
Avec ses allures de cocker triste et son air de pas y toucher, Le
Stéphane Guillon, animal comique en voie de disparition, ne trompe plus personne. L'homme dezingue et flingue à tout va, avec un humour noir et brillant malgré des saillies inégales. C'est sur France Inter que ça se passe, chaque matin, du lundi au mercredi à 7h53, ça dure à peu près 5 minutes et ça marche du feu de Dieu. Les auditeurs adorent ou abhorrent, et le font savoir (courriers et mails). Quant aux personnalités invitées, elles subissent mais le plus souvent découvrent le forfait, après-coup.
C'est le cas de Nicolas Hulot, qui, qualifié d'éco-tartuffe, a publié une réponse cinglante dans le Journal du dimanche de la semaine dernière, de
Dominique Strauss-Kahn, traité à mots (dé)couverts de baiseur fou, ou de
Martine Aubry, considérée comme un pot à tabac.
Eric Besson,
Nicolas Sarkozy -proie de prédilection de Guillon-,
Jean Sarkozy, ou, plus douteux les victimes du crash aérien du vol France-Bréil... ont aussi fait les frais de la plume au vitriol de Guillon -revue et corrigée quand besoin par sa compagne...-. Quoi qu'il en soit, les cibles de Guillon sont aussi ceux qui lui font la meilleure pub, l'humoriste en convient et s'en sert même pour faire la promotion de son dernier spectacle.
Oui le microphage revient à la scène, à partir de janvier prochain, au Théâtre Dejazet.
Stéphane Guillon, Théâtre Dejazet, Paris, à partir du 12 janvier 2010.