Nature morte dans un fossé
Vendredi, 14h30, salle des fêtes Jean Vilar d’Argenteuil, les écoles sont de sortie. En attendant l’ouverture du nouveau centre culturel, Argenteuil offre à ses ados et aux compagnies de passage la joie d’une salle non identifiée, plus propice aux bals qu’aux spectacles. Les ados, habitués, se montrent dociles, attentifs même à ce que DRAO leur propose : une mise en scène collective d’un texte de Fausto Paravidino. Du bon boulot, propre, assez rythmé pour maintenir en éveil, assez attendu pour ne pas choquer. On se demande pourtant si la révolte, explicite, de l’auteur italien face au traitement réservé à ses concitoyens (les jeunes, en particulier) par les autorités transalpines, ne mériterait pas davantage d’inventivité. Paravadino part d’un fait divers pour parler d’un mal de société. Dans le spectacle, on identifie aisément la premier, mais le second risque de se noyer au profit d’un drame familial, regrettable certes, mais relativement réducteur. A voir en tournée en région parisienne (à Vélizy le 21 novembre, en janvier à Cergy).
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