C'est une partition difficile que cet "Apprentissage"-là. Ce récit d'un homme qui se réveille d'un long coma, à l'hôpital et tente de revenir au monde -avant de le quitter à nouveau?-. Son réapprentissage de la vie, des échanges, des gestes élémentaires tout autant que les va-et-vient incessants dans les couloirs de l'hôpital, les consultations, et la condescendance parfois abêtissante du personnel hospitalier. Cette partition nécessite une grande subtilité, un jeu sur le fil, qui ne sombre pas dans le pathos. Et Alain Macé excelle dans ce rôle. Il est seul en scène, sur un plateau nu à peine traversé d'un rideau blanc. Désenchantement, mélancolie et humour malgré tout, il sublime les mots de Jean-Luc Lagarce, auteur encore et encore adapté ces derniers temps -c'était le cinquantenaire de sa naissance- et avec plus ou moins de bonheur. Ici le bonheur, qui se conjugue à l'émotion, est total. Cela fait six mois que ça dure, et la pièce, face à son grand succès est prolongé jusqu'au 4 avril. On ne la rate pas... Illus dr
"L'apprentissage", mise en scène de Sylvain Maurice, aux Déchargeurs, jusqu'au 4 avril.
De Rob, posté le 06.01.09 à 15:04 
Si ça continue comme ça, bientôt Lagarce va être plus connu que Koltès.