Istanbul 2010 : le garage des arts (2) L'endroit est halluciné : pas de porte, l’architecture de ce qu’on devine être le sous-sol d’un parking collectif, aperçu de l’autre côté du bloc, des centaines de petites bougies parfumées, un minuscule gradin. Des bouteilles de verre transparentes, encapuchonnées de foulards rouges (qui rappellent la couleur du drapeau turc) tracent au sol des parcours aléatoires, comme ceux de ces populations perpétuellement en fuite, dont la langue et la présence par vagues régulières ont été interdites sur le territoire. Et pourtant, quand la litanie des cultures qui ont façonné la Turquie (kurde, arménienne, kopte, juive, etc) s’égrenne, faisant écho aux chants d’amour et de douleur, de séparation, on se dit qu’une telle richesse humaine ne peut se laisser perdre. Avec Ashura (illus.), c’est précisément cela que vise 5. Sokak Tiyatrosu (le Théâtre du 5e jour), issu d’Antalya et installé dans ce Garaj, au cœur de Beyoglu, avec l’espoir et la ferme intention d’en faire un centre d’art contemporain, et un plateau permanent pour les artistes chorégraphiques. La foi soulève les montagnes. Mustafa Avkiran et son équipe y arriveront certainement. En attendant, ils préparent leur prochaine création qui sera présentée dans le cadre du Festival international de théâtre et traitera des violences contre les femmes, encore trop répandues dans cette région du monde. Commentaires
De Théâtre afut istanbu, posté le 21.05.08 à 17:04
![]() Oui... la culture, l'europe et la francophonie... part le biais des arts et particulièrement du théâtre... Exemple du Théâtre Afut Istanbul. Cet atelier à géométrie variable se compose d’étudiants turcs francophones provenant de diverses Universités d’Istanbul : Boðaziçi Universitesi, Sabancý Universitesi, Galatasaray Universitesi. Alors... istanbul... en Europe??? Ajouter un commentaire |
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