Je ne connaissais pas Tony Harrison avant de voir V. à la Maison de la Poésie. Depuis j’ai appris que le Daily Mail en avait fait sa une en 1987 lorsque la chaîne Channel 4 l’avait diffusé. Le tabloïd le fustigeait comme étant le poème de langue anglaise qui comportait le plus de gros mots.
Texte paradoxal en ce qu’il intègre à une structure décasyllabique, donc classique, la réalité trash de l’Angleterre minière sous Tatcher. Chômeurs, skin, hooligans (ici synonymes ?) y rôdent sur fond de mines fermées et de mouvement ouvrier en déroute.
Claude Guerre l’a mis en scène dans une version musicale : le texte est scandé et chanté par Guillaume Durieux (qui a l’élégance destroy des rock-stars anglaise), accompagné à la guitare et au clavier par Jean-Baptiste Dary.
V. à la Maison de la Poésie (www), jusqu'au 22 novembre 2009.