Lisbeth est complètement pétée - completamente trabada
Sous ses faux airs de bluette tendance trash, la pièce d'Armando Llamas cache un certain ressort poétique que Régis Hebette a su exploiter à fond... en jouant la carte de la distanciation. Les personnages, coiffés de perruques caricaturales, récitent leur texte dans des poses totalement désincarnées tandis que le décor est suggéré, tel le jardin anglais où l'on se trouve, simplement dessiné au rouleau, avec de l'eau, sur le sol. La mise à distance est bénéfique quand les scènes deviennent un peu trop explicitement pornographiques, elle permet de suivre l'enchaînement souvent inattendu des idées et d'en apprécier autant la pertinence intellectuelle que le comique qui en résulte souvent. Et, ce qui est finalement le plus surprenant, cette distanciation totale n'empêche pas l'émotion de sourdre parfois. Etrange, inhabituel. Une expérience à tenter. Commentaires
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