Tandis que d'autres s'exhibent à n'en plus finir sur tous les murs de la ville, celle-ci est toute discrète. On ne l'a croisée qu'une fois, par hasard. Elle était toute seule, loin des insolentes en couleur, pendue par un pauvre petit bout de ficelle à un bras de gouttière un peu déglingué. Elle semblait tellement délavée qu'il a fallu vérifier la date : non, il ne s'agit pas d'une rescapée de l'année dernière. Carmelle ou la déraison d'être se donne bien en 2009, au Théâtre des Halles, à 21h00.
Il se trouve qu'on a déjà vu le spectacle, et deux fois même. Et qu'on vous en a déjà parlé (une fois, deux fois). On a dit que c'était vraiment très bien (surtout la partie Carmelle), et on le redit maintenant. Voilà ce que c'est, Carmelle, de vouloir faire la modeste !