On aime beaucoup Armando Llamas, auteur rare, disparu trop tôt, on aime son humour doux dingue et dynamitant, empreint d’une certaine mélancolie. "No way, Veronica ou nos gars ont la pêche" (sic) s’annonce comme une « comédie misogyne ». Sur une île subantarctique, un groupe de scientifiques observe, depuis une base météo, la vie des manchots : Stanley Baker, Richard Crenna, Peter Falk, William Holden ou encore Bob Hopkins, Jock Mahoney, James Mason, tous d’immenses acteurs américains, seront les hommes de la situation. Veronica Evans , une vamp nymphomane incarnée par Gina Lollobrigida, va tenter de pénétrer le huis clos masculin. Sur scène, une seule actrice donne de la voix pour faire vivre les voix d’une dizaine de personnages, tandis qu’un acteur livre les didascalies, façon voix off de bande annonce et un autre se charge des bruitages. Singulier non ? En tout cas, ça donne envie d’aller voir de plus près de quoi il en retourne… Jean Boillot signe la mise en scène.
Illus © Arthur Pequin
No way, Veronica du 4 au 20 décembre, Théâtre Romain Rolland de Villejuif.