Pendant que les duettistes Perez et Boussiron dynamitent la salle Gémier de Chaillot, Philippe Genty et Mary Underwood ont pris leurs quartiers salle Jean Vilar. Une fois encore, la compagnie construit son spectacle sur la part de rêve et d’inconscient qui sommeille en chacun de nous. Pas de fil narratif donc, mais un thème : un homme tente de retrouver une femme qui s’est perdue. Mails, courriers, fil brouillé par les rêves et cauchemars d’enfants : comment établir le contact ? Danse, jeu, les images se suivent et ne se ressemblent pas. Des hommes chapeautés et costumés à la Magritte s’élancent dans des lumières bleutées, des poupées colossales tentent de s’approcher, un insecte animé frétillant emprisonne une femme (une scène superbe), une mer de plastique recrache des créatures dérisoires, de petites maisons englouties par le sol évoquent le deuil de l’enfance. Sur la partition de Torgue et Houppin, on se laisse porter par le spectacle comme on feuillette un grand livre d’images. Interprètes aériens, belles images, éclairages au cordeau, tout ça est très bien léché… Il manque pourtant quelque chose pour émouvoir vraiment votre serviteur. Le supplément d’âme ? La Fin des terres, jusqu’au 8 avril, salle Jean Vilar de Chaillot.
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J'avais pensé que je trouverais là un chorégraphe qui déploirait sur scène ce que le groupe Zur fait avec féérie en plein air (j'avais vu ZZZZ, 8e du nom au chateau de Marne la Vallée)...
C'est le troisième spectacle que je vois de Philippe Genty et je ne suis jamais déçue.
Pourquoi n'existe t-il aucun DVD de ses spectacles ?