Jean Vilar à la barrePosté par Nedjma le 21.07.08 à 11:52 | tags : festival d'avignon
Ironie du sort, c’est lui-même qui, d’une certaine façon initiait le débat avec une réflexion s’interrogeant sur le devenir des festivals et, au-delà, de la culture. « Il s’agit de savoir si les festivals ont fait leur temps, ce qu’ils ont désormais dans le ventre. Que représentent-ils aux yeux du public. Tourisme ? Passe-temps ? Esthétisme des petits loisirs ? Perception des taxes municipales ? Accroissement des recettes des commerçants ? Le théâtre n’est utile que s’il secoue ses manies collectives, lutte contre ses scléroses, dit comme le père Ubu : Merdre ». C’était dans la revue Janus. En 1964… « Vilar, Béjart, le bazar », exposition à la Maison Jean Vilar, jusqu’au 26 juillet. Commentaires
De Konvalink, posté le 18.08.08 à 17:13
![]() Le passé on le raconte souvent pour le conformer au sens que l'on souhaite lui donner. C'est une période riche et complexe. Mais c'est curieux il y a des voix que l'on n'endtend pas souvent. Il y a pourtant des miettes de souvenir qui dérangent. Je lis le mot Kathangais. Je suis surpris. J'en avais vu au mois de mai, alors que je campais à la Sorbonne. Mais à Avignon, pas entendu parler. Par contre, dès l'exclusion du Living Theatre du festival j'ai bien assisté à des représailles. Une belle ratonnade. Des drôles de bandes qui chassaient en petit groupes. Chemises ouvertes, chaînes en or, la jeunesse bien propre méridionnale. Un grande partie de nuit le centre d'Avignon à connu sa petite nuit de cristal. Je croyais qu'il s'agissait de bandes d'extrême droite qui ratissaient, pour approvisionner en prisonniers les cars des gardes mobiles, le jeune gauchiste ou hippie ou tout ce qui représentait pour eux l'idéfinissable gueule de liberté. (Baba cool serait un anachronisme). J'ai appris par la suite qu'il s'agissait probablement de groupes rassemblés par le fils du maire d'Avignon... Socialiste. J'ai moi même subi cette violence. Alors que j'avançais vers le Palais des Papes, pour assister à la rencontre entre Julian Beck et Jean Villar (j'avais alors de la sympathie pour les deux) j'ai été saissi par quatre types pendant qu'un cinquième me défonçait la tête à coup de manche à balai. Grâce à l'intervention de deux piliers de Rugby Avignonnais indignés il ne me reste de cet incident que le nez tordu. Pendant ma fuite vers le petit lycée où la troupe du living theatre était ébergée j'ai assisté à de nombreuses scènes de violences dont je pourrais encore témoigner. Si on veut que la vérité soit partagée il est sain que les sources soient multiples et que certaines zones d'ombres ne soient pas évacuées et remplacés par des images mythiques qui font bien peur comme celle des Kathangais par exemple. Ajouter un commentaire |
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