Cela commence gentiment avec cette belle fille à la robe rouge qui raconte avec beaucoup d'humour son enfance au Liban dans les années 70. Noun a la chance d'avoir eu un père progressiste, un papa sympa et complice, avec qui elle pouvait échanger librement. A travers son histoire, Noun nous fait vivre la guerre. Les bombardements bien sûr, mais aussi et surtout, la perte de repères. Sexe, drogue et roulette russe. Elle règle aussi ses comptes avec ce père qui a eu le malheur de lui inculquer le virus de la liberté dans un pays où une telle vision de la vie conduit à l'internement ou à l'exil. Très proche dans le sujet et dans son traitement du Persepolis de Marjane Satrapi, le jour où Nina Simone a cessé de chanter est un spectacle poignant et finalement plutôt violent, porté avec force et courage par Darina Al Joundi, également auteur du texte.
Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, de Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi, mise en scène Alain Timar
A la Maison des Métallos du 28 au 30 avril, du 6 au 9 mai et du 13 au 17 mai 2008 à 20h30
Réservation 01 47 00 25 20