C'est un spectacle déconcertant, comme l'est souvent la danse contemporaine.
Dans 36, avenue Georges Mandel, Raimund Hoghe ne danse pas, c'est vrai. Mais sa présence, ainsi que l'environnement sonore et visuel dans lequel il plonge le spectateur suffit pour donner une grande intensité au moment qu'il nous fait traverser avec lui.
Lorsque le spectacle commence, quelques vêtements et objets sont disposés sur la scène. Un homme vient les entourer de peinture noire. Dans le fond, un masse recouverte d'une couverture qui se meut peu à peu. C'est Raimund Hoghe, dont la silouette petite, carrée, déformée par la scoliose se met débout et, au son des grands airs de Maria Callas, prend possession de l'espace et des objets qui le parsèment. Chaussures à talon et autres pièces d'habillement lui permettent de représenter un corps un peu hybride : le sien et un autre, celui fantasmée de la chanteuse.
36, avenue Georges Mandel de Raimund Hoghe, au théâtre de la Bastille (www), jusqu'au 14 mars. Réservez vos places avec Flu pour les prochains spectacles de Raimund Hoghe.
llustr©Rosa Frank
De claire, posté le 17.03.08 à 12:38
j'ai vu ce spectacle.
je l'ai trouvée très beau. cet homme a sur scène une belle présence et sais faire passer beucoup d'émotions.