Faune(s) - le Grand N'importe QuoiPosté par Catherine le 16.07.08 à 11:14 | tags : festival d'avignon
Tout se passait un peu trop bien à ce festival. Des pièces du In superbes, passionnantes, ou au pire simplement intéressantes, des pièces du Off (soigneusement sélectionnées) sympathiques, fantastiques ou même encore absolument enthousiasmantes. Mais alors mais alors, où était-il, celui que nous avions l'habitude de retrouver chaque année ? Où était-il, ce compagnon plus ou moins tonitruant, mais toujours présent, du festival ? Où était-il, le Grand N'importe Quoi ? A vrai dire, nous avions une petite idée avant même d'aller le retrouver pour un soir. Le buzz fonctionne à l'endroit mais aussi à l'envers. C'est comme ça, avec le Grand N'importe Quoi : on le devine, on le pressent, mais on n'hésite pas à aller à ses devants, pour être sûr que, pour une fois, il n'abrite pas sous ses oripeaux une perle cachée, un joyau génial qu'on regretterait d'avoir manqué...
Je suis donc allée voir Faune(s). Tout d'abord, il y a ce titre, avec le "s" entre parenthèses rebattu et un peu ridicule. Puis il y a le cloître des Célestins, la lune brûlante en toile de fond, la douce brise, et ça, c'est plutôt bien. Ensuite, il y a... pas grand-chose. Une succession de moments. Un petit film d'abord. Noir et blanc. Peut-être le meilleur moment de la soirée: la caméra suit le regard concupiscent d'un homme replet sur de jeunes joueurs de tennis aux corps attirants de jeunesse. Traque furtive dans la ville. Conclusion plus amusante qu'érotique. On assiste ensuite à la reprise de l'Après-midi d'un Faune dans sa version originale telle que dansée et chorégraphiée en 1912 par Nijinski. Bien sûr, on ne voit que le corps rond d'Olivier Dubois, moulé dans un justaucorps couleur chaire, au motif feuilles mortes assorti à la toile peinte, réplique exacte de l'originale de Nijinski. Décor très kitsch pour ballet très kitsch avec corps curieux. Suivent deux autres solos interprétés par Olivier Dubois, proposés par deux artistes différents, Sophie Perez et Christophe Honoré. Chacun propose une seule image, très peu de mouvements, aucun intérêt. Du Grand N'importe Quoi. Faune(s) de Vaslav Nijinski / Dominique Brun, Sophie Perez / Xavier Boussiron, Christophe Honoré, Olivier Dubois Idée originale et interprétation : Olivier Dubois Vu à Avignon Festival In Commentaires
De Sophie, posté le 22.07.08 à 10:20
![]() Je n'ai pas vu le spectacle, donc je ne peux qu'attendre sa programmation en février à Pantin pour m'en faire une idée plus précise (qualité de mouvement, intertextualité - car il y en a forcément dans la mise ne scène de Sophie Pérez et Xavier Boussiron - etc.) Toutefois, on peut réctifier dès aujourd'hui cette petite erreur : Christophe Honoré a réalisé le film qui ouvre Faune(s), et c'est Sophie Perez accompagnée de Xavier Boussiron, puis Olivier Dubois lui-même qui signent les deux dernières versions. Ajouter un commentaire |
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