Le meilleur et le pire à la MC 93...Surtout, n'allez pas voir Silures, à la MC 93, tel est le conseil que je peux donner une fois sortie de ce spectacle indescriptible d'ennui. La configuration scénique, avec ses grandes citernes d'eau scintillant sous le reflet des spots, est engageante et ne saurait laisser présager de cette morne pièce où l'on voit des personnages sans relief qui hurlent et gesticulent pour tenter de compenser leur absence totale d'intériorité. Le poème de Coleridge dont Jean-Yves Ruf s'est inspiré raconte l'histoire d'un vieux marin prisonnier d'un bateau immobile. L'auteur du spectacle a imaginé de la transposer dans un bar où, pour lui "se créent de nouveaux codes, de nouveaux rapports dus à l'immobilisation volontaire ou forcée, à la proximité, à la promiscuité, à l'impossibilité de s'en échapper". Peut-être, mais en l'occurrence, le spectateur est lui même dans l'impossibilité d'échapper à cette manifestation affligeante de prétention, puisque la sortie se trouve, à dessein, sans doute, à l'arrière de la scène. Et de prendre son mal en patience.
En revanche, toujours à la MC 93, Nicolas Bigards met en scène Nothing hurts, où dispositif video, et musique composée pour l'occasion par Abstrakt Keal Agram démultiplient les formes d'expression, tandis qu'Aurélia Petit et Sophie Rodrigues donnent chair à la pièce de Falk Richter. Elles sont formidables et si on voir mêler le "cool" au "tragique", c'est ce que dit le programme, il faut y aller. CommentairesAjouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum théâtre :
|