
Mais où donc ont-ils appris ça ? A Rosny ? Au CNAC ? Leurs CV mettent en avant ces formations académiques. Il y a longtemps pourtant que l’on a vu (si l’on en vit) des lanceurs de couteaux, de haches, de fléchettes et de pétards sortir de ces cursus. Eux s’en donnent à cœur joie, bousculant le public trop proche du tapis énorme où ira se poser le voltigeur ou de l’échafaudage enflammé où s’envolera l’acrobate. Les guitares et la fille hurlent comme des damnées, les garçons galopent, les spectateurs tentent de suivre.
C’est fou ce que ces
galapiats-là ont de Cirque Aligre. Il faut, en effet, remonter aux années 70 pour trouver cet esprit frondeur, casse-cou, cette énergie pure et communicative qui n’a pas peur de malmener le public. Ça change des mièvreries nombrilistes de certaines autres propositions. Vivre à 200 à l’heure et à 300% pourrait être leur devise. Et pour les Parisiens qui auront besoin d’une bonne dose d’adrénaline à la rentrée, c’est au Village de cirque de
2r2c qu’ils pourront retrouver cette équipe de choc, du 21 octobre au 1er novembre.
Ill : © Nelly Sabbagh