Quand le cirque flirte avec le music hallLe Cirque d’hiver se donne des allures de casino, cet hiver. Pas de lion ni de panthère, mais des girls (sans plumes) pour rythmer le spectacle, semé de numéros dans le ton.
Pour son dernier spectacle, Vertige, la famille Bouglione flirte avec les paillettes et les jongleurs, quelques animaux et l’éléphante Micky rappelant néanmoins que nous sommes sur la piste, et non au music hall. Monsieur Loyal, très stylé, égrène au fil du spectacle l’histoire du lieu, jeune cent cinquantenaire. Il est vrai que, les cirques en dur disparaissant de plus en plus dans l’Hexagone, ce rescapé n’en a que plus de mérite de poursuivre la tradition. Pourtant, le spectacle présenté, s’il alterne les morceaux de bravoure ou d’humour, fait plutôt penser aux revues où se glissent quelques « attractions ». Un coup de jeune, pour cet art ancestral polymorphe. Cochons et chèvres, numéro de tissu ou de danse aquatique, jongleur plus rapide que la musique et cyclistes chinoises retiennent toute l’attention. Mais le fil rouge du spectacle, ce Housh-ma-Housch ukrainien qui remporta une médaille de bronze au Festival Mondial du cirque de demain, est sans conteste le personnage le plus attachant. Rappelant Buster Keaton par ses mimiques et sa mutité, il embarque le public à qui, sans ciller, il fait jouer le beau rôle. Pas étonnant que Vertige joue les prolongations. Le spectacle devait s’arrêter fin janvier, mais la ferveur des spectateurs a poussé les organisateurs à tenir l’affiche jusqu’au 9 mars. Un joli moment à passer, en famille ; enfants, adolescents, parents et grands-parents : tous y trouveront leur plaisir. Commentaires
Pas encore de commentaire
Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum théâtre :
|