 à 08:00 | tags : jeune public
Decouflé au Crazy Horse, c'est fouuu !
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Le mythique cabaret poursuit sa mue, après avoir accueilli Dita Von Teese et Arielle Dombasle. Ça faisait des mois qu'on l'annonçait et la création de la nouvelle revue avait été plusieurs fois différée. Cette fois, ça y est, un coin de voile est levé sur « Désirs », nouveau show du Crazy Horse, orchestré par Philippe Decouflé et Ali Mahdavi. Au menu donc, des girls évidemment sublimes, lèvres rouge carmin, jambes et talons vertigineux, des lignes graphiques et lumières en majesté, des jeux de miroir, des effeuillages coquins, et une touche d'humour. Dix nouveaux tableaux composent la revue, avec pour certains une musique originale signée Fred Pallem, pour d'autres des reprises inspirées (notamment le « Toxic » de Britney Spears revu par Yaël Naïm). Pas de doute, ça va se bousculer dans l'écrin de velours rouge de l'avenue Georges V. On en reparle très vite, en images... Illus dr Podalydès: mais où est sa cassette?!
Au cinéma, où "Neuilly sa mère!" fait un tabac, dans le joli film de son frère, "Bancs publics", et bientôt dans "Le petit Nicolas", on n'a pas fini d'en entendre parler. Au théâtre aussi, où l'acteur met la touche finale à sa composition d'Harpagon, salle Richelieu de la Comédie-Française. Sous la direction de l'actrice Catherine Hiegel, il campe en effet ce vieux grigou d'avare, un monstre de farce. L'actrice revient à Molière pour la quatrième fois, après "Le Misanthrope", "Les femmes savantes", et "Georges Dandin".
A ses côtés Marie-Sophie Ferdane, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim. Cette pièce centrée sur l'argent devrait prendre une résonance toute particulière en cette période de (sortie de?) crise. On en reparle très vite... "L'avare", mis en scène par Catherine Hiegel, Comédie-Française, du 19 septembre au 21 février. Foresti, maternellement incorrecte
La mother fucker, c’est donc elle, Florence Foresti, maman d’une petite Toni de deux ans, qui décrit les affres de la maternité et toute l’hypocrisie qui peut parfois l’entourer. Le tout avec un humour débridé, bien évidemment.
Six ans après son premier spectacle, une autre drôle de dame succède donc à Valérie Lemercier sur la scène du Palace, avec ce nouveau tour de force comique, pour trois mois, avant une tournée au long cours. L’un des événements de la rentrée, assurément… Illus dr MotherFucker au Palace,à partir du 29 septembre. Les projets du Conseil de la création artistique
Nicolas Sarkozy avait annoncé sa création en janvier dernier , on connaissait sa composition en février. Et depuis, on ne savait pas bien ce que mitonnait le Conseil de la création artistique orchestré par Marin Karmitz. Réponse ce matin, lors d’une conférence de presse où le Conseil a dévoilé les grands axes de ses projets. Parmi eux, la création d’une colline des arts, vaste pôle culturel installé près de la Colline de Chaillot ; la mise en place, à l’horizon 2010, d’une quarantaine d’orchestres de jeunes âgés de 7 à 12 ans, et novices dans la pratique d’un instrument ; la formation d’une cinémathèque de l’étudiant. Une fête des jeunes artistes devrait encore, dès juillet 2010, mettre en avant le travail de créateurs de moins de 30 ans et sillonner huit villes françaises. Un projet défendu par Dominique Hervieu, membre du Conseil et co-directrice du Théâtre national de Chaillot. A ses côtés, parmi les douze membres de la structure, trois autres représentants du spectacle vivant : Jacques Blanc, directeur du Quartz, scène nationale de Brest, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l’Ouest parisien et du Théâtre Jean Vilar de Suresnes, enfin Jean Vinet, directeur du centre des arts du cirque de Basse Normandie… Illus Deux membres du Conseil, Dominique Hervieu et Olivier Meyer dr Jude Law à l’assaut de Broadway
On l’avait presque oublié, mais le beau Jude a fait ses débuts au théâtre et il montre dans cette pièce du grand Will, tragédie des tragédies, un charisme tout shakespearien. Les représentations se sont achevées en Angleterre le 22 août dernier, elles commenceront au Broadhurst Theatre de New York dans quelques jours. Inutile de dire que c’est déjà la ruée et qu’une fois de plus, les places seront chères. Interrogé sur la pression qu’il peut ressentir à l’approche d’un tel rôle, l’acteur explique : «A la question Est-ce que je peux vraiment m'imposer après tous ces acteurs talentueux ? La réponse est qu'il n'y a pas un Hamlet définitif, car on ne joue pas Hamlet, c'est Hamlet qui joue en vous. » Et en Jude, il joue drôlement bien… En images : les meilleurs spectacles de la rentréeAdieu grand air, couchers de soleil et coups de chaud. Hello grisaille, boulot, dodo. Mais la rentrée c'est aussi l'occasion de se réjouir, en se mitonnant un planning de spectacles aux petits oignons. Théâtre avec Jacques Bonnaffé et Marina Hands, danse avec Pina Bausch, opéra avec Bertold Brecht : découvrez nos coups de coeur de la rentrée avec le diaporama de la rentrée des scènes. Dix solos de haut vol au Trianon
Le solo, un exercice périlleux, difficile, exigeant, réjouissant pour le public quand il est bien orchestré. Epuré ou dense, il varie, selon les personnes et les humeurs, entre tour de piste rigolo et tout-à-l’ego. Il permet aussi de faire entendre la parole d’un auteur, en majesté. Pour la première fois, un festival s’y consacre tout entier. Les rencontres « Seul en scène », investissent le Trianon pour quatre jours, avec une affiche de choix. Dix artistes, dix auteurs, dix spectacles au menu. Des lectures, des one (man)shows, des partitions inclassables encore. A (re) voir notamment, « Non solum » créé par Sergi Lopez au Théâtre du Rond-Point voilà deux ans. Un objet singulier, entre la comédie existentielle et le récital a cappella. Sara Forestier replonge dans la troublante « Confession d’une jeune fille » de Marcel Proust, tandis que Jacques Higelin revient à ses premières amours avec le superbe texte d’Alessandro Baricco, « Novecento pianiste ». Richard Bohringer propose un éventail de ses propres textes et Denis Lavant livre "La grande vie" de Jean-Perre Martinet, mis en scène par Pierre Pradinas. Au chapitre humour, la poésie métaphysique de Gauthier Fourcade et les délires savamment orchestrés de Sophia Aram. Et bien riez maintenant ! Illus Richard Bohringer Bruce Pierson. Denis Lavant dr. Sergi Lopez © fdg castro. Rencontres « Seul en scène », Théâtre le Trianon, Paris du 10 au 13 septembre.
Lancement de saison à la Manufacture des Abbesses
C'est avec la pièce d'une toute jeune auteur, Juliette Speranza, 23 ans, que la saison s'ouvre à la Manufacture des Abbesses. Un titre assez peu percutant pour une pièce qui l'est beaucoup plus : les hommes ne veulent plus mourir raconte la dérive d'une mère qui s'enfonce dans le délire pour supporter son malheur. Un médecin l'accompagne dans sa chute inexorable. Une femme folle, un docteur : la pente était risquée. Mais voilà, il y a le texte de Juliette Speranza, jamais mièvre et assez bien ficelé. Et surtout, il y a l'interprétation exceptionnelle d'Hélène Darche. La comédienne réussit à incarner la maladie mentale dans tout ce qu'elle a de plus logique, de plus sympathique et même, de plus drôle ! Une belle performance d'actrice, un vrai moment de théâtre.
Les hommes ne veulent plus mourir de Juliette Speranza, mise en scène Hélène Darche, avec Hélène Darche et Christophe Allwright
4ème édition du Prix Rostand
Le prix Rostand, c'est une distinction qu'ont décidé de remettre quelques passionnés à un auteur dramatique, lauréat du concours qu'ils organisent chaque année sous l'égide de leur association ACT (Association Création Théâtre). Un prix, c'est bien joli, mais la vraie récompense tient surtout en la production et la mise en scène de sa pièce que l'auteur se voit offrir, et l'intégration du spectacle à la programmation du théâtre Montansier de Versailles. Une publication aux éditions de l'Amandier et une captation sur DVD viennent compléter le package. ACT ou le Père Noël des auteurs dramatiques... Le prix Rostand en est à sa quatrième édition. C'est Gérard Savoisien qui l'emporte cette année, avec Prosper et George, élucubration autour de la courte idylle que vécurent George Sand et Prosper Mérimée en 1833. Une oeuvre à découvrir les 25 et 26 septembre prochains au théâtre Montansier, à Versailles, dans une mise en scène de Thierry Lavat. Et que vive le théâtre ! Illus : Gérard Savoisien et Thierry Lavat Cyrano pour les nulsEt si nous révisions nos classiques ? Parmi les bonnes résolutions de la rentrée, noter dans un coin "rafraîchir mon Cyrano avec les Batteurs de Pavé". Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand - jadis au programme de cinquième - est une jolie pièce pleine de ces morceaux de bravoure que tout le monde connaît par coeur ("un roc, un pic, un cap ! Que dis-je, un cap ? C'est une péninsule !"), mais que d'aucuns peuvent parfois trouver un tout petit peu over the top au regard de notre argot habituel... Qu'à cela ne tienne. La Compagnie Les Batteurs de Pavé a traversé toute la Suisse pour venir nous présenter une version de la pièce qui conserve la verve et beaucoup des vers de l'auteur, mais en prenant suffisamment de libertés avec l'oeuvre pour que le quidam veuille bien s'y arrêter. Car c'est dans la rue que ces cinq jeunes passionnés suisses se mesurent aux alexandrins de Rostand ! Pari difficile mais pari réussi. Avec peu de moyens mais énormément d'énergie, les Batteurs de Pavé restituent l'essence de la pièce et l'essentiel du texte. En à peine une heure et demi de rires, de sourires et pour tout dire, de plaisir, vous aurez tout capté à Cyrano de Bergerac. Une sorte de "Cyrano pour les nuls" à ne pas manquer, d'autant que la tournée est conséquente et que, partout où ça passe, c'est gratuit ! Que les difficiles à convaincre regardent plutôt :
Macadam Cyrano, par la Companie les Batteurs de Pavé Prochaines dates en région parisienne, en septembre 2009: en octobre 2009: De jeunes compagnies sous la lumière
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Défendre le principe de la troupe théâtrale dans une société qui prône plus que jamais les aventures individuelles, voilà l’un des objectifs affichés par les organisateurs du festival Premiers Pas, le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine et Taf Théâtre. La septième édition de l’événement, se déploie actuellement sous chapiteau, comme toujours autour de six jeunes compagnies riches de promesses. Au menu des auteurs explorés, classiques (Marivaux ou Molière) et contemporains d’ici (Fabrice Melquiot) et d’ailleurs. Parmi les événements à signaler, l’accueil de deux troupes d’Afghanistan. Invitée à animer un stage à Kaboul en 2005, Ariane Mnouchkine, dont la venue a été suivie de la naissance du Théâtre Aftaab (ilus T.Gacon). Cinq comédiens se sont penchés sur l’histoire de leur pays et ont donné naissance à « Ce jour-là ». A voir du 7 au 13 septembre. Festival Premiers pas, jusqu'au 11 octobre, Cartoucherie de Vincennes. Rentrée repoussée pour la Criée marseillaise
Plusieurs spectacles à l’affiche de la saison 2009-2010 font les frais de ce retard. « Salle des fêtes », la dernière création du couple Deschamps-Makeïeff, initialement prévu en lever de rideau est reporté en avril. Plus regrettable, « Hamlet-Cabaret » mis en scène par Matthias Langhoff et « Autour de Rainald Goetz », spectacle inscrit au menu du festival des arts et écritures contemporaines ActOral.8 à Marseille, sont tout simplement annulés. La saison 2008-2009, « délocalisée » dans différents sites marseillais avait vu venir à elle 25 000 spectateurs –au lieu de 80 000 habituellement-…Site du |
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