Pari en passe d’être réussi pour Jean-Louis Heckel, fondateur et ex co-directeur du Nada Théâtre, aujourd’hui à la tête de La Nef, lieu d’atelier et de création dédié aux écritures nouvelles liées à l’objet.
Jusqu’à la fin de cette semaine, c’est
Don Quichotte qui a les honneurs de l’affiche. Une version minimale pour une dramaturgie foisonnante de possibles et d’échappées. Il est comme ça, Jean-Louis Heckel : homme d’idéaux, de grandes aventures, de générosité ; un vrai Don Quichotte ! Le propos du spectacle s’en ressent : tout, ils ont tout lu (ou presque) sur le sujet, pour au final, s’y perdre, et ne garder que quelques bribes d’images, nées des 26 chapitres de l’œuvre et de toutes les gloses assorties. Car, au fond, que nous dit-il, ce chevalier à la triste figure ? Quel combat nous pousse-t-il à mener ? De quels dangers nous alerte-t-il ?
C’est bien de cela qu’il est question, oubliés les moulins anecdotiques et les figures contradictoires de la femme sublimée. En reste un souffle, celui de ce projet de théâtre à nu, sans d’autre prétention que de creuser, encore et toujours, une œuvre, et d’en offrir la moelle, nourrissante et inspiratrice.
Jusqu’au 21 octobre à Pantin (
www).