Atterrés, deux abonnés sortent du théâtre, incapables de comprendre le « parti pris parodique » que la mise en scène de Dan Jemmett impose aux comédiens pris au piège de ces Précieuses ridicules, au risque de le devenir eux-mêmes. Rude, la critique ! Quelques minutes plus tôt, le public applaudissait pourtant à tout rompre. Mais qu’applaudissait-il ? Ses comédiens favoris, habitués à se glisser dans n’importe quel personnage d’un soir à l’autre, et de se plier à toutes les exigences des metteurs en scène ? L’esthétique 60’ qui devait rappeler à quelques têtes chenues de bons souvenirs ? Le rythme plus que soutenu qui fait tendre vers la mécanique de boulevard cette farce sans respiration ? Ou les gags, si courus sur les scènes anglo-saxonnes qu’ils en excluent parfois tout autre forme d’approche.
Les spectateurs du Vieux-Colombier applaudissent sans doute tout cela : le show, les paillettes, la performance d’acteur, tout ce qui réconcilie le « grand public » avec le théâtre. Reste les autres, comme sonnés par ce qu’ils viennent de voir, et qui ne cessent de répéter ; « Mais pourquoi ? Quel intérêt ? ». Illus © Brigitte Enguérand
Les Précieuses ridicules, mis en scène par Dan Jemmett
Jusqu’au 29 décembre, en alternance, au Vieux Colombier (www)
De ptite bouz, posté le 13.01.08 à 17:58 
Je ni compren rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrien