« Pastorale ». Un opéra en quatre actes, et l’événement –controversé- du moment. En conviant des ex-postulantes starlettes et le chorégraphe-coach Kamel Ouali, ainsi que l’artiste contemporain Pierrick Sorin à la nouvelle création du haut lieu de l’art lyrique, le directeur du Châtelet, Jean-Luc Choplin, a frappé fort. Voilà donc, dans le rôle de Phillis, Hoda Sans (Star Ac’ promo 2004), dans celui de Diane, Raphaëlle Dess (Nouvelle Star promo 2007) qui partagent l’affiche avec des chanteurs classiques comme Judith Gauthier. Ouali lui, délaisse un temps les envolées égyptiennes de « Cléopâtre » pour un autre terrain. Enfin, Sorin signe la mise en scène.
Rencontre singulière entre l’opéra contemporain et la variétoche, en association avec le festival Agora et inspirée de « L’Astrée » d’Honoré d’Urfé, roman du XVIIe siècle. Pour Gérard Pesson, qui signe le livret, « Pastorale évoque « les expériences de loft ou d'île de la tentation, qui font du désir d'autarcie une sorte de fantasme de réenchantement du monde ». Mmhh… A lire dans sa note d’intention…
Au menu, festival de voix, écrans vidéo, interprètes en jeans baskets, chef d’orchestre sur une chaise d’arbitre, et la phrase « Prochainement Pastorale saison 2 » qui s’affiche en baisser de rideau.
Le spectacle a commencé voilà quelques jours, et se poursuit jusqu’à mercredi. Jusqu’ici, sans grande surprise, les puristes ont poussé des cris d’orfraie, les autres ont affiché une tiède indifférence. Véritable prise de risque artistique avec enjeux ou pure provoc ? L’avenir le dira…
« Pastorale », jusqu’au 24 juin, Théâtre du Châtelet.
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