C'est une de ces "institutions" qu'on aime. Mais pas classique, pas académique. Le cirque Romanès et son chapiteau, à implantation variable, mais bonheur toujours égal. Le fondateur du cirque Romanès, metteur en scène et poète, Alexandre, couche régulièrement ses souvenirs sur papier. Son troisième livre va paraître chez Gallimard. En attendant donc, on retrouve en piste les différentes générations de cette joyeuse tribu. Après "Rien dans les poches", voici "Paradis tzigane". Pas de gros moyens mais des bouts de ficelles magiques. Des étincelles et des coups d'éclats, un joyeux désordre organisé, une trentaine de numéros et une générosité débordante qui circule, entre artistes, entre artistes et spectateurs. Voici donc contorsionnistes et trapézistes, funambule et jongleuse, acrobates, musiciens, animaux... Enfin, un seul, une chèvre. Et puis toujours, Délia, madame Romanès, en maîtresse de cérémonie, chevelure folle, voix éraillée, sourire d'or.
Comme toujours, les Romanès invitent à un réveillon festif en leur compagnie, le 31 décembre prochain. Au milieu des bulles de champagne, fanfare, danse, et chants...
Illus Cirque Romanès.
Paradis tzigane, Cirque Romanès, jusqu'au 31 janvier, 42-44 Bd de Reims, Paris 17e.