Une femme seule devant une table sur laquelle est posée une pâte à pain. Est-elle prête à être pétrie ? (la pâte, je veux dire) elle enfonce un doigt, goûte : non. Le minuteur à nouveau et elle attend. Puis se met à parler. De l’autre, de son double, de celle qui l’aime et la hait, celle qui la tient prisonnière et dont elle ne peut se passer.
Pour donner corps à ces images mentales, Babette Masson, férue de théâtre d’objets, pétrit la pâte et donne naissance à des figures animales ou humaines, ou les deux à la fois.
L’enfer, selon Marion Aubert, l’auteur du texte, c’est la sclérose de la vie familiale, l’enfermement dans les tâches quotidiennes, que la comédienne exprime par sa présence et ses élucubrations verbales et gestuelles.
L'enfer de Marion aubert, avec Babette Masson, mise en scène Laurent Fraunié.
Jusqu'au 28 juillet à 20h30 à La Manufacture, 2 rue des Écoles, Avignon, 04 90 85 12 71.
Ill. © : Jef Rabillon